La crise s’intensifie à Manchester United. Largué à la 14ème place de Premier League après une nouvelle défaite face à Wolverhampton (0-2), le club traverse une période des plus sombres. Une situation que son entraîneur Ruben Amorim ne cherche pas à maquiller. Lucide et grave, le technicien portugais a livré un constat alarmant sur l’état de son équipe en conférence de presse d’après-match.
« Il s’agit surtout de survivre » : les mots forts d’Amorim
Arrivé cet été sur le banc des Red Devils, Ruben Amorim fait face à un défi immense pour redresser le navire mancunien à la dérive. Et il ne s’en cache pas. Interrogé sur la situation de son équipe après ce nouveau revers, sa réponse a eu le mérite de la franchise :
En ce moment, il s’agit surtout de survivre. Nous avons juste besoin de temps pour travailler avec l’équipe.
Ruben Amorim, entraîneur de Manchester United
Des propos qui témoignent de l’urgence de la situation à Old Trafford. Amorim a poursuivi son analyse sans fard, évoquant les difficultés rencontrées depuis sa prise de fonction :
J’ai commencé mon travail avec une équipe qui n’avait pas le temps de s’entraîner. Il y a eu beaucoup de matches, des matches difficiles. Nous le savions déjà.
Ruben Amorim
Un travail de longue haleine qui commence
Malgré ce constat amer, le Portugais reste combatif et déterminé à inverser la tendance. Mais il prévient, le chemin sera long et semé d’embûches :
La route est encore longue, comme je l’ai dit en arrivant. Nous devons continuer, et nous devons combattre ces mauvais moments parce que cela fait partie du football.
Ruben Amorim
Une réalité qui tranche avec l’histoire glorieuse de Manchester United. Le club aux 20 titres de champion d’Angleterre n’est plus que l’ombre de lui-même et va devoir batailler ferme pour éviter une descente aux enfers.
Amorim confronté à un immense chantier
Au-delà des résultats, c’est tout un club qu’il faut reconstruire. Avec un effectif en perte de vitesse et de repères, entre cadres vieillissants et jeunes encore tendres, la tâche s’annonce ardue pour Ruben Amorim.
Sa communication libérée tranche avec le flegme affiché par ses prédécesseurs. En reconnaissant publiquement les problèmes, il espère sans doute créer un électrochoc dans le vestiaire et en dehors. Mais ses marges de manoeuvre semblent limitées à court terme.
Les supporters entre colère et abattement
Dans les travées d’Old Trafford, c’est la soupe à la grimace. Entre incompréhension, colère et résignation, les fans ne reconnaissent plus leur MU. Des sifflets ont résonné au coup de sifflet final face à Wolverhampton, traduisant le malaise ambiant.
Les plus optimistes veulent encore croire aux promesses d’un renouveau incarné par Ruben Amorim. Beaucoup craignent cependant que les maux soient trop profonds pour être réglés à court terme. Le spectre d’une saison galère plane plus que jamais sur le « Théâtre des Rêves ».
Un Boxing Day en forme de tournant ?
La trêve imposée par la Coupe du Monde était censée offrir un nouveau départ à Manchester United. Las, la reprise a tourné au cauchemar avec cette défaite dans le « Boxing Day », la fête du football anglais.
Avec 14 points de retard sur le leader Liverpool, le podium s’est déjà envolé. La priorité est désormais de remonter au classement pour accrocher une place européenne. Un minimum pour un club du statut de MU. Mais même cet objectif ressemble aujourd’hui à une montagne.
Dos au mur, les Red Devils n’auront pas le droit à l’erreur lors des prochaines journées. Sous peine de voir la crise de régime se transformer en descente aux enfers. Les mots d’Amorim résonneront longtemps dans les esprits : à Manchester United, il s’agit désormais de « survivre ». Avant de renaitre ?