Imaginez la scène : un plateau télé bien rodé, des invités détendus, une discussion qui part sur l’éducation sexuelle… et soudain, une question toute simple qui fait basculer l’ambiance dans un fou rire incontrôlable. C’est exactement ce qui s’est passé le vendredi 28 novembre 2025 sur France 5. Laurent Ruquier, habitué à tout maîtriser, s’est retrouvé complètement pris au dépourvu. Et le responsable ? Mohamed Bouhafsi, qui a osé la phrase de trop.
Le moment où tout a dérapé en direct
Ce soir-là, l’émission C à vous recevait Bérangère Krief pour parler de son spectacle où elle aborde sans filtre la découverte de son corps et de sa sexualité. L’humoriste, fidèle à elle-même, a livré une métaphore hilarante : « C’est comme si j’étais une voiture sans mode d’emploi et qu’on m’envoyait direct sur un circuit de Formule 1. » Le public rit, l’équipe aussi. L’ambiance est légère.
Puis Mohamed Bouhafsi, qui remplace Anne-Élisabeth Lemoine pendant les vacances, enchaîne sur des chiffres glaçants : une hausse de 41 % des nouveaux diagnostics VIH chez les 15-24 ans. Le ton devient plus grave. Gilles Pialoux, spécialiste des maladies infectieuses, confirme le manque criant d’éducation sexuelle à l’école, malgré les textes officiels.
Et là, le coup de théâtre.
La question qui a fait rougir (et rire) Laurent Ruquier
Mohamed Bouhafsi lâche une nouvelle statistique : « 30 % des 18-24 ans déclarent n’avoir eu aucun rapport sexuel dans l’année. Ils n’étaient que 5 % il y a vingt ans. » Silence de quelques secondes. Puis il se tourne vers Laurent Ruquier avec un sourire en coin et demande, candide : « C’est inquiétant ? »
La caméra zoome sur Ruquier. L’animateur des Grosses Têtes est déjà plié en deux de rire. Il tente de répondre, bafouille, repart dans un éclat de rire, puis finit par lâcher la réplique qui restera dans les annales :
« Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ? Je ne peux pas être partout ! »
Le plateau explose. Bérangère Krief est en larmes, Gilles Pialoux tente de garder son sérieux, même l’équipe technique rit derrière les caméras. Ruquier, rouge comme une tomate, se reprend tant bien que mal : « Bon, sérieusement… Moi je suis d’une autre génération. On n’avait rien, zéro cours, les parents ne disaient rien. On se débrouillait entre copains, avec les rumeurs et les magazines cachés sous le matelas. »
Derrière la blague, un vrai malaise générationnel
Ce qui aurait pu rester une simple vanne potache a en réalité touché un sujet profond : le fossé entre les générations sur la sexualité. Ruquier, 62 ans, représente cette époque où parler de sexe était tabou, où l’on apprenait sur le tas, souvent dans la peur et l’ignorance.
La génération Z, elle, semble faire marche arrière. Pornhub, Tinder, réseaux sociaux… tout est accessible en un clic, et pourtant, une partie des jeunes choisissent l’abstinence. Est-ce une forme de protection ? Une conséquence de l’anxiété sociale post-Covid ? Ou simplement une prise de conscience que le sexe ne doit pas être une obligation ?
Laurent Ruquier, après avoir essuyé ses larmes, a continué sur le ton de la confidence : « À mon époque, si tu disais que tu n’avais jamais fait l’amour à 20 ans, tu passais pour un extraterrestre. Aujourd’hui, c’est presque devenu une fierté pour certains. Les temps changent, et peut-être pas en mal. »
Mohamed Bouhafsi, le nouveau roi du malaise assumé
Il faut le dire : le remplaçant d’Anne-Élisabeth Lemoine ne fait pas dans la dentelle. Déjà remarqué pour ses questions directes (parfois trop), Mohamed Bouhafsi semble avoir trouvé sa marque de fabrique : poser la question que tout le monde pense mais que personne n’ose.
Rappelez-vous la semaine précédente : Laurent Baffie l’avait déjà sèchement recadré en direct. Cette fois, c’est Ruquier qui en fait les frais. Mais contrairement à Baffie, l’animateur RTL a joué le jeu jusqu’au bout, transformant la gêne en moment de télévision mémorable.
Sur les réseaux sociaux, la séquence tourne en boucle depuis 24 heures. Les commentaires fusent :
- « Ruquier en mode panique, je suis mort »
- « La réplique du siècle, il faut un Emmy pour ça »
- « Bouhafsi ne respecte rien ni personne et j’adore »
- « On veut plus de moments comme ça à la télé »
L’éducation sexuelle : toujours le parent pauvre
Au-delà de l’anecdote, la séquence a remis sur la table un débat de fond. Gilles Pialoux l’a rappelé : malgré les lois depuis 2001, l’éducation à la sexualité reste optionnelle et souvent bâclée dans les établissements. Résultat ? Des jeunes mal informés, parfois effrayés par ce qu’ils voient sur Internet, et une explosion des IST chez les plus jeunes.
Bérangère Krief, dans son spectacle, tente justement de combler ce vide avec humour et bienveillance. Elle raconte comment elle a découvert seule, à l’âge adulte, des choses que personne ne lui avait jamais expliquées. Un témoignage qui résonne chez beaucoup de femmes… et d’hommes.
Alors, Laurent Ruquier a-t-il raison de rire jaune ? Probablement. Sa génération a connu la libération sexuelle tous azimuts, souvent sans filet. La nouvelle génération, elle, semble chercher autre chose : du sens, du respect, parfois simplement du calme dans un monde hyper-sexualisé.
Un moment qui restera dans l’histoire de C à vous
Difficile de dire si Anne-Élisabeth Lemoine aurait osé poser la même question. Ce qui est sûr, c’est que Mohamed Bouhafsi marque des points en audace. Et Laurent Ruquier, même pris de court, a prouvé une fois de plus pourquoi il reste une référence en télévision : capable de transformer une situation embarrassante en séquence culte.
Preuve en est : 24 heures après, tout le monde ne parle que de ça. Les extraits tournent sur TikTok, les GIF pullulent, et la réplique « Je ne peux pas être partout » est déjà entrée dans le panthéon des moments télé cultes de 2025.
Alors oui, la télé française peut encore surprendre. Et parfois, il suffit d’une question un peu trop directe pour que tout bascule… dans le meilleur sens du terme.
À quand la prochaine ?









