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Lorenzo Musetti Abandonne : Douleur Intense Face à Djokovic

Alors qu'il menait deux sets à zéro et dominait largement Novak Djokovic en quarts de l'Open d'Australie, Lorenzo Musetti a dû abandonner sur blessure. « Vraiment douloureux », a-t-il lâché, le cœur brisé. Que s'est-il passé exactement sur le court ?

Imaginez l’instant parfait : vous menez deux sets à zéro contre l’un des plus grands champions de l’histoire du tennis, vous jouez le match de votre vie, le public est conquis, et soudain, une douleur fulgurante vous arrache tout. C’est exactement ce qui est arrivé à Lorenzo Musetti ce mercredi lors des quarts de finale de l’Open d’Australie. Une cruelle ironie du sort qui laisse un goût amer dans la bouche de tous les amateurs de tennis.

Un scénario de rêve qui vire au cauchemar

Personne n’aurait parié un kopeck sur une telle domination au début de la rencontre. Face à Novak Djokovic, triple vainqueur à Melbourne et toujours redoutable sur dur, l’Italien de 23 ans a pourtant livré une partition magistrale durant près de deux sets complets. Son revers à une main laser, ses amorties millimétrées et son agressivité inhabituelle ont complètement déstabilisé le Serbe.

Mais le tennis est parfois impitoyable. Ce qui devait être la plus belle soirée de sa jeune carrière s’est transformée en un moment de profonde détresse physique et morale. Musetti a dû rendre les armes alors qu’il menait 6-4, 6-3, 3-1. L’abandon est survenu après un temps mort médical qui n’a rien arrangé.

La douleur qui monte crescendo

Dans les déclarations qu’il a livrées juste après sa sortie du court, le natif de Carrare n’a pas caché sa profonde déception. Il a expliqué avoir ressenti les premières alertes dès le début du deuxième set. Une sensation étrange dans la jambe droite, d’abord discrète, puis de plus en plus insistante.

« J’ai continué à jouer parce que je jouais vraiment très bien », a-t-il confié. Mais la machine s’est enrayée. À chaque coup droit frappé en position ouverte, la douleur devenait insupportable. Impossible de se replacer correctement, impossible de pousser sur la jambe. Le verdict est tombé dans sa tête : il s’agit probablement d’une déchirure.

« Je pense connaître mon corps, et je suis assez sûr qu’il s’agit d’une déchirure. »

Ces mots résonnent comme un aveu d’impuissance. Musetti, qui a déjà dû abandonner à plusieurs reprises en Grand Chelem par le passé, sait combien ces moments sont destructeurs pour la confiance et pour le moral.

Un passif de blessures qui interroge

L’Italien a beau répéter qu’il a réalisé tous les examens possibles avant le début de la saison, rien n’avait permis de détecter une quelconque faiblesse. Pourtant, les abandons se répètent dans les moments les plus importants. Est-ce le prix à payer pour un style de jeu très physique et exigeant ? Ou simplement la malchance qui s’acharne ?

Ce qui est certain, c’est que cette nouvelle blessure arrive au pire moment. Musetti sortait d’une fin de saison 2025 très solide et semblait enfin avoir trouvé la régularité qui lui faisait défaut. Sa préparation hivernale avait été méticuleuse, ses sensations excellentes. Tout laissait présager une grande quinzaine à Melbourne.

Face à Djokovic, l’exploit était à portée de raquette

Ce qui rend la pilule encore plus difficile à avaler, c’est le niveau de jeu affiché par le Transalpin. Très peu de joueurs peuvent se vanter d’avoir dominé Novak Djokovic de cette manière pendant presque deux sets et demi dans un tournoi du Grand Chelem. Musetti alternait puissance et toucher, agressivité et variation. Il cassait le rythme, prenait le filet quand il le fallait, et surtout, il ne tremblait pas.

« Je n’aurais jamais imaginé mener deux sets à zéro contre Novak, jouer comme ça, avoir l’avantage dans le match et être contraint d’abandonner », a-t-il lâché, la voix chargée d’émotion. On sent à travers ces mots toute la frustration d’un joueur qui touchait du doigt l’exploit historique.

