Imaginez une équipe qui enchaîne les victoires avec une régularité impressionnante, qui impose son rythme à tout un championnat et qui voit ses joueurs régulièrement plébiscités. C’est exactement ce qui arrive au RC Lens en cette mi-saison de Ligue 1. À l’issue de la 17e journée, les Sang et Or trustent encore la première place et placent trois éléments dans l’équipe type. Une performance qui en dit long sur leur domination actuelle.
Une hégémonie lensoise qui ne faiblit pas
Le Racing Club de Lens vient de boucler les matches aller sur une note triomphale. Une septième victoire consécutive, un succès net et sans bavure à Toulouse (3-0), et toujours cette place de leader, avec un point d’avance sur le poursuivant immédiat. Cette régularité force l’admiration et se traduit concrètement par une présence massive dans les distinctions individuelles de la journée.
Ce n’est pas une surprise isolée. Tout au long de la saison, les joueurs lensois ont souvent été mis en lumière. Mais voir trois d’entre eux sélectionnés simultanément dans l’équipe type de la 17e journée confirme que l’équipe tourne à plein régime et que chaque compartiment du jeu est performant.
Les trois Sang et Or à l’honneur
Commençons par la défense. Ismaëlo Ganiou s’est imposé comme bien plus qu’un simple remplaçant. Face à Toulouse, il a non seulement été impérial dans les duels et les interventions, mais il a aussi inscrit le troisième but, scellant définitivement la victoire. Sa solidité et sa polyvalence en font un élément clé du système artésien.
Au milieu de terrain, le capitaine Adrien Thomasson continue d’incarner le leadership et la constance. Sa troisième apparition de la saison dans ce genre de sélection n’est pas un hasard. Technique, vision du jeu, intensité : il coche toutes les cases et guide ses coéquipiers avec une autorité naturelle.
En attaque, Wesley Saïd reste un poison permanent pour les défenses adverses. Son septième but de la saison, ouvert le score à Toulouse, illustre parfaitement son sens du placement et son efficacité clinique. Récompensé logiquement, il symbolise cette attaque lensoise qui sait se montrer décisive au bon moment.
Ces trois joueurs incarnent parfaitement l’état d’esprit d’une équipe qui ne lâche rien et qui sait gagner, même loin de ses bases.
Nantes, la belle surprise de la journée
Si Lens domine le classement, une autre équipe a marqué les esprits lors de cette 17e journée : le FC Nantes. Les Canaris ont réalisé un exploit en s’imposant sur la pelouse de Marseille (0-2). Un succès précieux qui leur permet de respirer un peu au classement, en sortant provisoirement de la zone rouge.
Ce n’est pas seulement la victoire qui impressionne, mais la manière. Organisés, combatifs et réalistes, les Nantais ont montré qu’ils pouvaient aussi produire du jeu. Leur entraîneur, Ahmed Kantari, a été désigné meilleur coach de la journée, preuve que son discours porte ses fruits.
Dans le détail, Fabien Centonze a été étincelant au poste de latéral droit. Impliqué sur l’ouverture du score (décalage et centre décisif) et toujours présent défensivement, il a livré une copie presque parfaite avant de sortir sur blessure à la pause. Matthis Abline, quant à lui, a été impliqué sur les deux buts, même s’il n’a pas été retenu dans la sélection finale tant la concurrence était rude en attaque.
Nantes a même été élu meilleure équipe de la journée, une distinction rare qui souligne la qualité globale de la prestation collective.
Des premières apparitions qui font parler
Cette 17e journée a également été marquée par plusieurs entrées inédites dans l’équipe type. Des joueurs qui ont saisi leur chance et qui pourraient bien y prendre goût.
Dans les cages, Mike Penders, le gardien strasbourgeois, a réalisé plusieurs arrêts décisifs pour préserver le match nul à Nice (1-1). Sa performance sous pression lui vaut une première reconnaissance bien méritée.
La défense est entièrement composée de joueurs qui découvrent cette distinction. Outre Ganiou et Centonze, Jérémy Jacquet a été impeccable lors du déplacement de Rennes à Lille, tandis que Nuno Mendes a combiné solidité défensive et montées offensives tranchantes avec le PSG.
