Le Sporting Portugal n’en finit plus de naviguer en eaux troubles. Alors que les stigmates du départ précipité de Ruben Amorim pour Manchester United en novembre dernier sont encore frais, son successeur désigné Joao Pereira serait déjà sur le point de connaître le même sort funeste. Une preuve supplémentaire de l’instabilité chronique qui mine le club lisboète depuis de nombreux mois.
Un bilan calamiteux en un temps record
Et pourtant, l’ancien joueur du Sporting semblait avoir le profil idoine pour remettre le navire à flots lorsqu’il a repris les rênes de l’équipe réserve début novembre. Mais le constat est sans appel : une seule victoire en 4 matches de championnat, deux revers cuisants en Ligue des Champions… Le bilan de Joao Pereira a de quoi faire pâlir les plus optimistes. Des performances en deçà des attentes qui auraient déjà scellé le sort du technicien de 40 ans.
Le spectre de l’instabilité chronique
Ce nouveau séisme n’est que le dernier avatar des turbulences que traverse le Sporting depuis de longs mois. Déjà malmenés l’été dernier par un mercato agité et les envies d’ailleurs de plusieurs cadres, les Vert et blanc peinent à retrouver la sérénité malgré les promesses de renouveau de l’automne.
Il faut dire que le club paie au prix fort les errements de sa politique sportive erratique ces dernières années. À trop vouloir se construire dans l’urgence, autour d’entraîneurs aux idées antagonistes, le Sporting se retrouve aujourd’hui dans une impasse. Un paradoxe d’autant plus désolant pour les supporters quand on se souvient que le club avait été champion en 2021, mettant fin à une disette de 19 ans…
Une semaine décisive avant le choc face à Benfica
C’est donc une véritable course contre la montre qui s’engage désormais pour la direction sportive. L’objectif : dénicher le successeur de Pereira avant le derby électrique prévu dimanche prochain face à l’éternel rival, le Benfica. Plusieurs noms circulent avec insistance, dont celui de Rui Borges, actuellement aux commandes du Vitoria Guimaraes qui pointe à la 6e place du championnat.
Une chose est sûre, il faudra un coach au caractère bien trempé et dotés de nerfs solides pour endosser le costume d’homme providentiel. Les remous promettent d’être nombreux d’ici l’été prochain, avec une qualification européenne plus qu’hypothétique qui pourrait pousser plusieurs joueurs cadres au départ. Autant de défis XXL qui attendent le futur locataire du banc lisboète, qui n’aura d’autre choix que de réussir pour ne pas devenir le énième fusible du projet sportif en perdition. La pression sera maximale.
Le navire Sporting Portugal tangue, mais garde le cap
Malgré les vents contraires, la direction du Sporting se veut rassurante. Dans une communication officielle lapidaire, le club a tenu à rappeler que « le projet sportif du Sporting CP s’inscrit dans le temps long avec l’ambition intacte de retrouver les sommets nationaux et de briller sur la scène continentale ». Un message clair à destination des supporters : il faudra s’armer de patience pour renouer avec les glorieuses heures du passé.
La tâche s’annonce ardue pour le futur coach et le risque de chute libre n’a jamais été aussi présent. Il faudra très rapidement enrayer la spirale négative actuelle, sous peine de voir le fossé se creuser encore plus avec les meilleurs clubs du pays. Une mission quasi impossible sur le papier tant les dynamiques positives semblent évanescentes dans l’antre José Alvalade ces derniers temps. Seule certitude, la guerre des nerfs ne fait que commencer. Les prochaines semaines s’annoncent aussi palpitantes qu’indécises sur les rives du Tage…
Malgré les vents contraires, la direction du Sporting se veut rassurante. Dans une communication officielle lapidaire, le club a tenu à rappeler que « le projet sportif du Sporting CP s’inscrit dans le temps long avec l’ambition intacte de retrouver les sommets nationaux et de briller sur la scène continentale ». Un message clair à destination des supporters : il faudra s’armer de patience pour renouer avec les glorieuses heures du passé.
La tâche s’annonce ardue pour le futur coach et le risque de chute libre n’a jamais été aussi présent. Il faudra très rapidement enrayer la spirale négative actuelle, sous peine de voir le fossé se creuser encore plus avec les meilleurs clubs du pays. Une mission quasi impossible sur le papier tant les dynamiques positives semblent évanescentes dans l’antre José Alvalade ces derniers temps. Seule certitude, la guerre des nerfs ne fait que commencer. Les prochaines semaines s’annoncent aussi palpitantes qu’indécises sur les rives du Tage…