Sport

Nando De Colo Relance sa Carrière à Fenerbahçe

À 38 ans, Nando De Colo choisit de quitter l’Asvel en pleine saison pour rejoindre le champion d’Europe Fenerbahçe. Passion intacte, quête d’un troisième titre… mais jusqu’où ira-t-il encore ? Il se confie sans filtre.

Imaginez un joueur qui, à l’aube de ses 39 ans, décide de tout quitter pour relever un ultime défi au sommet du basket européen. Ce joueur existe. Il s’appelle Nando De Colo et son choix récent a secoué le paysage de l’Euroligue. Après trois ans et demi passés à l’Asvel, il a pris la direction d’Istanbul pour enfiler à nouveau le maillot de Fenerbahçe, club champion d’Europe en titre. Une décision qui intrigue autant qu’elle inspire.

Un retour aux sources pour écrire une nouvelle page

Revenir dans un club que l’on a déjà connu n’est jamais anodin. Pour Nando, ce n’est pas un simple come-back. C’est une opportunité unique de défendre un titre continental avec une équipe taillée pour la victoire. Trois ans et demi après son départ, l’accueil a été plus que chaleureux. Les supporters turcs n’ont pas oublié ses qualités et l’ont immédiatement adopté à nouveau.

En seulement quelques jours sur place, il raconte avoir été sollicité pour des photos plus souvent qu’en quatre années complètes à Lyon. Ce contraste illustre parfaitement la différence de ferveur entre les deux environnements. Mais au-delà de l’aspect populaire, c’est surtout sur le terrain que ce retour prend tout son sens.

Les raisons profondes d’un départ en cours de saison

Quitter une équipe en milieu de saison n’est jamais une décision légère, surtout quand on occupe un rôle majeur. Nando était le deuxième meilleur marqueur et le meilleur passeur de l’Asvel en Euroligue cette année. Alors pourquoi partir maintenant ?

Il explique avoir reçu des marques d’intérêt dès le mois de novembre, notamment de la part d’un grand club grec. À ce moment-là, il n’était pas dans l’idée de bouger. Puis Fenerbahçe est entré dans la danse juste avant les fêtes. Des contacts quotidiens, un projet clair, un coach qui le voulait spécifiquement. Tout s’est accéléré en quelques jours.

« Je n’aime pas rester dans mon confort de basketteur, j’aime aller plus loin. Défendre le titre de Fenerbahçe est un beau challenge. »

Cette phrase résume parfaitement sa mentalité. À un âge où beaucoup auraient choisi la facilité, lui préfère la difficulté d’un projet ambitieux. Il a même consenti des efforts financiers pour que l’opération soit possible des deux côtés. Un geste qui montre à quel point il tenait à ce transfert.

Un challenge sportif avant tout

Rejoindre le champion d’Europe en titre n’est pas anodin. Fenerbahçe joue les premiers rôles chaque année et possède un effectif très complet. Le coach lituanien a été clair : il avait besoin d’un joueur expérimenté capable de créer, de scorer et d’apporter de la sérénité dans les moments chauds. Nando coche toutes ces cases.

Il avoue avoir discuté longuement avec le staff technique pour s’assurer que sa venue correspondait vraiment à un besoin. Cette transparence a fini de le convaincre. Il ne voulait pas arriver comme une pièce rapportée, mais bien comme un élément central du projet.

Pour lui, l’objectif est limpide : tout faire pour conserver le trophée continental. À 38 ans, il sait que le temps joue contre lui. Chaque match devient précieux, chaque titre potentiel encore plus symbolique.

Retour sur une expérience villeurbannaise contrastée

Arrivé avec de très grandes ambitions il y a quatre ans, le projet Asvel n’a jamais vraiment décollé au niveau européen. Malgré des investissements importants et des discours ambitieux, les résultats n’ont pas suivi. Changements de coachs à répétition, renouvellements d’effectif constants, manque de continuité… Nando dresse un constat lucide mais sans amertume.

