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Le Porté Magique de Fournier Beaudry – Cizeron aux JO 2026

Au cœur des JO 2026, un porté à couper le souffle unit Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron. Spectaculaire, poétique, il cache une histoire qui remonte à 2015… Quel secret rend cette figure si unique et bouleversante ?

Imaginez une seconde suspendue dans le temps. La musique s’étire, les patins glissent en silence sur la glace, et soudain, un corps s’élève, porté par un autre, dans une position qui défie la gravité et la logique. Le public retient son souffle. Ce moment, c’est celui que vivent Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron lors de leur programme libre aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. Un porté à la fois spectaculaire, poétique et chargé d’histoire.

Depuis leur union sportive il y a un peu plus d’un an, ce duo franco-canadien s’est imposé comme l’une des paires les plus prometteuses de la danse sur glace mondiale. Et au centre de leur prestation libre trône cette figure unique : Cizeron accroupi, Fournier Beaudry allongée en équilibre sur ses genoux, buste fièrement redressé, bras déployés comme des ailes. Une image qui marque les esprits et qui leur a déjà valu la note maximale pour les niveaux de difficulté aux récents Championnats d’Europe.

Un porté qui raconte une histoire longue de dix ans

Ce qui rend ce mouvement encore plus fascinant, c’est qu’il n’est pas né avec ce couple. Il porte en réalité l’empreinte d’une collaboration légendaire qui a marqué l’histoire du patinage artistique. Guillaume Cizeron l’avait déjà esquissé, puis perfectionné, il y a plus d’une décennie, aux côtés de Gabriella Papadakis. La graine était plantée en 2015. Elle a mûri pendant des années avant d’éclore sous une nouvelle forme en 2026.

Aujourd’hui, cette figure revisitée n’est plus seulement un exploit technique. Elle est devenue le symbole d’une transmission, d’une évolution, presque d’un héritage transmis d’un duo mythique à un nouveau tandem porteur d’espoirs français.

La genèse d’une figure révolutionnaire

Revenons en arrière. En 2015, le patinage artistique est en pleine mutation. Les codes esthétiques évoluent, les exigences techniques s’envolent. C’est dans ce contexte que le duo alors dominant imagine une nouvelle manière d’exploiter le porté. Au lieu des traditionnels lifts verticaux ou rotatifs, ils explorent des positions très basses, très proches de la glace, jouant sur l’équilibre et la confiance absolue entre partenaires.

Le premier prototype de ce qui deviendra le fameux porté voit le jour lors d’une saison charnière. La patineuse est allongée presque à l’horizontale, soutenue uniquement par les cuisses et les avant-bras de son partenaire qui, lui, est en position très accroupie. Le risque est immense. La récompense aussi : une note de difficulté maximale et une image d’une rare beauté.

Avec le temps, la figure est peaufinée, sécurisée, embellie. Elle devient l’une des signatures du couple originel, celle que tout le monde attend, celle qui fait monter les décibels dans les arènes.

Une renaissance inattendue en 2025-2026

Lorsque Guillaume Cizeron décide de reformer un duo avec Laurence Fournier Beaudry, beaucoup s’interrogent : que va-t-il garder de son passé ? Que va-t-il réinventer ? La réponse arrive assez vite. Le porté mythique refait surface, mais transformé.

Désormais, il s’agit d’un double porté en deux temps distincts avec un changement de prise au milieu. Cette évolution permet d’augmenter encore le niveau de difficulté technique tout en conservant l’esthétique hypnotique de la version originale. Le public découvre une version modernisée, plus fluide, plus audacieuse encore.

« C’est une figure qui demande une confiance totale. Quand on est là-haut, il n’y a plus que nous deux au monde. »

Un patineur anonyme après une compétition majeure

Cette citation résume parfaitement l’état d’esprit nécessaire pour réussir un tel mouvement. Un millimètre d’écart, une hésitation infime, et tout s’effondre. Pourtant, sur la glace olympique, le duo français l’exécute avec une apparente facilité qui masque des mois, voire des années de préparation acharnée.

Technique et exigences physiques décryptées

Derrière la grâce se cache une mécanique d’une précision diabolique. Pour maintenir sa partenaire allongée sur ses cuisses pendant plusieurs secondes, le porteur doit :

  • Maintenir une flexion profonde et stable des genoux
  • Contrôler parfaitement l’axe du bassin pour ne pas basculer
  • Garder les bras et les épaules ouvertes pour équilibrer le poids
  • Anticiper le moindre mouvement de sa partenaire
  • Glisser à vitesse constante sans à-coups

De son côté, la patineuse doit absolument verrouiller son centre de gravité, garder une ligne parfaite du corps, contrôler sa respiration et faire confiance à 200 %. Une seule crispation peut tout compromettre.

Les entraîneurs estiment qu’il faut entre 800 et 1 200 répétitions pour que ce type de porté devienne vraiment fiable en compétition. Un chiffre qui donne le vertige.

