ActualitésSociété

Marie Portolano Avoue Son A Priori Sexiste Sur Certaines Femmes

Marie Portolano, féministe engagée, révèle avoir eu un « a priori horrible » sur les femmes très maquillées et peu vêtues. Même en animant une émission sur le sexisme, elle s’est surprise à juger. Qu’a-t-elle découvert sur elle-même ?

Imaginez une femme qui se revendique féministe depuis des années, qui a milité contre les inégalités, qui a dénoncé le machisme ambiant dans le milieu du sport… et qui, un jour, se rend compte qu’elle porte elle-même des jugements sexistes sur d’autres femmes. Cette prise de conscience, aussi déstabilisante soit-elle, est exactement ce qu’a vécu récemment une personnalité très connue du petit écran français.

Dans une confession étonnamment honnête, elle avoue avoir longtemps eu du mal à accorder du crédit à certaines femmes uniquement à cause de leur apparence. Trop de maquillage, cheveux méchés, jupes trop courtes : ces critères, qu’elle juge aujourd’hui sévèrement, ont longtemps influencé son regard. Une révélation qui intervient à quelques jours de la diffusion d’une émission consacrée… au sexisme inconscient.

Quand une féministe assumée se découvre des biais sexistes

Cette personnalité n’est autre que Marie Portolano. Celle qui a marqué les téléspectateurs par son franc-parler dans le sport, puis dans le divertissement, se livre avec une rare sincérité. Elle explique avoir été confrontée à ses propres contradictions lors de la préparation d’un prime-time événement qui sera diffusé très prochainement.

« Même en connaissant parfaitement le sujet et en étant très engagée sur ces questions, je me suis surprise à avoir des réactions sexistes », confie-t-elle. Une phrase qui résonne particulièrement fort quand on sait à quel point elle a toujours défendu l’égalité et dénoncé les discriminations.

Le poids des stéréotypes sur le jugement immédiat

Le cerveau humain fonctionne souvent en mode automatique. Face à une personne, il active en quelques millisecondes une série de raccourcis cognitifs. Parmi eux, les stéréotypes de genre occupent une place prépondérante. Une femme très apprêtée, avec un maquillage prononcé et une tenue sexy, est encore trop souvent associée à un manque de sérieux ou de compétence.

C’est précisément ce mécanisme que Marie Portolano décrit : « J’avais du mal à prendre au sérieux une femme trop maquillée, méchée et habillée trop court ». Une phrase qui peut choquer, mais qui reflète une réalité sociale encore très ancrée, même chez des personnes par ailleurs sensibilisées.

Cette réaction instinctive n’est pas propre à elle. De nombreuses études en psychologie sociale montrent que les femmes jugent parfois plus durement d’autres femmes sur leur apparence que ne le font les hommes. Un phénomène que l’on appelle la « police du genre » ou encore le « slut-shaming » internalisé.

« Je fais maintenant attention à me gendarmer là-dessus »

Marie Portolano

Cette prise de conscience n’est pas anodine. Elle montre que même les personnes les plus engagées ne sont pas immunisées contre les biais. Et c’est justement ce paradoxe que l’émission à venir cherche à explorer.

Une émission qui promet de secouer les consciences

Le mardi 24 février 2026, les téléspectateurs pourront découvrir un numéro spécial intitulé « Sommes-nous tous sexistes ? ». Co-présenté par Marie Portolano et Jamy Gourmaud, ce prime-time s’annonce comme un véritable laboratoire télévisuel des biais inconscients.

Cinquante volontaires participent à des expériences directement inspirées de publications scientifiques internationales. Ces tests, adaptés pour le petit écran, visent à révéler comment fonctionnent les stéréotypes de genre dans notre cerveau.

Chaque séquence est observée et analysée en direct par un conseiller scientifique spécialisé dans la psychologie sociale. L’humoriste Caroline Vigneaux, connue pour ses spectacles engagés sur le féminisme, apporte également son regard décalé et incisif.

Pourquoi ces résultats sont-ils qualifiés de « stupéfiants » ?

Les concepteurs du programme n’hésitent pas à parler de résultats « stupéfiants » et « riches d’enseignements ». Cela laisse présager que même les participants les plus convaincus d’être égalitaires vont être déstabilisés par leurs propres réactions.

Parmi les mécanismes explorés : l’association automatique entre féminité traditionnelle et manque de compétence, la peur inconsciente de la « féminisation » de certains métiers, ou encore la manière dont les préjugés influencent les décisions en matière d’embauche, de promotion ou simplement de crédibilité.

  • Tests de temps de réaction (Implicit Association Test adapté)
  • Mises en situation filmées et décryptées
  • Exercices de choix inconscients entre profils genrés
  • Analyse des micro-expressions faciales face à des stéréotypes
  • Comparaison avant/après sensibilisation

Ces différents protocoles permettent de mettre en lumière ce que les mots seuls ne suffisent pas toujours à démontrer : les biais sont souvent invisibles… jusqu’à ce qu’on les mesure.

