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Léa Salamé Soutenue par Laurence Ferrari : Solidarité Féminine

Laurence Ferrari a tenu à envoyer un message fort à Léa Salamé lors d’un événement prestigieux. Elle évoque les attaques subies par sa consœur au JT de 20h et révèle pourquoi elle-même a ressenti un immense soulagement en quittant ce créneau mythique…

Imaginez un instant : vous prenez les commandes du journal télévisé le plus regardé de France, celui de 20 heures, et du jour au lendemain, les critiques fusent de toutes parts. Certains parlent de votre légitimité, d’autres de votre style, et très vite, le doute s’installe. C’est exactement ce que vivent de nombreuses présentatrices, et deux d’entre elles viennent de se tendre la main publiquement dans un geste rare de sororité médiatique.

Ce jeudi 15 janvier 2026, sous la verrière spectaculaire du Grand Palais, une conversation a particulièrement retenu l’attention. Une journaliste expérimentée, aujourd’hui épanouie dans un format plus libre, a choisi ce moment symbolique pour adresser un message vibrant de soutien à sa consœur qui porte actuellement le lourd flambeau du 20 heures sur une grande chaîne publique.

Quand deux générations de présentatrices se parlent

Le contraste est saisissant. D’un côté, une professionnelle qui a traversé dix années intenses au JT de 20 heures d’une chaîne privée majeure, avant de choisir une voie plus indépendante et engagée. De l’autre, celle qui incarne aujourd’hui ce même créneau sur le service public, avec toute la pression que cela implique en 2026. Leur point commun ? Avoir toutes les deux essuyé des critiques parfois très dures dès leurs premiers pas dans ce rôle exigeant.

Le poids invisible du 20 heures

Annoncer les titres du 20 heures n’est pas simplement lire un prompteur. C’est porter sur ses épaules l’image d’une chaîne, la confiance de millions de téléspectateurs et, souvent, les attentes contradictoires d’une société qui scrute chaque intonation, chaque regard, chaque choix de mot. Pour beaucoup, ce journal reste une institution quasi sacrée en France. Prendre sa tête représente donc à la fois un honneur immense et une exposition maximale.

Quand on demande à celles qui l’ont fait ce qu’elles en retiennent des années plus tard, les réponses sont souvent nuancées. Certaines parlent de fierté, d’autres de pression permanente, et presque toutes évoquent un sentiment de libération une fois qu’elles ont quitté ce fauteuil si convoité.

J’apprécie infiniment la liberté qui m’est donnée aujourd’hui. Ce que je fais journalistiquement est beaucoup plus intéressant aujourd’hui que ce que je faisais au 20 heures.

Une journaliste expérimentée lors d’un entretien récent

Cette phrase résume à elle seule le paradoxe du grand journal de 20 heures : un tremplin prestigieux, mais aussi une cage dorée où la créativité et la prise de position sont fortement encadrées.

Les critiques : un traitement différencié selon le genre ?

Ce qui frappe dans le témoignage récent, c’est l’évocation très claire d’une réalité que beaucoup de femmes dans les médias dénoncent depuis des années : les attaques semblent plus virulentes, plus personnelles et plus fréquentes lorsqu’il s’agit de présentatrices plutôt que de présentateurs.

Le sujet n’est pas nouveau, mais il reste douloureux. Tenir un JT de 20 heures impose déjà une exigence technique et intellectuelle hors norme. Ajoutez à cela le filtre genré à travers lequel une partie du public et des commentateurs regardent les femmes à l’antenne, et la charge mentale devient écrasante.

  • Commentaires sur le physique plus nombreux que sur le fond
  • Remises en cause de légitimité plus rapides
  • Polémiques amplifiées sur les réseaux sociaux
  • Moins de tolérance aux erreurs ou aux maladresses

Ces éléments reviennent régulièrement dans les confidences des femmes journalistes de télévision. Et quand une consœur qui a traversé la même tempête prend la parole pour dire « j’ai vécu exactement la même chose, je sais ce que tu ressens », cela prend une dimension particulière.

Un message de sororité rare et touchant

« Je lui redis toute mon amitié et ma confraternité. On attaque plus facilement les femmes que les hommes, ça ne vous a pas échappé donc je lui dis ma solidarité entière. » Ces mots prononcés publiquement résonnent longtemps. Dans un milieu souvent marqué par la compétition, entendre une aînée saluer publiquement le travail d’une cadette, tout en dénonçant les inégalités de traitement, fait figure d’événement.

Ce geste dépasse la simple politesse entre collègues. Il s’agit d’une reconnaissance mutuelle du chemin parcouru, des obstacles surmontés, et surtout d’un refus de laisser les critiques injustes avoir le dernier mot.

Elle fait un travail formidable, c’est une grande journaliste !

Message adressé à une consœur lors d’un événement spécial

Du JT classique à des formats plus libres : une quête de sens

Beaucoup de journalistes qui ont occupé le poste de présentateur ou présentatrice du 20 heures finissent par rechercher autre chose : plus de fond, plus de débat, plus de liberté éditoriale. Passer d’un format très codifié à des émissions d’opinion, des grands entretiens ou des magazines d’actualité permet de renouer avec une forme de journalisme plus personnel et engagé.

