Que reste-t-il vraiment d’une belle histoire d’amour lorsque les caméras s’éteignent et que la vie reprend ses droits ? Pour certains couples révélés par la télévision, le conte de fées s’arrête brutalement, laissant place à des choix difficiles et des reconstructions parfois douloureuses. C’est précisément le chemin que traverse aujourd’hui Matthieu, l’un des visages les plus marquants de la saison 5 de Mariés au premier regard.
Après plusieurs années de vie commune, deux enfants et une visibilité médiatique importante, l’ancien cordiste a pris la décision lourde de tourner la page. Et pour marquer ce nouveau chapitre, il a choisi de changer radicalement de décor. Mais loin des intérieurs design et lumineux que l’on pourrait imaginer, son nouveau quotidien se déroule dans une maison qui, selon ses propres mots, est très loin d’être celle de ses rêves.
Un nouveau départ dans une maison qui ne fait pas rêver
Fin janvier 2026, Matthieu a décidé d’ouvrir les portes de son nouveau logement à sa communauté. Les images qu’il partage ne cherchent pas à embellir la réalité. Au contraire, il se montre d’une honnêteté désarmante : « Ce n’est clairement pas la maison de mes rêves, c’est de la location. » Une phrase simple, mais qui dit beaucoup sur l’état d’esprit dans lequel il se trouve actuellement.
Exit la grande maison familiale dans laquelle il a construit une partie de sa vie avec Laure et leurs deux petites filles. Aujourd’hui, le trentenaire vit dans un espace plus modeste, pensé avant tout pour répondre à ses besoins immédiats : un lieu où poser ses valises, élever ses enfants une semaine sur deux et tenter de retrouver un semblant de sérénité.
Des problèmes visibles dès les premiers instants
En faisant visiter les lieux à ses abonnés, Matthieu n’a rien caché des défauts du logement. L’un des points les plus problématiques concerne une pièce particulièrement touchée par l’humidité. Des traces noires de moisissure sont visibles sur les murs, signe que le bâtiment a subi des infiltrations pendant longtemps. Un détail qui inquiète forcément quand on a de jeunes enfants.
Malgré ce constat peu flatteur, l’ancien candidat refuse de baisser les bras. Il prévoit déjà un chantier conséquent : enduit, peinture, traitement anti-humidité… Autant de travaux qui demandent du temps, de l’énergie et un budget non négligeable, surtout quand on sait que la maison est louée et non possédée.
Mais pour Matthieu, l’enjeu est ailleurs : réussir à transformer cet espace en un véritable cocon pour lui et ses filles. « Je vais quand même refaire de l’enduit, de la peinture et de la déco pour qu’on se sente bien », explique-t-il avec une détermination qui force le respect.
Pourquoi quitter la maison familiale ?
Ce déménagement n’est pas un caprice. Il répond à une logique financière et émotionnelle très concrète. Comme beaucoup de couples séparés qui se partagent la garde, Matthieu et Laure ont dû repenser entièrement leur manière de vivre au quotidien.
Une grande maison familiale, même si elle a été le théâtre de beaux moments, devient rapidement un poids quand un seul adulte y vit la moitié du temps. Les charges, l’entretien, le chauffage… tout cela représente un coût important pour un foyer qui n’est occupé qu’une semaine sur deux.
Laure avait déjà pris la même décision quelques mois plus tôt, expliquant qu’elle préférait opter pour un logement plus petit et plus adapté à sa nouvelle réalité. Matthieu a suivi le même raisonnement, préférant la simplicité à la surface.
« Je vais me prendre quelque chose de beaucoup plus petit. Parce qu’au final, j’ai les filles qu’une semaine sur deux et que la maison me coûte quand même assez cher. »
Ces mots, prononcés par Laure à l’époque, pourraient tout aussi bien sortir de la bouche de Matthieu aujourd’hui. La réalité économique post-séparation frappe de plein fouet, même les couples qui semblaient installés.
Une rupture marquée par des tensions persistantes
Si le déménagement symbolise un désir de reconstruction, il intervient dans un contexte où les relations entre les deux ex-conjoints restent compliquées. Depuis l’annonce officielle de leur séparation en juin 2025, les échanges publics ont souvent été tendus, notamment autour de la question de l’exposition des enfants sur les réseaux sociaux.
Matthieu a clairement exprimé son malaise face à la présence régulière de leurs filles sur le compte Instagram de Laure. « Je trouve qu’on les utilise un peu pour des raisons qui ne sont pas très saines », avait-il confié, provoquant une vive réaction de la jeune femme qui regrettait l’absence de discussion préalable sur le sujet.
Cette divergence de point de vue sur la place des enfants dans la sphère publique cristallise sans doute une partie des incompréhensions qui ont mené à la rupture. Quatre ans après leur mariage télévisé, les deux personnalités n’ont plus la même vision de ce que doit être une vie familiale à l’ère des réseaux sociaux.
