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Olympiakos vs Maccabi Tel Aviv : Analyse Explosive du Duel Euroligue

À la mi-temps du choc Euroligue, Olympiakos mène Maccabi Tel Aviv de 13 points grâce à un Vezenkov incandescent. Maccabi résiste-t-il au retour ou le Pirée va-t-il enfoncer le clou ? La réponse dans notre analyse complète…

Le Pirée tremble ce soir du 20 janvier 2026. Les gradins du Peace and Friendship Stadium vibrent au rythme des affrontements européens les plus intenses. Olympiakos et Maccabi Tel Aviv s’affrontent dans un duel de la 23e journée d’Euroligue qui promettait déjà des étincelles avant même le coup d’envoi. À l’heure où ces lignes sont écrites, le score affiche un avantage net en faveur des Grecs, mais l’issue reste loin d’être pliée.

Ce match condense tout ce qui fait la beauté et la cruauté de la plus prestigieuse compétition de clubs du continent : des individualités exceptionnelles, des systèmes qui se répondent, des moments de grâce et des erreurs qui coûtent cher. Plongeons ensemble dans les coulisses de cette bataille en cours.

Un premier acte dominé par la précision grecque

Dès les premières possessions, Olympiakos a imposé un rythme élevé. Les joueurs grecs ont alterné intérieur et extérieur avec une fluidité impressionnante. La défense de zone press occasionnelle du Maccabi n’a pas suffi à perturber les circuits offensifs bien huilés des locaux.

Le premier quart-temps s’est conclu sur un écart déjà significatif. Les shooteurs grecs ont trouvé la mire à longue distance, obligeant les Israéliens à revoir leur stratégie défensive en urgence. Ce qui frappe d’emblée, c’est la complémentarité affichée par l’effectif olympiaque ce soir.

Sasha Vezenkov, le patron grec

Difficile de parler de ce match sans commencer par lui. Sasha Vezenkov évolue à un niveau stratosphérique depuis le coup d’envoi. Précis à mi-distance, redoutable à trois points, il enchaîne les paniers avec une sérénité déconcertante. Son pourcentage à trois points dépasse les 80% sur ce match, un chiffre rarissime à ce niveau de compétition.

Ce qui impressionne encore plus, c’est sa capacité à rester disponible même sous pression. Les prises à deux systématiques du Maccabi ne l’ont pas déstabilisé. Au contraire, il a souvent trouvé le coéquipier démarqué. Une maturité rare pour un joueur qui porte déjà tant de responsabilités.

« Quand Sasha est chaud comme ça, il faut juste lui donner le ballon et regarder. »

Un supporter grec dans les travées du stade

Ce soir, il incarne parfaitement cette mentalité de leader silencieux qui fait tant défaut à certaines équipes. Ses 23 points à la fin du troisième quart-temps ne sont pas seulement un chiffre : ils racontent une domination individuelle.

La résistance israélienne portée par Sorkin et Hoard

Face à cette avalanche grecque, le Maccabi n’a pas baissé les bras. Roman Sorkin, fidèle à lui-même, a multiplié les actions d’éclat dans la raquette. Ses 14 points et sa présence au rebond ont permis aux visiteurs de limiter la casse pendant de longues minutes.

À ses côtés, John Hoard a apporté une énergie précieuse. Ses courses sans ballon, ses écrans solides et ses finitions au cercle ont souvent redonné de l’élan à son équipe. Pourtant, malgré ces performances individuelles, l’écart n’a jamais vraiment pu être réduit de façon durable.

La différence se fait surtout sur les détails : les Grecs convertissent mieux leurs lancers-francs, commettent moins de pertes de balle et contrôlent mieux le tempo. Des aspects qui, à ce niveau, font souvent la différence entre une victoire confortable et une fin de match irrespirable.

Les apports précieux du banc grec

Si les stars portent l’équipe, les joueurs de rotation ont également répondu présent. Evan Fournier, revenu à un excellent niveau, a apporté du sang-froid et des tirs clutch. Ses deux paniers à trois points dans le troisième quart-temps ont fait très mal au moral israélien.

Tyler Dorsey, malgré un temps de jeu limité, a également pesé par son agressivité. Quant à Alec Peters et Tyrique Jones, ils ont apporté de la solidité sous le panier et des rebonds offensifs précieux. Cette profondeur de banc constitue l’une des grandes forces d’Olympiakos cette saison.

  • Profondeur d’effectif permettant de maintenir l’intensité 40 minutes
  • Rotation fluide entre shooteurs et joueurs d’intérieur
  • Capacité à exploiter chaque mismatch

Ces éléments expliquent en grande partie pourquoi l’écart reste aussi important alors que le match est encore loin d’être terminé.

