Imaginez un chroniqueur star d’une émission populaire, habitué aux plateaux survoltés et aux débats enflammés, qui disparaît du jour au lendemain sans préavis. C’est exactement ce qui arrive actuellement à Matthieu Delormeau, l’un des visages les plus reconnaissables de Tout beau tout neuf sur W9. Depuis plusieurs jours, son absence intrigue les téléspectateurs et alimente les conversations sur les réseaux sociaux. Que s’est-il passé pour que cet habitué des directs choisisse de se mettre en retrait aussi longtemps ?
Une absence qui pose question
L’annonce officielle est tombée le 4 février 2026 en plein direct. L’équipe de l’émission a confirmé que Matthieu Delormeau ne réintégrerait pas le plateau avant le 12 février au plus tôt. Une semaine entière sans sa présence habituelle, cela représente une éternité dans le rythme effréné des émissions quotidiennes. Derrière cette décision se cache une affaire judiciaire qui secoue le chroniqueur depuis le début de l’année.
Les faits remontent au 7 janvier dernier. Ce jour-là, l’animateur se rend dans un commissariat parisien avec l’intention de déposer plainte. Selon les premiers éléments, il souhaitait signaler une queue de poisson sur la voie publique accompagnée de harcèlement téléphonique. Ce qui devait être une démarche administrative classique a rapidement dégénéré.
Le déroulement présumé de l’incident
Arrivé sur place, Matthieu Delormeau explique sa situation aux fonctionnaires de police. Ces derniers estiment que les faits décrits ne constituent pas une menace de mort suffisamment caractérisée pour une prise en charge immédiate. Ils invitent alors le plaignant à passer par la procédure classique : s’enregistrer à l’accueil puis être reçu par un officier de police judiciaire.
C’est à cet instant que la tension monte d’un cran. Selon plusieurs témoignages concordants, l’homme de 51 ans aurait perdu patience face à ce qu’il percevait comme un refus d’écoute. Des mots très durs auraient alors été prononcés à l’encontre des policiers présents. Des insultes qui, dans le contexte d’un commissariat, ne pouvaient rester sans suite.
« Il n’était pas dans son état normal », auraient indiqué des sources proches de l’enquête.
Cette phrase, lâchée dans la presse, a particulièrement heurté l’entourage du chroniqueur. Elle sous-entend en effet que l’intéressé n’aurait pas été maître de ses actes, ce que ses proches réfutent catégoriquement.
Les démentis successifs et la version de Matthieu Delormeau
De son côté, Matthieu Delormeau a toujours affirmé avoir agi en pleine possession de ses moyens. Il conteste formellement avoir été sous l’emprise de substances ou dans un état second. Son compagnon Fatou, très présent médiatiquement ces derniers mois, a également pris la parole pour défendre cette version.
Autre point qui a cristallisé les tensions : une prétendue volonté de contacter un haut responsable politique pour faire accélérer la procédure. Cette information a été démentie avec force. Selon les déclarations recueillies dans l’entourage proche, Matthieu Delormeau ne connaît ni personnellement ni téléphoniquement la personne en question.
« Matthieu est clair : il ne connaît pas M. Lecornu ni son numéro de téléphone. »
Déclaration recueillie le 4 février 2026
Ce démenti formel vise à couper court aux rumeurs d’un possible piston politique qui auraient pu circuler. L’objectif affiché est de recentrer le débat sur les faits eux-mêmes plutôt que sur des spéculations.
Une réaction ferme de l’avocat
Me Antonin Rodriguez, conseil de Matthieu Delormeau, n’a pas mâché ses mots. Dans un communiqué lu en direct lors de l’émission du 4 février, il a vivement critiqué la manière dont certaines informations ont été transmises à la presse.
« La police parisienne n’a manifestement rien d’autre à faire que de divulguer dans la presse des allégations calomnieuses à l’encontre de M. Delormeau. On marche sur les mains. »
L’avocat insiste sur un point essentiel : son client n’a pas encore été entendu dans le cadre de cette procédure. Il réserve donc toutes ses explications aux enquêteurs et non à la presse. Cette posture classique en droit pénal vise à protéger les intérêts de la défense.
Il n’exclut d’ailleurs pas que Matthieu Delormeau porte plainte à son tour pour violation du secret professionnel ou diffamation, selon l’évolution du dossier.
Contexte : un chroniqueur déjà dans le viseur de la justice
Cette nouvelle affaire intervient un an seulement après un précédent judiciaire qui avait déjà fait beaucoup parler. À l’époque, des soupçons liés à une consommation de stupéfiants avaient entouré le chroniqueur. Bien que les poursuites aient été classées ou abandonnées, cette ancienne procédure reste dans un coin de la mémoire collective.
Pour beaucoup d’observateurs, cette répétition d’incidents pose la question de la gestion du stress et de la pression médiatique chez les personnalités publiques exposées en permanence. Être chroniqueur dans une émission quotidienne diffusée en access prime-time demande une disponibilité et une énergie hors norme.
Certains y voient le signe d’une fatigue accumulée, d’autres parlent plutôt d’un acharnement judiciaire ou médiatique. La vérité, comme souvent, se situe probablement entre ces deux extrêmes.
