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Mathieu Van der Poel Lance sa Saison Route au Nieuwsblad

Mathieu Van der Poel surprend tout le monde en lançant sa saison sur route dès ce samedi à l'Omloop Het Nieuwsblad, une course qu'il n'a jamais disputée. Face à Van Aert, Pidcock et les cadors, ce retour précoce cache-t-il une grande ambition pour les Monuments ? La réponse dans quelques jours...

Imaginez un instant : le champion absolu du cyclo-cross, celui qui vient d’enchaîner treize victoires consécutives dont un huitième titre mondial, décide soudain de poser son vélo de cross pour enfourcher son destrier de route deux semaines plus tôt que prévu. C’est exactement ce que Mathieu van der Poel s’apprête à faire ce samedi. Et pas n’importe où : sur les routes sinueuses et exigeantes de l’Omloop Het Nieuwsblad, une classique belge qu’il n’a encore jamais courue de sa carrière.

Ce choix intrigue. Il surprend même. Habituellement, le Néerlandais prend son temps avant de réapparaître sur le bitume après l’hiver cyclo-cross. Mais en 2026, tout semble différent. Son équipe a officialisé la nouvelle ce mercredi : direction la Belgique dès ce week-end pour lancer une saison qui s’annonce d’ores et déjà explosive.

Un retour sur route plus précoce que jamais

Revenons un peu en arrière pour mieux mesurer l’ampleur de la surprise. L’an dernier, Mathieu avait attendu le 4 mars et une petite classique belge, l’Ename Samyn, pour signer sa première apparition routière. En 2024, il avait même poussé l’attente jusqu’au 16 mars et Milan-San Remo. Cette fois, il avance sa montre de plusieurs jours et surtout il choisit une épreuve d’un tout autre calibre.

L’Omloop Het Nieuwsblad ouvre traditionnellement la saison des classiques flandriennes. Elle est réputée pour son profil usant, ses monts pavés courts mais très raides et ses secteurs de pavés qui peuvent déjà faire des différences. Beaucoup de leaders préfèrent l’éviter pour préserver leurs jambes avant les plus grandes échéances. Pas lui.

Pourquoi ce choix soudain ?

Plusieurs éléments peuvent expliquer cette décision. D’abord, le calendrier personnel de Mathieu semble avoir bougé. Après avoir dominé outrageusement le cyclo-cross cet hiver, il a pris un bloc d’entraînement sérieux avant de trancher. La pneumonie qui l’avait contraint à quitter le Tour de France l’été dernier est loin. Son corps répond bien. Il se sent prêt plus tôt.

Ensuite, l’envie de se mesurer très vite à la concurrence. Car sur la ligne de départ samedi, il retrouvera des noms qui font trembler le peloton : Wout van Aert bien sûr, mais aussi Tom Pidcock, Biniam Girmay, le tenant du titre norvégien et même le jeune prodige français Paul Magnier. Un plateau exceptionnel pour une première.

« Après mon titre mondial de cyclo-cross, j’ai terminé mon premier gros bloc d’entraînement avant de décider de la date de mon retour sur route. »

Cette phrase extraite du communiqué de son équipe résume bien l’état d’esprit : pas d’empressement maladif, mais une confiance retrouvée qui pousse à avancer le curseur.

Une première historique sur l’Omloop

Ce qui rend l’événement encore plus croustillant, c’est que Mathieu van der Poel n’a jamais disputé l’Omloop Het Nieuwsblad. Lui, le vainqueur de Milan-San Remo, du Tour des Flandres, de Paris-Roubaix, de l’Amstel Gold Race… n’a jamais foulé cette ligne d’arrivée à Ninove. C’est presque incroyable quand on connaît son palmarès.

Certains y verront une prise de risque inutile. D’autres un signe fort : le champion veut montrer qu’il est déjà là, dès la première grande explication belge de l’année. Et face à Wout van Aert qui lui aussi reprend ici, la confrontation s’annonce électrique.

Le programme ultra-classique qui suit

Après l’Omloop, Mathieu ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Son équipe a dévoilé la suite et elle est très logiquement orientée vers les grandes classiques printanières. Direction d’abord l’Italie et Tirreno-Adriatico du 9 au 15 mars.

Cette course par étapes est devenue ces dernières années l’ultime préparation pour Milan-San Remo. L’an passé déjà, Mathieu y avait affûté sa pointe de vitesse avant de briller sur la Primavera. Le scénario devrait se répéter en 2026.

Puis viendra le bloc flamand tant attendu :

  • E3 Saxo Classic
  • Gand-Wevelgem
  • Tour des Flandres
  • Paris-Roubaix

Quatre monuments potentiels en l’espace de trois semaines. Un programme de roi. Ou plutôt de patron.