Au milieu, Rassoul Ndiaye a brillé lors de la victoire du Havre face à Angers, apportant équilibre et intensité. Pavel Sulc, lui, a enfin été récompensé après un doublé salvateur avec Lyon à Monaco.
En attaque, Ludovic Ajorque a été buteur et passeur décisif lors du succès de Brest contre Auxerre (2-0). Et puis il y a Désiré Doué, longtemps absent, qui signe une entrée remarquée avec un but et une prestation aboutie lors du derby parisien remporté par le PSG.
Les premières fois de la 17e journée :
- Mike Penders (gardien, Strasbourg)
- Jérémy Jacquet (défenseur, Rennes)
- Nuno Mendes (défenseur, PSG)
- Rassoul Ndiaye (milieu, Havre)
- Pavel Sulc (milieu, Lyon)
- Ludovic Ajorque (attaquant, Brest)
- Désiré Doué (attaquant, PSG)
Ce que cela dit du championnat
Au-delà des performances individuelles, cette équipe type reflète un championnat où la hiérarchie n’est pas figée. Lens domine, oui, mais d’autres formations comme Nantes ou Brest montrent qu’avec de l’organisation et du caractère, tout est possible.
La concurrence reste acharnée derrière le leader. Le PSG, vainqueur du premier derby parisien face au Paris FC (2-1), reste à l’affût. Les écarts sont minces, et chaque journée peut rebattre les cartes.
Les matchs retour s’annoncent passionnants. Lens aura-t-il les ressources pour conserver son avance ? Nantes parviendra-t-il à confirmer son sursaut ? Et ces joueurs fraîchement distingués sauront-ils maintenir ce niveau ?
Pourquoi Lens impressionne autant
Revenons un instant sur ce qui fait la force du leader. Une défense solide incarnée par des joueurs comme Ganiou, un milieu expérimenté et combatif avec Thomasson, et une attaque clinique portée par Saïd. Mais au-delà des individualités, c’est le collectif qui impressionne.
L’équipe sait alterner entre phases de possession et transitions rapides. Elle ne panique jamais, même en déplacement. Cette maturité, acquise au fil des saisons, fait aujourd’hui la différence.
Pierre Sage, l’entraîneur, a su instaurer une identité claire. Les joueurs adhèrent, le public pousse, et les résultats suivent. Sept victoires de suite, ce n’est pas un hasard.
Les enseignements à tirer pour les autres
Pour les poursuivants, l’exemple lensois est à étudier. Constance, rigueur tactique, solidarité : voilà les ingrédients d’une équipe qui vise haut. Nantes l’a prouvé à Marseille : quand tout le monde est concerné, les exploits sont possibles.
Les grandes équipes comme le PSG ou Lyon devront aussi compter sur la régularité de leurs individualités. Mendes, Sulc, Doué : ces joueurs montrent la voie en délivrant des performances de haut niveau au bon moment.
La Ligue 1 version 2025-2026 s’annonce plus ouverte que jamais. Les écarts sont faibles, la concurrence féroce, et les surprises nombreuses. C’est précisément ce qui rend ce championnat si captivant.
La trêve arrive à point nommé pour recharger les batteries. Mais dès la reprise, la bataille pour le titre, les places européennes et le maintien reprendra de plus belle. Lens a posé son empreinte sur ces matchs aller. À voir si quelqu’un parviendra à la effacer lors de la phase retour.
Une chose est sûre : le football français vit une saison passionnante, riche en émotions et en rebondissements. Et pour l’instant, c’est bien Lens qui donne le ton.
En résumé, la 17e journée en quelques chiffres clés :
• 7 victoires consécutives pour Lens
• 3 joueurs lensois dans l’équipe type
• 1 exploit majuscule pour Nantes à Marseille
• 7 joueurs à leur première sélection cette saison
Cette journée restera comme celle de la confirmation pour les leaders et de l’espoir retrouvé pour certains mal-classés. Le spectacle continue, et il promet d’être encore plus intense dans les mois à venir.
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