Impact sur l’émission et les téléspectateurs
Depuis le début de l’année 2026, TBT9 connaît une belle dynamique d’audience. Les débats y sont souvent vifs, les invités variés et les sujets d’actualité traités avec une pointe d’humour caractéristique de la maison Hanouna. L’absence prolongée d’un pilier comme Matthieu Delormeau ne passe donc pas inaperçue.
Les réseaux sociaux se sont rapidement enflammés. Certains internautes expriment leur soutien inconditionnel, d’autres se montrent plus critiques, rappelant que le respect dû aux forces de l’ordre doit rester une priorité, même en situation de stress.
- « On attend avec impatience son retour, il apporte toujours une vraie plus-value aux débats »
- « Peu importe les circonstances, insulter des fonctionnaires reste inacceptable »
- « Il traverse clairement une période compliquée, espérons qu’il revienne en forme »
Ces réactions contrastées illustrent bien la polarisation qui entoure souvent les personnalités médiatiques dès qu’elles sont impliquées dans une affaire judiciaire.
Retour espéré le 12 février… mais sous conditions
L’équipe a été claire : Matthieu Delormeau souhaite revenir accompagné de son avocat. Cette exigence traduit à la fois une volonté de transparence et une prudence légale compréhensible. Il entend sans doute s’exprimer une bonne fois pour toutes sur les faits reprochés afin de tourner la page.
En attendant, l’émission continue avec ses chroniqueurs historiques et quelques invités de marque. Mais l’atmosphère n’est pas tout à fait la même. Le vide laissé par Matthieu Delormeau se fait sentir, notamment dans les séquences d’humour et les échanges spontanés qui font la marque de fabrique du programme.
Que retenir de cette séquence médiatique ?
Cette affaire dépasse largement le simple fait divers impliquant une personnalité connue. Elle soulève plusieurs questions de fond :
- Quelle est la frontière entre coup de gueule ponctuel et outrage réellement caractérisé ?
- Les informations judiciaires doivent-elles être communiquées aussi rapidement à la presse ?
- Comment les chaînes de télévision gèrent-elles l’absence prolongée d’un animateur ou chroniqueur central ?
- Quel impact ces polémiques répétées ont-elles sur l’image globale d’une émission quotidienne ?
Autant de sujets qui dépassent largement le cas personnel de Matthieu Delormeau et qui mériteraient un vrai débat de société.
Vers une clarification judiciaire ?
Pour l’heure, l’enquête suit son cours. Matthieu Delormeau devrait être prochainement entendu par les services compétents. Son audition permettra sans doute d’éclaircir les circonstances exactes de l’altercation et le degré de responsabilité de chacun.
En parallèle, la question d’une éventuelle plainte déposée par le chroniqueur contre X pour violation du secret de l’enquête reste posée. Cette stratégie est de plus en plus fréquente chez les personnalités publiques qui estiment que leur présomption d’innocence est bafouée par des fuites organisées.
Un parcours médiatique atypique
Matthieu Delormeau n’est pas du genre à faire dans la demi-mesure. Depuis ses débuts dans les médias, il cultive une image de franc-parler assumé. Cette liberté de ton plaît à une partie du public, mais dérange également une autre frange qui lui reproche parfois de franchir certaines lignes rouges.
Son refus récent de participer à une émission de téléréalité en tant que tentateur montre d’ailleurs qu’il sait dire non lorsque ses convictions personnelles sont en jeu. Une posture qui tranche avec l’image parfois opportuniste que certains veulent lui coller.
Ce nouvel épisode judiciaire viendra-t-il ternir durablement son image ou, au contraire, renforcer sa popularité auprès d’un public qui apprécie les profils atypiques et combatifs ? La réponse ne sera connue que dans plusieurs mois.
En attendant le retour
Les prochains jours s’annoncent donc sans Matthieu Delormeau sur le plateau de TBT9. L’équipe promet de maintenir le niveau d’information et de divertissement habituel. Mais tous les regards seront tournés vers le 12 février, date à laquelle le chroniqueur devrait normalement faire son grand retour.
Quelle sera alors son attitude ? Optera-t-il pour la discrétion ou choisira-t-il de s’expliquer longuement ? Une chose est sûre : sa réapparition constituera l’un des moments les plus attendus de la semaine sur le PAF.
En attendant, les téléspectateurs restent suspendus aux moindres informations, espérant que cette affaire trouve une issue rapide et apaisée pour toutes les parties impliquées.
Le feuilleton judiciaire et médiatique autour de Matthieu Delormeau est loin d’être terminé. Rendez-vous dans quelques jours pour connaître le prochain épisode de cette saga qui passionne la France entière.
À retenir : Matthieu Delormeau reste présumé innocent. Les faits rapportés ici sont issus des déclarations publiques des différentes parties et ne constituent en aucun cas un jugement définitif.
Le monde de la télévision est décidément un univers où le moindre écart peut prendre des proportions inattendues. Affaire à suivre de très près dans les semaines à venir.









