Imaginez un instant : une toile de maître qui prend vie sous vos yeux, mais pas pour révéler sa beauté intemporelle… plutôt pour dissimuler un meurtre parfaitement orchestré. C’est exactement ce que promet le retour de L’Art du crime sur nos écrans. Après avoir captivé plus de cinq millions de téléspectateurs lors de ses dernières diffusions, la série policière la plus arty du service public s’apprête à signer une neuvième saison pleine de promesses, de suspense et d’émotions.
Depuis son lancement il y a neuf ans, ce programme a su conquérir un public fidèle grâce à une formule unique : associer des enquêtes criminelles haletantes à l’univers fascinant de l’histoire de l’art. Le mélange fonctionne à merveille et cette nouvelle salve ne dérogera pas à la règle. Deux épisodes inédits de 90 minutes chacun attendent les amateurs de polar cultivé dès le 19 février 2026 sur la chaîne publique, avec une mise en ligne anticipée sur la plateforme de replay.
Une saison placée sous le signe des grands maîtres
Les scénaristes ont décidé de frapper fort pour ce retour très attendu. Ils ont choisi deux figures colossales de la peinture française pour inspirer les intrigues : Paul Cézanne et Jacques-Louis David. Deux univers radicalement différents, deux atmosphères opposées, mais un point commun : l’art devient le terrain de jeu macabre d’un meurtrier particulièrement retors.
Mourir avec Cézanne : obsession et lumière provençale
Le premier volet transporte immédiatement les spectateurs dans un Paris artistique où une professeure de dessin, passionnée par l’œuvre de Cézanne, est retrouvée sans vie dans son atelier. Au même moment, son époux, lui-même peintre, s’est isolé à Aix-en-Provence, convaincu d’avoir enfin déniché l’emplacement parfait pour immortaliser la célèbre montagne Sainte-Victoire.
L’enquête va donc mener les deux protagonistes principaux loin de la capitale. Les ruelles ocre d’Aix, les carrières de Bibémus, les reflets changeants de la lumière sur la montagne mythique : tous ces éléments si chers au père de l’art moderne deviennent des indices, des pistes, parfois des fausses pistes. L’atmosphère est à la fois lumineuse et pesante, comme si le soleil provençal lui-même cachait un secret.
Ce qui rend cette intrigue particulièrement intéressante, c’est la manière dont les scénaristes parviennent à mêler la quête artistique du mari endeuillé à l’enquête policière. L’obsession de peindre la montagne exactement comme Cézanne la voyait devient presque un mobile plausible. Et si l’art pouvait pousser jusqu’au crime ?
« Quand on regarde longtemps la Sainte-Victoire, on finit par ne plus savoir si c’est elle qui nous observe ou si c’est nous qui l’inventons. »
Extrait inspiré des réflexions sur Cézanne dans l’épisode
Cette phrase pourrait parfaitement résumer l’état d’esprit dans lequel se trouve le suspect principal. Entre admiration dévorante et jalousie artistique, la frontière devient terriblement fine.
Le serment de David : drame au musée Grévin
Le second épisode prend un virage à 180 degrés. Exit les paysages ensoleillés du Sud, place à l’univers étrangement glacé du musée Grévin. Un historien spécialiste de Jacques-Louis David est découvert assassiné, mis en scène de manière glaçante dans une reproduction grandeur nature de La Mort de Marat, chef-d’œuvre révolutionnaire du peintre néoclassique.
La mise en scène est d’une précision chirurgicale. Chaque détail compte : la position du corps, le couteau, la baignoire… Rien n’est laissé au hasard. Pour avancer dans leur enquête, nos deux enquêteurs vont devoir adopter une couverture audacieuse : se faire passer pour un couple d’historiens de l’art lors d’un colloque international consacré à David.
Cette infiltration va considérablement compliquer leur relation déjà complexe. Jouer les amoureux transis devant des collègues universitaires, partager une chambre d’hôtel, feindre l’intimité… autant de situations qui vont obliger Antoine et Florence à se confronter à ce qu’ils ressentent réellement l’un pour l’autre.