« Quand on veut atteindre des objectifs, on ne peut pas se permettre de repartir de zéro à chaque fois. »

Il souligne le travail colossal réalisé par le staff actuel dans un contexte compliqué. Il n’a jamais baissé les bras, arrivant très tôt aux entraînements, continuant à performer malgré les difficultés collectives. Mais il reconnaît que la stabilité manque cruellement pour espérer rivaliser avec les cadors européens.

Cette réflexion a forcément pesé dans sa décision finale. À ce stade de sa carrière, il ne souhaite plus reconstruire patiemment. Il veut gagner maintenant.

Quel avenir après cette ultime parenthèse ?

Engagé jusqu’en juin avec Fenerbahçe, Nando reste volontairement flou sur la suite. Il répète qu’il est toujours animé par la même passion, le même plaisir à fouler les parquets. Mais il sait aussi que l’échéance approche.

« Un jour, il faudra raccrocher, alors ce sera pour cette saison ? La suivante ? » demande-t-il avec un sourire. Cette incertitude fait partie du charme. Il n’exclut rien, même s’il sent que la fin se rapproche doucement.

Concernant l’après-carrière, il reste très attaché au terrain. Il entraîne déjà les équipes de ses filles et se voit bien continuer dans cet univers. Il évoque un possible retour en Espagne, pays de son épouse, mais rien n’est figé. Une chose est sûre : le basket restera au centre de sa vie.

Un message fort pour l’Asvel et ses supporters

Malgré son départ, Nando garde une réelle affection pour le club rhodanien et son staff. Il souhaite sincèrement que l’équipe parvienne à décrocher un trophée cette saison. Il croit encore en leurs chances en Coupe de France ou en Leaders Cup.

« Je croise les doigts pour les joueurs et pour Pierric et son staff. Si je dois donner un trophée à un coach, je le lui donne. Il est au début de sa carrière et a de belles choses devant lui. »

Ces mots montrent un homme reconnaissant, conscient du travail abattu dans la difficulté. Il n’a pas oublié les moments partagés, les efforts consentis ensemble. Ce départ n’est pas une rupture, mais une nouvelle étape pour lui.

Ce que ce transfert dit du basket européen actuel

Le cas De Colo illustre plusieurs réalités du très haut niveau. D’abord, l’importance de la continuité. Les équipes qui gagnent sur la durée sont celles qui gardent un noyau stable plusieurs saisons. Ensuite, la valeur des vétérans performants reste immense quand ils gardent la faim. Enfin, la passion peut transcender l’âge.

À une époque où beaucoup de joueurs raccrochent tôt, lui continue d’écrire son histoire. Deux titres d’Euroligue, un titre de MVP, des milliers de points marqués… et toujours cette envie intacte. Rare sont les sportifs qui maintiennent un tel niveau d’exigence aussi longtemps.

Un symbole pour la nouvelle génération

Pour les jeunes basketteurs français, Nando reste une référence. Professionnalisme exemplaire, travail acharné, capacité à se remettre en question, envie de toujours progresser… Autant de qualités qu’il continue d’incarner à 38 ans. Son retour à Fenerbahçe montre qu’il est encore possible de briller au plus haut niveau même en fin de carrière.

Il prouve surtout que la passion ne connaît pas d’âge. Tant que le corps suit et que le cœur bat pour le jeu, la retraite peut attendre. Et quand on voit l’intensité qu’il met encore dans chaque possession, on comprend pourquoi il refuse de s’arrêter maintenant.

Les prochains mois s’annoncent passionnants. Fenerbahçe visera le doublé, Nando chassera un troisième sacre personnel. Une belle histoire qui pourrait encore s’enrichir dans les semaines à venir. Le basket européen adore ce genre de récits.

Et vous, que pensez-vous de cette décision ? Un ultime pari gagnant ou une prise de risque ? Une chose est sûre : Nando De Colo n’a pas fini de nous faire vibrer.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.