Imaginez un mois entier où votre temps ne s’évapore plus dans des flux infinis de contenus. Où chaque notification disparaît, laissant place à des moments plus riches : une promenade sans but, une conversation profonde, ou simplement le plaisir de ne rien faire. C’est précisément ce que propose OFF February, un défi inédit lancé en ce début d’année 2026.
Après le célèbre Dry January qui invite à stopper l’alcool en janvier, voici venue une nouvelle initiative qui cible une autre habitude omniprésente : l’usage compulsif des réseaux sociaux. Ce mouvement international cherche non pas à juger, mais à inviter chacun à redécouvrir les bienfaits d’une pause collective.
OFF February : une célébration du temps retrouvé
Le concept est simple et puissant à la fois. Pendant tout le mois de février, les participants sont encouragés à supprimer les applications de réseaux sociaux de leur téléphone portable. Pas de suppression définitive de compte, pas d’interdiction totale : juste une déconnexion ciblée sur mobile pour libérer du temps précieux.
Cette première édition se déroule simultanément dans plusieurs pays : France, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis. L’objectif affiché est clair : transformer ces heures perdues en moments plus nourrissants pour le corps et l’esprit. L’initiative met l’accent sur la positivité, loin de toute forme de stigmatisation.
Plus de 54 heures par mois : le constat alarmant
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En moyenne, les Français consacrent plus de 54 heures chaque mois à faire défiler des contenus sur leurs écrans. Ce temps passé à scroller représente une perte considérable, surtout quand on sait que presque toute autre activité favorise davantage le bien-être.
Que ce soit le sport, les échanges avec les proches, la cuisine, la lecture ou même le simple repos, ces alternatives apportent plus de satisfaction et contribuent à un équilibre psychologique plus sain. Le défi OFF February part de ce constat pour proposer une expérience concrète.
En reprenant le contrôle sur son attention, chacun peut expérimenter ce que signifie réellement disposer de temps supplémentaire. Ces 54 heures cumulées sur un mois ouvrent la porte à des projets personnels, à plus de sommeil réparateur ou à des interactions authentiques.
Un initiateur engagé pour un numérique au service de l’humain
Derrière cette campagne se trouve un ancien entrepreneur franco-espagnol, diplômé de grandes institutions comme Sciences Po Paris et Cambridge. Ayant créé des plateformes innovantes dans le passé, il milite aujourd’hui pour remettre le numérique à sa juste place : au service de l’humain, et non l’inverse.
Il insiste sur le fait que OFF February ne vise pas à rejeter la technologie, mais à repenser notre relation avec elle. Le mouvement OFF, qu’il a fondé en 2024, porte un manifeste signé par plus de 300 personnalités issues de la santé, des sciences, de la culture et de l’éducation.
« Toutes les activités qui ont été cannibalisées par les réseaux, l’activité physique, la sociabilité, tous ces petits moments du quotidien qu’on passe à cuisiner, se promener, dormir ou ne rien faire… sont plus favorables au bien-être »
Cette citation illustre parfaitement l’esprit du défi : redonner la priorité aux expériences réelles qui nourrissent véritablement l’être humain.
Un cadre collectif et solidaire sur le modèle du Dry January
Comme pour le mois sans alcool, OFF February crée un environnement encourageant. Les participants se soutiennent mutuellement, partagent leurs ressentis et célèbrent ensemble les petites victoires quotidiennes. Ce soutien collectif rend l’expérience plus accessible et motivante.
Il ne s’agit pas d’une obligation stricte, mais d’une invitation ouverte. Chacun adapte le défi à sa situation : pour ceux qui utilisent les réseaux pour le travail, l’accès depuis un ordinateur reste possible. L’important reste de briser l’habitude automatique du scroll sur mobile.
Ce format de 28 jours permet de tester une nouvelle routine sans engagement permanent. Beaucoup découvrent ainsi qu’ils peuvent vivre pleinement sans vérification compulsive de leur téléphone.
Les effets délétères de l’hyperconnexion mis en lumière
De nombreuses études scientifiques pointent les impacts négatifs des réseaux sociaux, surtout chez les adolescents. L’agence de sécurité sanitaire française a récemment analysé un millier d’études et alerte sur les conséquences pour la santé mentale : troubles du sommeil, baisse de concentration, diminution des interactions sociales réelles.
Ces constats renforcent l’urgence d’actions comme OFF February. En réduisant le temps d’écran récréatif, on protège son attention, son repos et ses relations humaines. Le défi devient alors un outil pratique pour contrer ces effets néfastes.
Les organisateurs rappellent que l’hyperconnexion vole non seulement du temps, mais aussi de la qualité de vie. Reprendre le contrôle sur son attention permet de retrouver un équilibre souvent perdu dans le flux incessant d’informations.