Le parcours de Marie Portolano : du sport au service public

Pour bien comprendre la portée de cette confession, il faut revenir sur le parcours de la journaliste. Longtemps figure du Canal+ sportif, elle y a connu les vestiaires, les conférences de presse tendues, les remarques sexistes quotidiennes. Elle a su imposer son style direct et ne s’est jamais laissé intimider.

Après avoir présenté plusieurs saisons du Meilleur Pâtissier sur M6, elle rejoint le service public. D’abord à la co-présentation du rendez-vous matinal emblématique, puis à la tête d’une émission dédiée à la petite enfance. Un virage qui l’a amenée à s’exprimer sur des sujets de société plus larges, dont l’égalité femmes-hommes.

C’est donc une femme qui a déjà traversé plusieurs univers professionnels très différents qui se retrouve aujourd’hui face à ses propres contradictions. Une démarche d’autant plus intéressante qu’elle est publique et assumée.

Le sexisme ordinaire, même chez les alliés

L’un des enseignements majeurs de ce type de programme est de rappeler que le sexisme n’est pas l’apanage des hommes ouvertement misogynes. Il peut se nicher dans des comportements anodins, des blagues, des jugements esthétiques, des attentes différenciées envers les filles et les garçons dès le plus jeune âge.

Quand une femme se permet de juger une autre femme sur son apparence, elle participe – souvent sans le vouloir – à la perpétuation d’un système qui limite les libertés individuelles. C’est ce cercle vicieux que l’émission cherche à briser en le rendant visible.

« Ce sont eux qui sont à la base de toutes les discriminations de genre. Et ils sont tellement ancrés dans notre cerveau que nous les reproduisons et les perpétuons inconsciemment. »

Extrait du communiqué officiel

Cette phrase résume parfaitement l’enjeu : les stéréotypes ne sont pas seulement des idées abstraites, ils influencent concrètement nos vies quotidiennes.

Vers une société plus lucide sur ses biais ?

La démarche de Marie Portolano est finalement assez rare dans le paysage médiatique français. Plutôt que de nier ou de minimiser, elle choisit de les exposer au grand jour. Une forme de vulnérabilité qui peut inspirer de nombreuses personnes.

Car si une femme qui a fait du féminisme une partie de son identité publique peut reconnaître ses propres biais, alors tout le monde peut le faire. C’est le premier pas vers le changement : admettre que personne n’est totalement exempt de préjugés.

Le 24 février 2026, plusieurs centaines de milliers de Français seront devant leur écran. Certains pour se divertir, d’autres par curiosité, et peut-être quelques-uns pour se regarder en face. Les réactions qui suivront cette diffusion seront sans doute très révélatrices.

Un appel à la bienveillance envers soi-même et les autres

Reconnaître ses biais ne signifie pas se flageller. Au contraire, c’est une preuve de maturité. Marie Portolano ne s’est pas excusée platement ; elle a expliqué comment elle travaille désormais sur elle-même pour corriger ces réflexes automatiques.

« Je fais maintenant attention à me gendarmer là-dessus », dit-elle simplement. Cette vigilance renouvelée est peut-être le plus beau cadeau que l’on puisse se faire… et offrir aux autres femmes.

Car au final, juger une femme sur son rouge à lèvres ou la longueur de sa jupe, c’est aussi se priver de sa parole, de ses idées, de sa richesse intérieure. Et c’est exactement ce que les stéréotypes cherchent à faire : réduire l’autre à une apparence.

Conclusion : le courage de regarder en face

Dans une société où l’on demande souvent aux victimes de sexisme de prouver leur bonne foi, il est rafraîchissant de voir une personnalité publique prendre le risque de l’auto-critique. Marie Portolano ne se pose pas en donneuse de leçons. Elle se place en apprenante, en personne qui avance, qui doute, qui progresse.

Et c’est peut-être là le vrai message de cette émission à venir : le combat pour l’égalité n’est jamais terminé, même pour ceux qui pensent être du bon côté de l’histoire. Il demande une vigilance permanente, une remise en question régulière, et surtout beaucoup d’honnêteté intellectuelle.

Alors que la date approche, une question flotte dans l’air : et vous, quels sont les jugements que vous portez encore sans vous en rendre compte ? La réponse, parfois inconfortable, est peut-être le début de quelque chose de plus grand.

Le sexisme n’est pas seulement ce que les autres nous font. C’est aussi ce que nous nous autorisons à penser, à juger, à laisser passer. Prendre conscience de ses propres biais, c’est déjà commencer à les déconstruire.

Le 24 février 2026 pourrait bien marquer un tournant dans la manière dont on parle d’égalité en télévision grand public. Non pas parce que le sujet est nouveau, mais parce qu’il est abordé avec une sincérité rare et une volonté de se mettre soi-même en danger. Une démarche qui mérite toute notre attention.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.