Retour sur une saison 2025 compliquée sur route

Pour comprendre l’importance de ce retour, il faut se souvenir de l’année précédente. Après un début de saison routière très solide, Mathieu avait été stoppé net par une pneumonie au cœur du Tour de France. Il avait dû abandonner au matin de la 16ᵉ étape, laissant derrière lui des ambitions de maillot vert et de victoires d’étapes.

Par la suite, il n’avait repris la route que sur le Renewi Tour en août, où il s’était offert une belle victoire d’étape à Geraardsbergen. Puis direction le cyclo-cross où il a tout écrasé. Cette longue coupure sur route explique sans doute pourquoi il veut revenir plus tôt : rattraper le temps perdu et montrer qu’il est toujours le même monstre.

Les rivaux déjà sur le qui-vive

Du côté des adversaires, on sent la tension monter. Wout van Aert, qui n’a plus croisé Mathieu sur route depuis le Tour, prépare minutieusement son retour. Tom Pidcock veut confirmer son statut de polyvalent de haut niveau. Biniam Girmay rêve d’un nouveau coup d’éclat sur les classiques. Et les jeunes loups comme Paul Magnier guettent la moindre faiblesse.

Ce samedi, sur les routes belges, tous les regards seront tournés vers le duo infernal Van der Poel – Van Aert. Leur duel est devenu l’un des grands classiques du cyclisme moderne. Et il reprend dès maintenant.

Que peut-on attendre de Mathieu en 2026 ?

Difficile de prédire avec précision, mais plusieurs scénarios se dessinent. Le plus probable : une saison printanière très offensive sur les classiques du Nord. Avec son explosivité retrouvée et une équipe Alpecin-Deceuninck qui tourne à plein régime autour de lui et de Jasper Philipsen, il peut viser plusieurs Monuments.

Le Tour des Flandres et Paris-Roubaix semblent être les deux grands objectifs. Mais Milan-San Remo reste dans le viseur, tout comme l’Amstel Gold Race qu’il affectionne particulièrement. Et pourquoi pas une surprise sur Gand-Wevelgem ou l’E3 ?

Ensuite viendra la question du Tour de France. Après l’abandon de 2025, reviendra-t-il sur la Grande Boucle ? Cherchera-t-il à nouveau le maillot vert ou visera-t-il des étapes ? Rien n’est encore acté, mais son retour précoce laisse penser qu’il prépare quelque chose de grand sur les trois semaines de juillet.

L’impact sur le cyclisme mondial

Quand Mathieu van der Poel décide d’accélérer son calendrier, c’est tout le peloton qui se met en alerte. Les sprinteurs ajustent leur préparation, les puncheurs revoient leurs objectifs, les patrons d’équipe repensent leurs tactiques. Sa simple présence change la dynamique d’une course.

En choisissant l’Omloop comme point de départ, il envoie un message clair : je suis là, et je suis prêt à tout renverser dès maintenant. Les prochaines semaines s’annoncent passionnantes.

Les clés de sa préparation hivernale

Derrière les résultats spectaculaires du cyclo-cross se cache un travail colossal. Mathieu a maintenu un volume important sur route pendant l’hiver, alternant séances spécifiques cyclo-cross et sorties longues sur le bitume. Son coach a insisté sur le travail de force et la puissance anaérobie, deux qualités qui lui permettent de faire la différence sur les monts pavés.

La récupération après le Mondial a également été soignée. Pas de coupure brutale, mais une transition progressive vers la route. Résultat : il arrive à l’Omloop avec des jambes fraîches et une envie intacte.

Les réactions dans le peloton

Les réactions fusent depuis l’annonce. Certains coureurs y voient une preuve de confiance maximale. D’autres estiment qu’il prend un risque en attaquant si tôt une saison aussi longue. Mais tous s’accordent sur un point : quand Van der Poel est au départ, la course devient immédiatement plus belle et plus imprévisible.

Du côté des observateurs, on parle déjà d’un possible doublé Omloop – Milan-San Remo ou d’un triplé flandrien historique. Les rêves les plus fous circulent. Et Mathieu, fidèle à lui-même, ne dément rien.

Ce samedi, les yeux du monde cycliste seront rivés sur la Belgique. Un champion rentre. Plus tôt, plus fort, plus attendu que jamais. Et le cyclisme adore ça.

Les prochaines courses clés de Mathieu van der Poel

1. Omloop Het Nieuwsblad – 28 février 2026
2. Tirreno-Adriatico – 9 au 15 mars 2026
3. Milan-San Remo – fin mars
4. E3 Saxo Classic – fin mars
5. Gand-Wevelgem – fin mars
6. Tour des Flandres – début avril
7. Paris-Roubaix – mi-avril

Le compte à rebours est lancé. Mathieu van der Poel est de retour sur route. Et il n’a jamais semblé aussi déterminé.

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