Retour sur une belle histoire qui n’a pas tenu
Pour comprendre le chemin parcouru, il faut remonter à mars 2021. C’est à cette période que les Français découvraient Matthieu et Laure dans la saison 5 de Mariés au premier regard. Avec un taux de compatibilité annoncé à 79 %, les experts semblaient confiants.
Très rapidement, la magie a opéré devant les caméras. Les regards complices, les fous rires, les promesses… tout laissait penser que ce couple-là avait une vraie chance de durer. Après l’émission, ils ont concrétisé leur union et accueilli deux petites filles.
Pendant plusieurs années, ils ont partagé des moments de bonheur, des voyages, des projets. Leur compte Instagram commun attirait des centaines de milliers de personnes curieuses de suivre leur quotidien. Jusqu’à ce que, progressivement, les fissures apparaissent.
Une séparation annoncée avec beaucoup d’émotion
En juin 2025, le couperet tombe. Laure publie un long message poignant dans lequel elle évoque les « incohérences », les « déséquilibres » et les « blessures » accumulées au fil du temps. « Aujourd’hui encore, je suis debout, mais le cœur en miettes », écrivait-elle.
Quelques heures plus tard, Matthieu prenait à son tour la parole, le cœur visiblement lourd : « On prend malheureusement 2 chemins différents et c’est le cœur lourd que j’écris ces quelques lignes. »
Les deux messages, lus par des centaines de milliers de personnes, ont marqué les esprits par leur sincérité et leur absence totale de mise en scène. Pas de guerre ouverte, mais une immense tristesse partagée.
La difficile gestion de la visibilité médiatique après la rupture
Ce qui complique encore davantage la situation, c’est le statut semi-public du couple. Pendant des années, ils ont partagé leur intimité avec une communauté fidèle. Une fois séparés, chacun a dû redéfinir les contours de ce qu’il souhaitait montrer ou cacher.
Laure a continué à documenter une partie de son quotidien, tandis que Matthieu a choisi une approche plus discrète, surtout lorsqu’il s’agit de ses filles. Cette différence de choix a généré plusieurs vagues de commentaires et de jugements de la part des internautes, rajoutant une couche de pression supplémentaire.
Transformer une maison bancale en foyer chaleureux
Revenons à la maison. Malgré ses défauts évidents, Matthieu semble déterminé à en faire un lieu de vie agréable. Il évoque déjà des idées de décoration cocooning, des couleurs douces, des petits aménagements qui feront la différence pour ses filles.
Ce projet de rénovation personnelle devient presque thérapeutique. À chaque coup de rouleau, à chaque couche de peinture, c’est un peu de l’ancien qui s’efface pour laisser place au nouveau. Une manière concrète de se réapproprier son espace et son avenir.
Beaucoup de parents séparés reconnaîtront cette démarche : transformer un lieu qui n’était pas fait pour soi en un vrai refuge pour les enfants. C’est un travail long, parfois épuisant, mais souvent salvateur.
Les défis concrets d’une vie post-divorce avec enfants
Vivre une séparation quand des enfants sont impliqués change radicalement la donne. Il ne s’agit plus seulement de panser ses propres blessures, mais aussi de préserver au maximum l’équilibre des plus petits.
Entre la garde alternée, les ajustements d’emploi du temps, les nouvelles routines et les questions financières, le quotidien devient un véritable défi logistique. Changer de maison n’est qu’une étape parmi d’autres dans ce processus complexe.
Matthieu semble conscient de cette responsabilité. En acceptant de montrer les imperfections de son nouveau logement, il livre aussi, indirectement, une tranche de vie authentique sur ce que signifie reconstruire après un échec amoureux médiatisé.
Et demain ?
Pour l’instant, Matthieu avance pas à pas. Les travaux, les enfants, la coparentalité, la gestion de sa visibilité… tout cela occupe déjà beaucoup d’espace mental. Mais derrière les murs humides et les pots de peinture, on sent poindre une forme d’espoir.
Celui de construire, cette fois, quelque chose qui lui ressemble vraiment. Pas forcément parfait, pas forcément digne d’un magazine de décoration, mais sincère et adapté à la vie qu’il souhaite offrir à ses filles et à lui-même.
Dans quelques mois, lorsque les murs auront été traités, repeints et décorés, peut-être que cette maison modeste deviendra, contre toute attente, le point de départ d’une nouvelle page plus apaisée.
Une chose est sûre : Matthieu n’a pas attendu que tout soit parfait pour commencer à avancer. Et c’est peut-être là la plus belle leçon de cette histoire.
La vie, finalement, ne ressemble jamais vraiment aux rêves que l’on se fait. Mais elle offre parfois la possibilité de transformer même les logements les plus bancals en vrais foyers. À condition d’y mettre du cœur, du temps… et beaucoup de peinture.