« Et c’est vraiment douloureux. »

Ce simple adjectif résume parfaitement le sentiment général. Douloureux pour lui, pour son clan, pour les supporters italiens, et même pour une partie du public australien qui commençait à vibrer pour ce jeune talent au jeu si esthétique.

Le petit détail qui a peut-être tout changé

À un moment précis du match, alors que Musetti commençait à ressentir la gêne, Djokovic a demandé un temps mort médical pour soigner des ampoules. L’Italien a vu la scène, mais n’y a pas prêté plus d’attention que cela. Avec le sourire, il a même glissé : « Je ne m’inquiétais pas vraiment pour lui. »

Pourtant, dans un match aussi serré mentalement, ces interruptions peuvent parfois perturber le rythme du joueur qui domine. Impossible de savoir si cela a joué un rôle dans l’aggravation de la blessure, mais le contraste est saisissant : d’un côté un joueur qui demande des soins pour des ampoules et continue, de l’autre un joueur qui doit jeter l’éponge sur une déchirure probable.

Quelles conséquences pour la suite de la saison ?

Une déchirure musculaire, surtout à la cuisse ou au mollet, nécessite généralement plusieurs semaines de repos complet, suivies d’une rééducation progressive. Selon la gravité (grade 1, 2 ou 3), on peut estimer entre 3 et 12 semaines d’arrêt. Dans le pire des cas, Musetti pourrait manquer une grande partie du printemps sur terre battue, période cruciale pour un joueur italien.

Roland-Garros, où il avait atteint les quarts de finale en 2021 et où son jeu peut particulièrement s’exprimer, risque de lui échapper ou de se jouer sans lui à 100 %. Une véritable catastrophe pour celui qui rêve de remporter enfin un titre majeur.

Le tennis moderne et ses exigences physiques

Cet abandon soulève une question plus large : le tennis actuel est-il en train de broyer les corps des joueurs ? Calendrier surchargé, surfaces plus rapides et plus agressives pour les articulations, récupération parfois insuffisante entre les tournois… Les abandons en Grand Chelem se multiplient ces dernières années, et pas seulement chez les jeunes.

Musetti n’est malheureusement pas un cas isolé. De nombreux talents de la nouvelle génération ont déjà connu des pépins physiques majeurs : blessures au dos, aux poignets, aux adducteurs, aux ischio-jambiers… La quête de la perfection physique semble parfois incompatible avec la durée d’une carrière.

Un message d’espoir malgré tout

Malgré la douleur et la frustration, Lorenzo Musetti reste un joueur résilient. Il l’a prouvé à plusieurs reprises par le passé. Son revers à une main fait partie des plus beaux du circuit, son toucher est exceptionnel et son mental progresse visiblement.

Il sortira grandi de cette épreuve, même si aujourd’hui elle lui semble insurmontable. Le tennis adore les comebacks. Et quand on voit le niveau qu’il a affiché face à l’un des GOAT, on se dit que le meilleur est encore devant lui… à condition que le corps suive.

En attendant les résultats des examens médicaux, les fans italiens retiennent leur souffle. Ils savent que leur protégé possède un talent brut rare. Ils savent aussi que le chemin vers les sommets est semé d’embûches. Mais ils y croient. Parce que le tennis, c’est aussi ça : tomber, se relever, et frapper encore plus fort la balle suivante.

Pour l’instant, Lorenzo Musetti est rentré dans les vestiaires la tête basse, mais le cœur rempli de cette rage positive qui fait les grands champions. La douleur est immense, mais elle passera. Le talent, lui, est éternel.

Maintenant, place aux demi-finales qui s’annoncent explosives. Djokovic, malgré les apparences, n’a pas eu à forcer son talent pour rejoindre le dernier carré. Une nouvelle fois, le Serbe profite des circonstances et avance. Mais cette fois, personne n’oubliera que c’est un Italien de 23 ans qui lui a fait le plus peur dans ce tournoi.

Et ça, c’est déjà une victoire en soi.

Petite pensée pour les supporters : Le tennis nous offre parfois des moments de grâce absolue… et des coups du sort terribles. Mais c’est précisément dans ces épreuves que naissent les plus belles histoires de résilience. Force à toi, Lorenzo.

Le tennis continue, impitoyable, magnifique, imprévisible. Et nous, spectateurs passionnés, nous serons toujours là pour vibrer, espérer, et parfois… pleurer avec eux.

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