Initiatives concrètes et événements marquants
Pour rendre le défi vivant, plusieurs actions sont organisées. À Madrid, des participants déguisés en zombies, scotchés à leur portable, ont déambulé dans les rues pour sensibiliser le public de manière originale et visuelle.
En France, un événement symbolique aura lieu à Marseille le 7 février : la « Walk instead of Scroll ». Cette marche de 5,04 kilomètres représente le cumul mensuel des 180 mètres parcourus en moyenne chaque jour par les pouces sur les écrans. Une façon ludique de matérialiser le temps perdu et de le transformer en mouvement réel.
Ces initiatives montrent que OFF February ne se limite pas à une déconnexion passive. Il s’agit d’une célébration active du monde hors ligne, avec des propositions concrètes pour remplacer le scroll par des expériences enrichissantes.
Un contexte législatif et sociétal propice
Le lancement de ce défi intervient à un moment où plusieurs pays réfléchissent à des mesures protectrices. En France, des textes de loi préparent une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, à l’image de l’Australie qui a fixé la limite à 16 ans.
Au Royaume-Uni, une décision récente de la chambre des Lords a voté un amendement visant à interdire l’accès aux moins de 16 ans. Ces évolutions législatives soulignent une prise de conscience collective des risques liés à l’exposition précoce aux réseaux sociaux.
OFF February s’inscrit dans cette dynamique sans attendre les lois. Il propose une action individuelle et collective immédiate, complémentaire aux régulations en cours.
Partenaires et soutien international
Le mouvement OFF bénéficie du soutien de nombreuses structures. En France, on retrouve le Centre National du Livre, le Collectif Surexposition Écrans, l’association Lève les Yeux ou encore le collectif d’enseignants Éducation numérique raisonnée.
À l’international, des partenaires existent au Royaume-Uni, en Espagne, en Suisse, en Pologne, au Kenya et en Australie. Cette dimension mondiale renforce l’idée d’un enjeu partagé par de nombreuses sociétés.
Le financement personnel de l’initiateur permet de garder l’initiative indépendante et focalisée sur son message principal : replacer l’humain au centre.
Repenser l’école et la santé mentale des jeunes
Le fondateur observe des corrélations troublantes entre l’essor des écrans et la hausse des problèmes de santé mentale chez les jeunes, ainsi que la baisse des performances scolaires dans de nombreux pays.
Il plaide pour que l’école reste un espace préservé, centré sur les relations humaines directes. Certains pays commencent à revenir en arrière : en Suède, après une forte poussée du numérique à l’école depuis 2017, une enquête vise à limiter les impacts négatifs des écrans sur la concentration et les résultats scolaires.
Ces exemples montrent que la prise de conscience progresse. OFF February contribue à ce mouvement en encourageant une réflexion personnelle qui peut inspirer des changements plus larges.
Pourquoi tenter l’expérience en février 2026 ?
Ce défi arrive à point nommé. Après les résolutions de début d’année, février offre une opportunité idéale pour prolonger l’élan positif. 28 jours suffisent souvent pour installer de nouvelles habitudes et ressentir les bénéfices.
De nombreux participants rapportent déjà une meilleure qualité de sommeil, une attention accrue, plus d’énergie et des relations plus riches. Même ceux qui ne vont pas jusqu’au bout découvrent souvent qu’ils peuvent réduire leur usage sans frustration majeure.
OFF February n’impose rien : il invite simplement à essayer. Et si l’expérience se révélait libératrice ? Et si ces heures retrouvées changeaient réellement la donne dans votre quotidien ?
Le mouvement rappelle que la technologie doit rester un outil, pas un maître. En février 2026, des milliers de personnes à travers le monde choisissent de tester cette idée. Pourquoi pas vous ?
Ce défi ouvre une porte vers plus de liberté intérieure. Il célèbre non pas l’abstinence pour elle-même, mais les richesses que l’on redécouvre quand on lève enfin les yeux de l’écran. Un mois pour respirer différemment, pour vivre plus pleinement.
Alors que le monde numérique continue d’évoluer à grande vitesse, des initiatives comme OFF February nous rappellent l’importance de garder le contrôle. De choisir consciemment comment nous occupons notre temps précieux.
En participant, chacun contribue à une réflexion collective sur notre rapport aux technologies. Une réflexion nécessaire pour les générations actuelles et futures. Février 2026 pourrait bien marquer le début d’un changement durable.
Et vous, prêt à tenter l’aventure ? À transformer ces 54 heures en moments qui comptent vraiment ? Le défi est lancé, la balle est dans votre camp.