Les défis tactiques qui attendent le Maccabi

Pour espérer renverser la tendance, les Israéliens devront impérativement régler plusieurs points cruciaux dans le money-time :

  1. Réduire drastiquement les pertes de balle (trop nombreuses ce soir)
  2. Être plus agressifs sur les shooteurs grecs extérieurs
  3. Créer plus de mismatches en isolation pour Sorkin et Hoard
  4. Contrôler le rebond défensif pour limiter les secondes chances

Le coach du Maccabi devra également trouver le bon équilibre entre zone et homme-à-homme. La zone a permis quelques possessions sans encaisser de points, mais elle a aussi laissé trop d’espace aux shooteurs grecs. Un retour au duel individuel plus agressif pourrait être la clé.

L’importance du contexte dans cette 23e journée

Nous sommes déjà à la 23e journée de cette saison d’Euroligue 2025-2026. Chaque match compte double désormais. Pour Olympiakos, cette rencontre à domicile représente une occasion en or de consolider sa place dans le top 4. Pour le Maccabi, en revanche, c’est un match couperet : une défaite ce soir compliquerait énormément la qualification directe pour les playoffs.

Dans ce contexte, la pression est immense des deux côtés. Les Grecs jouent libérés à domicile, tandis que les Israéliens portent le poids de devoir absolument ramener quelque chose du Pirée. Cette asymétrie psychologique explique aussi en partie la physionomie actuelle de la rencontre.

Les chiffres qui racontent l’histoire du match

Regardons de plus près les statistiques qui font la différence ce soir :

Équipe% aux tirs3pts %Rebonds offensifsPertes de ballePoints en transition
Olympiakos58%47%11918
Maccabi Tel Aviv49%33%71411

Ces chiffres sont éloquents. Olympiakos domine quasiment toutes les catégories importantes. Les 5 rebonds offensifs de plus se traduisent par une dizaine de points supplémentaires. Les 5 pertes de balle en moins permettent de limiter les points faciles en contre-attaque.

Enfin, l’écart au tir à trois points est particulièrement parlant. Olympiakos a converti presque la moitié de ses tentatives longues, alors que le Maccabi peine à dépasser les 30%. Dans le basket moderne, ces différences se payent cash.

Les duels à surveiller dans le money-time

Si le Maccabi veut revenir, certains face-à-face seront décisifs :

  • Vezenkov vs Sorkin : le duel des intérieurs scoreurs
  • Walkup vs Lundberg : la bataille des meneurs organisateurs
  • Fournier vs Blatt : l’expérience contre la jeunesse explosive
  • Milutinov vs Hoard : la lutte sous le panier

Le premier qui prend l’ascendant dans ces confrontations directes risque fort de faire basculer la rencontre de son côté. Chaque possession devient alors une finale.

L’impact du public grec

Impossible de parler de ce match sans évoquer l’ambiance électrique du Peace and Friendship Stadium. Les supporters grecs créent une véritable muraille sonore qui pèse sur les visiteurs. Chaque panier grec est célébré comme une victoire, chaque erreur du Maccabi est sanctionnée par un grondement sourd.

Cet avantage psychologique n’est pas quantifiable, mais il existe bel et bien. Les joueurs israéliens le ressentent à chaque possession : le moindre stop défensif est ovationné comme un panier à trois points. Cette ferveur constitue une arme supplémentaire dans l’arsenal d’Olympiakos.

Perspectives pour la fin de match

À l’entame du dernier quart-temps, l’écart reste conséquent. Pourtant, dans cette Euroligue 2026, rien n’est jamais acquis. Le Maccabi possède des individualités capables de renverser un match en quelques minutes. Un run de 10-0 en début de période pourrait tout changer.

Pour Olympiakos, l’objectif est clair : garder le contrôle du tempo, continuer à faire circuler le ballon et ne pas tomber dans le jeu rapide que souhaite imposer le Maccabi. Si les Grecs restent disciplinés, ils devraient pouvoir gérer leur avance jusqu’au buzzer final.

Mais le basket est un sport imprévisible. Une série de paniers primés israéliens, une expulsion, un arbitrage contestable… tout peut encore arriver dans les dix dernières minutes. C’est précisément cette incertitude qui rend ces soirées européennes si magiques.

Quoi qu’il arrive ce soir, ce match restera comme l’une des grandes affiches de cette saison. Entre la domination grecque et la résilience israélienne, les passionnés de basket ont été servis. Et le meilleur reste peut-être encore à venir.

Restez connectés pour le dénouement de cette rencontre qui tient toutes ses promesses.

Ce qu’il faut retenir à ce stade du match

Dominant dans presque tous les secteurs
Vezenkov inarrêtable ce soir
Maccabi toujours dangereux malgré l’écart
Public grec qui fait la différence

Maintenant, place au terrain. Les dix dernières minutes s’annoncent brûlantes.

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