Face à l’ampleur des dégâts causés par le passage dévastateur du cyclone Chido sur l’île de Mayotte, le gouvernement se mobilise. François Bayrou, premier ministre, a annoncé ce 20 décembre une première série de mesures économiques et fiscales pour soutenir ce département d’outre-mer meurtri. Un élan de solidarité national pour aider Mayotte à se relever.
Des dispositifs exceptionnels pour répondre à l’urgence
Pour faire face à cette situation de crise, l’exécutif déploie des moyens d’urgence. Parmi les principales mesures :
Activité partielle avec procédure allégée
Le chômage partiel sera mis en place avec une procédure assouplie et accélérée. Les demandes des employeurs seront traitées en quelques jours seulement et les allocations rapidement versées pour préserver l’emploi et soulager la trésorerie des entreprises.
Suspension du recouvrement des cotisations sociales
Pour alléger les charges pesant sur les entreprises, auto-entrepreneurs et indépendants mahorais, la collecte des cotisations et contributions sociales sera gelée jusqu’à nouvel ordre. Un répit bienvenu pour les acteurs économiques en difficulté.
Report et remise gracieuse d’impôts
Sur le plan fiscal, les échéances seront reportées pour les entreprises comme les particuliers. Les majorations et pénalités de retard pourront faire l’objet de remises, le temps pour chacun de faire face aux priorités du moment.
Aides d’urgence pour les indépendants
Les travailleurs indépendants, très touchés par les conséquences du cyclone, bénéficieront d’aides spécifiques. Des fonds seront débloqués pour les accompagner et les aider à préserver leur activité durant cette période difficile.
D’autres mesures viendront accompagner dans les prochains jours ces premiers dispositifs d’urgence.
François Bayrou, Premier ministre
Un numéro dédié pour les chefs d’entreprise
Pour faciliter les démarches et répondre aux interrogations, une ligne téléphonique spéciale sera activée dans les prochains jours à destination des dirigeants. L’État entend ainsi se tenir au plus près du tissu économique sinistré pour apporter son soutien.
Les acteurs économiques soulagés mais vigilants
Si ces annonces sont accueillies favorablement par les entreprises et travailleurs indépendants, beaucoup restent prudents. Les principales organisations patronales, Medef, CPME et U2P en tête, saluent ces premières mesures tout en appelant le gouvernement à aller plus loin.
La suppression des charges, un fonds de solidarité, le paiement des salaires ou encore la prise en charge des loyers figurent parmi les demandes relayées pour soutenir le tissu économique local et éviter les défaillances d’entreprises. Le chemin sera long pour effacer les stigmates de Chido.
Reconstruction et ambitions pour l’avenir
Au-delà de l’urgence, l’État devra rapidement préciser son plan pour la reconstruction de Mayotte. Les dégâts matériels sont considérables et il faudra du temps pour que l’activité retrouve son cours normal.
Mais cette catastrophe est aussi l’occasion de repenser le modèle de développement de cette île de l’océan Indien, de la doter d’infrastructures plus solides et résilientes, mieux adaptées aux aléas climatiques. Pour faire de ce drame une opportunité de relancer l’économie mahoraise sur des bases plus durables.
La solidarité nationale doit jouer à plein pour accompagner Mayotte. Nous serons au rendez-vous.
Bruno Le Maire, ministre de l’Économie
Il faudra aussi veiller à la bonne mise en œuvre de ces dispositifs de soutien, pour qu’ils profitent rapidement et efficacement à ceux qui en ont le plus besoin. L’État devra faire preuve de réactivité et d’agilité pour adapter son action à la situation du terrain.
L’avenir de Mayotte se jouera dans les prochaines semaines et les prochains mois. La mobilisation de tous les acteurs, publics comme privés, locaux comme nationaux, sera essentielle pour surmonter cette épreuve et préparer des jours meilleurs. La solidarité et l’unité seront les maîtres-mots de ce combat.