L’émotion au cœur de la performance

Au-delà de la prouesse physique, c’est l’émotion qui transporte. Quand Laurence Fournier Beaudry ouvre grand les bras, le regard vers le ciel, le public ressent quelque chose de très intime : un mélange de vulnérabilité, de puissance et d’abandon. C’est là que la danse sur glace transcende le sport pour toucher à l’art pur.

De nombreux spectateurs confient que ce moment précis est celui qui leur donne des frissons à chaque visionnage. Il y a quelque chose de profondément humain dans cette position : la confiance absolue, le don de soi, la beauté fragile d’un instant suspendu.

Un atout décisif dans la course à l’or olympique

À Milan-Cortina, la concurrence est féroce. Plusieurs duos possèdent des portés impressionnants, mais peu parviennent à combiner un niveau technique maximal avec une telle charge émotionnelle. C’est précisément sur ce point que le tandem français marque des points précieux auprès des juges.

La note GOE (Grade of Execution) grimpe facilement quand l’exécution est propre et que l’interprétation touche le public. Et justement, ce porté particulier génère systématiquement une vague d’applaudissements spontanés, même avant la fin du programme.

Les observateurs s’accordent à dire que cette figure pourrait bien être l’un des éléments déterminants dans la lutte pour le podium olympique. Elle cristallise tout ce qui fait la singularité du couple : héritage prestigieux, audace technique, sensibilité artistique.

La place de la France dans la danse sur glace mondiale

Depuis plusieurs olympiades, la France brille régulièrement en danse sur glace. Le pays a su former des générations de patineurs capables de rivaliser avec les écoles russe, américaine et canadienne. Avec ce nouveau duo, une page supplémentaire s’écrit.

Laurence Fournier Beaudry apporte une touche nord-américaine, une précision presque chirurgicale héritée de sa formation initiale. Guillaume Cizeron, lui, conserve cette signature française : une musicalité exceptionnelle, une présence scénique rare, une capacité à raconter une histoire sur la glace.

Ensemble, ils incarnent une forme de synthèse parfaite entre deux cultures du patinage. Et ce porté en est le symbole le plus éclatant.

Comment les juges évaluent-ils vraiment ce mouvement ?

Dans le système actuel, un porté comme celui-ci peut atteindre le niveau 4, le maximum. Pour cela, plusieurs critères doivent être remplis :

  1. Position difficile et inhabituelle pour les deux partenaires
  2. Changement de prise visible et maîtrisé
  3. Durée significative au-dessus de la glace
  4. Stabilité et fluidité tout au long de l’élément
  5. Extension corporelle complète et lignes harmonieuses
  6. Absence de faute technique visible

Quand tous ces éléments sont réunis, le GOE peut atteindre +5, la note la plus élevée possible. C’est exactement ce que le duo a réussi à obtenir à plusieurs reprises cette saison.

Le regard des autres patineurs sur cette figure

Dans les coulisses, les réactions sont unanimes. Beaucoup de concurrents avouent admirer la prouesse tout en reconnaissant la difficulté extrême. Certains ont même tenté d’intégrer des variations similaires dans leur propre programme, sans jamais atteindre la même fluidité ni la même charge émotionnelle.

« C’est le genre de mouvement qui fait progresser tout un sport », confiait récemment un entraîneur étranger. Une reconnaissance rare dans un milieu souvent très compétitif.

Un héritage qui se transmet et se réinvente

Ce qui frappe le plus dans cette histoire, c’est la continuité. Une idée née il y a dix ans continue d’évoluer, de se transformer, de surprendre. Elle prouve que même dans un sport aussi codifié que le patinage artistique, il reste de la place pour l’innovation et la créativité.

Laurence et Guillaume ne se contentent pas de reproduire. Ils réinterprètent, ils enrichissent, ils portent l’héritage vers de nouveaux sommets. Et c’est sans doute cela qui rend leur porté si spécial aux yeux du public.

Vers une consécration olympique ?

À l’approche de l’épreuve reine de la danse sur glace, la pression monte. Mais le duo semble l’apprivoiser. Leur confiance est palpable. Chaque entraînement, chaque compétition les rapproche un peu plus de l’objectif ultime.

Et si, au bout de cette quinzaine olympique, le nom de Fournier Beaudry – Cizeron venait s’inscrire au palmarès des champions olympiques français ? Ce serait la plus belle récompense pour une figure qui, depuis sa création, n’a cessé de faire rêver.

Une chose est sûre : quand les lumières s’allumeront sur la patinoire de Milan, quand la musique commencera, quand Guillaume s’accroupira et que Laurence s’allongera sur ses genoux, le monde entier retiendra son souffle. Encore une fois.

Et ce sera magnifique.

« La glace n’est pas seulement un terrain de jeu. C’est un espace où l’on peut raconter l’impossible. »

Alors que les Jeux se poursuivent, une certitude émerge : ce porté ne sera pas oublié de sitôt. Il continuera d’inspirer, de fasciner, et peut-être même d’être copié, revisité, magnifié par d’autres générations. Car les grands moments du sport ne meurent jamais vraiment. Ils se transmettent. Comme une flamme sur la glace.

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