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Le Conseil de sécurité de l’ONU votera sur un cessez-le-feu au Soudan

Alors que le Soudan est déchiré par une guerre sanglante, l'ONU s'apprête à voter une résolution cruciale exigeant un arrêt immédiat des combats. Mais les généraux rivaux se plieront-ils aux injonctions de la communauté internationale ?

Lundi, un vote décisif du Conseil de sécurité de l’ONU pourrait changer la donne au Soudan. Alors que ce pays d’Afrique de l’Est est ravagé depuis avril par une guerre fratricide opposant deux généraux rivaux, la communauté internationale s’apprête à adopter une résolution appelant à un arrêt immédiat des hostilités. L’objectif : mettre la pression sur les belligérants pour qu’ils déposent les armes et entament de véritables négociations de paix.

Un conflit dévastateur aux conséquences humanitaires catastrophiques

Ce projet de résolution porté par le Royaume-Uni et la Sierra Leone intervient alors que la situation humanitaire au Soudan est devenue catastrophique. D’après les estimations des Nations Unies, le conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 11 millions de personnes, dont 3,1 millions vers les pays voisins. La famine menace et les violences sexuelles se multiplient.

Face à l’aggravation de la crise, le texte qui sera soumis au vote lundi exhorte les deux camps à «cesser immédiatement les hostilités» et à s’engager «de bonne foi dans un dialogue» en vue d’«un cessez-le-feu national». Il leur demande aussi de respecter le droit international humanitaire, de protéger les civils et de permettre un accès sans entrave à l’aide d’urgence.

Des généraux déterminés à l’emporter militairement

Mais convaincre les généraux Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée régulière, et Mohamed Hamdane Daglo, à la tête des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), de cesser les combats s’annonce ardu. Comme le déplorait récemment la sous-secrétaire générale de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, chacun semble en effet «persuadé de pouvoir l’emporter sur le champ de bataille».

Pression de la communauté internationale et ingérences extérieures

Si plusieurs diplomates se montrent confiants quant à l’adoption du texte, un certain flou entoure la position de la Russie, qui dispose d’un droit de véto. Moscou pourrait en effet s’opposer à certaines mentions, comme l’appel à s’abstenir «d’ingérences extérieures qui alimentent le conflit» – le Soudan accusant régulièrement les Emirats arabes unis de soutenir les FSR en leur livrant des armes.

Surveillance et vérification d’un éventuel cessez-le-feu

Autre point clé du projet de résolution : la demande faite au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de réfléchir à un système de «surveillance et de vérification» d’un éventuel accord de cessez-le-feu. Une recommandation qu’il avait lui-même formulée dans un récent rapport, tout en jugeant prématuré le déploiement d’une force onusienne pour protéger les civils.

Cessez-le-feu précédents restés lettre morte

La grande inconnue reste l’influence réelle que pourrait avoir cette résolution sur les belligérants, tant les précédents appels à déposer les armes sont restés lettre morte. En mars, une résolution exigeant un arrêt des combats pendant le ramadan n’avait pas été suivie d’effet. En juillet, le Conseil avait aussi réclamé la fin du «siège» d’el-Facher, grande ville du Darfour où sont piégés des centaines de milliers de civils. Sans succès là encore.

Plus que jamais, c’est la survie de tout un peuple qui est en jeu au Soudan. La communauté internationale doit utiliser tous les leviers diplomatiques à sa disposition pour faire taire les armes et ramener les parties à la table des négociations, avant qu’il ne soit trop tard.

Une source diplomatique impliquée dans les négociations

La paix au Soudan, un long chemin semé d’embûches

Au final, même si elle est adoptée, cette résolution de l’ONU ne constituera qu’une étape sur le long chemin menant à une paix durable au Soudan. Car pour que les armes se taisent durablement, il faudra s’attaquer aux racines profondes de ce conflit qui embrase le pays depuis plusieurs mois. Un défi de taille, tant les tensions entre les deux généraux, luttant pour le pouvoir depuis le coup d’Etat de 2021, paraissent irréconciliables à ce stade. Mais c’est tout l’enjeu des efforts diplomatiques qui s’intensifient en coulisses, pour éviter que le Soudan ne sombre définitivement dans le chaos.

Autre point clé du projet de résolution : la demande faite au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, de réfléchir à un système de «surveillance et de vérification» d’un éventuel accord de cessez-le-feu. Une recommandation qu’il avait lui-même formulée dans un récent rapport, tout en jugeant prématuré le déploiement d’une force onusienne pour protéger les civils.

Cessez-le-feu précédents restés lettre morte

La grande inconnue reste l’influence réelle que pourrait avoir cette résolution sur les belligérants, tant les précédents appels à déposer les armes sont restés lettre morte. En mars, une résolution exigeant un arrêt des combats pendant le ramadan n’avait pas été suivie d’effet. En juillet, le Conseil avait aussi réclamé la fin du «siège» d’el-Facher, grande ville du Darfour où sont piégés des centaines de milliers de civils. Sans succès là encore.

Plus que jamais, c’est la survie de tout un peuple qui est en jeu au Soudan. La communauté internationale doit utiliser tous les leviers diplomatiques à sa disposition pour faire taire les armes et ramener les parties à la table des négociations, avant qu’il ne soit trop tard.

Une source diplomatique impliquée dans les négociations

La paix au Soudan, un long chemin semé d’embûches

Au final, même si elle est adoptée, cette résolution de l’ONU ne constituera qu’une étape sur le long chemin menant à une paix durable au Soudan. Car pour que les armes se taisent durablement, il faudra s’attaquer aux racines profondes de ce conflit qui embrase le pays depuis plusieurs mois. Un défi de taille, tant les tensions entre les deux généraux, luttant pour le pouvoir depuis le coup d’Etat de 2021, paraissent irréconciliables à ce stade. Mais c’est tout l’enjeu des efforts diplomatiques qui s’intensifient en coulisses, pour éviter que le Soudan ne sombre définitivement dans le chaos.

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