Cette transition n’est pas toujours comprise par le grand public, qui associe souvent le prestige au JT de 20 heures. Pourtant, ceux qui l’ont vécue décrivent souvent un avant et un après : avant, le devoir de neutralité absolue ; après, la possibilité de poser des questions dérangeantes, de creuser des sujets de fond, d’exprimer une sensibilité sans pour autant renier l’exigence journalistique.

Cette évolution reflète aussi les mutations du paysage audiovisuel français : montée en puissance des chaînes d’information en continu, développement des podcasts, attente du public pour des formats plus longs et plus analytiques. Dans ce contexte, rester bloqué dans le carcan du JT de 20 heures peut sembler frustrant pour des personnalités qui ont envie d’aller plus loin.

L’impact des réseaux sociaux sur la carrière médiatique

Une phrase prononcée lors de cet échange résume bien l’évolution du métier : « Et encore, il y avait moins les réseaux sociaux. » Entre le moment où l’une a débuté au 20 heures et celui où l’autre a pris le relais, le paysage numérique a explosé. Twitter (aujourd’hui X), Instagram, TikTok, YouTube… les opinions se forment en quelques minutes, les attaques aussi.

Pour une présentatrice de JT, chaque soir devient potentiellement un sujet de trending topic. Une intonation jugée trop familière, un sourire mal interprété, une question posée à un invité… tout peut devenir prétexte à déversement de haine en ligne. Cette pression supplémentaire n’existait pas au même degré il y a quinze ou vingt ans.

Les conséquences sont multiples : stress accru, remise en question permanente, parfois même dépression ou burn-out. Dans ce contexte, le soutien d’une consœur ayant traversé les mêmes épreuves prend tout son sens.

La télévision française en 2026 : entre tradition et mutation

Le paysage audiovisuel français reste marqué par une forte attache à ses grands rendez-vous : le 20 heures reste l’un des moments les plus fédérateurs de la journée. Pourtant, les audiences se fragmentent, les jeunes délaissent la télévision linéaire, et les chaînes doivent se réinventer.

Dans ce mouvement perpétuel, les présentatrices et présentateurs deviennent des figures centrales, presque des marques à eux seuls. Leur personnalité, leur style, leur capacité à créer du lien avec le téléspectateur comptent autant, sinon plus, que le contenu brut qu’ils délivrent.

  1. Le JT de 20h reste une référence incontournable
  2. Les formats longs et thématiques gagnent du terrain
  3. Les personnalités fortes attirent davantage que les institutions
  4. La question du genre reste un sujet brûlant dans les médias

Ces quatre réalités coexistent aujourd’hui et expliquent pourquoi les échanges entre générations de journalistes sont si précieux : ils permettent de comprendre comment le métier évolue, où sont les points de rupture, et surtout comment garder le cap malgré les tempêtes.

Pourquoi ce soutien public compte autant

Dans un milieu où l’ego et la compétition peuvent parfois prendre le dessus, voir deux femmes de médias se tendre la main publiquement est un signal fort. Cela rappelle que derrière les lumières, les maquilleurs, les régies et les audiences, il y a des êtres humains qui vivent des expériences similaires, ressentent les mêmes doutes, subissent les mêmes jugements.

Ce geste de solidarité rappelle aussi aux téléspectateurs que les journalistes ne sont pas des robots. Ils ont des parcours, des blessures, des moments de fierté et des périodes de doute. Et quand l’une d’elles choisit de tendre la main à une autre, cela humanise un peu plus cette profession souvent perçue comme distante ou élitiste.

Vers plus de bienveillance dans le regard porté sur les femmes à l’antenne ?

Espérons que ce type de prise de parole contribue, à son échelle, à faire évoluer les mentalités. Car au-delà des individus, c’est toute une profession qui est concernée. Plus il y aura de voix pour dénoncer les traitements différenciés, plus il sera difficile de les perpétuer en silence.

Les nouvelles générations de journalistes regardent attentivement ce qui se passe aujourd’hui. Elles voient les obstacles, mais aussi les solidarités qui se créent. Et c’est peut-être là que réside le plus grand espoir : construire un audiovisuel où le talent prime sur le genre, où la liberté éditoriale ne s’oppose pas à l’exigence d’information, et où la critique constructive remplace trop souvent la destruction gratuite.

En attendant, ce moment de sororité médiatique restera comme un petit phare dans la tempête : deux femmes qui se reconnaissent, s’estiment et se soutiennent. Et dans le monde parfois impitoyable des médias, ça n’a pas de prix.

« On attaque plus facilement les femmes que les hommes… je lui dis ma solidarité entière. »

Une déclaration qui résonne encore longtemps après l’événement.

Le parcours de ces deux grandes figures du journalisme télévisuel français montre que le chemin est rarement linéaire, souvent semé d’embûches, mais qu’il peut aussi être pavé de rencontres et de soutiens précieux. Et c’est sans doute ce qui rend ce métier, malgré tout, si passionnant.

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