Verlay et Chassagne : quand le privé rattrape le professionnel
Neuf saisons plus tard, la complicité professionnelle entre le capitaine Antoine Verlay et l’historienne de l’art Florence Chassagne reste l’un des moteurs principaux de la série. Leur duo atypique – policier pragmatique d’un côté, experte passionnée et parfois excentrique de l’autre – continue de séduire.
Mais au fil des années, les scénaristes ont savamment distillé les indices d’une attirance réciproque que les deux protagonistes refusent d’admettre. Cette saison 9 semble marquer un tournant. Les situations dans lesquelles ils se retrouvent les obligent à dépasser la simple camaraderie professionnelle.
Le faux couple formé pour l’infiltration au colloque sur David devient le révélateur de tensions longtemps contenues. Regards qui s’attardent un peu trop longtemps, silences lourds de sens, gestes qui trahissent… Les indices s’accumulent et les spectateurs, eux, retiennent leur souffle.
La question que tout le monde se pose désormais est simple : cette neuvième saison sera-t-elle celle où ils franchiront enfin le pas ? Ou continueront-ils à tourner autour du pot, comme ils le font depuis le début ?
Une réalisation élégante et soignée
Sous la direction d’Anne Péjean, ces deux épisodes bénéficient d’une réalisation particulièrement léchée. Les plans sur les œuvres d’art, les jeux de lumière, les travellings dans les musées ou les paysages provençaux : tout est pensé pour immerger le spectateur dans l’univers artistique qui sert de cadre aux intrigues.
Les reconstitutions historiques (notamment autour de la scène du meurtre inspiré de David) sont impressionnantes de précision. On sent que les équipes ont travaillé main dans la main avec des historiens de l’art pour respecter au maximum la vérité picturale tout en servant le récit policier.
Un casting cinq étoiles
Évidemment, Nicolas Gob et Éléonore Bernheim restent au centre de l’attention. Leur alchimie à l’écran n’a jamais été aussi évidente. Mais cette saison accueille également plusieurs invités de marque qui apportent une vraie densité aux intrigues.
Sans dévoiler les rôles exacts pour préserver le suspense, on peut dire que les personnages secondaires sont particulièrement bien écrits. Artistes tourmentés, universitaires ambitieux, conservateurs de musée aux agendas cachés… chacun apporte sa pierre à l’édifice narratif.
Pourquoi cette série continue de séduire après neuf saisons ?
Dans un paysage télévisuel français souvent critiqué pour son manque d’originalité, L’Art du crime fait figure d’exception. Voici quelques raisons qui expliquent son succès durable :
- Une véritable culture artistique intégrée naturellement dans l’intrigue
- Des enquêtes solides qui tiennent la route
- Un duo principal attachant et complémentaire
- Une évolution lente mais perceptible de la relation entre les deux héros
- Des lieux de tournage exceptionnels (musées, châteaux, sites historiques)
- Une réalisation soignée qui fait la part belle aux œuvres d’art
Ces ingrédients, associés à un rythme maîtrisé et à des cliffhangers bien placés, expliquent pourquoi la série reste l’une des fictions les plus regardées de la chaîne.
Que retenir avant de regarder ces deux épisodes ?
Si vous n’avez jamais vu L’Art du crime, sachez que chaque saison est relativement indépendante. Vous pouvez donc plonger directement dans cette neuvième salve sans avoir vu les précédentes. Cependant, connaître un peu le passif du duo principal enrichira considérablement votre expérience, notamment concernant leur relation personnelle.
Pour les fidèles de la première heure, préparez-vous à plusieurs moments forts :
- Une intrigue autour de Cézanne qui rend hommage à la quête obsessionnelle de la lumière et de la forme
- Une reconstitution bluffante de La Mort de Marat au musée Grévin
- Des dialogues particulièrement savoureux lors du colloque d’historiens
- Des moments de tension romantique entre nos deux héros qui font véritablement avancer leur relation
- Une dernière scène qui laisse présager de belles choses pour la suite
En conclusion, cette saison 9 s’annonce comme l’une des plus abouties de la série. Elle conserve tout ce qui fait le sel de L’Art du crime tout en faisant évoluer ses personnages dans une direction que les fans espéraient depuis longtemps.
Rendez-vous donc dès le 19 février sur la plateforme de replay, puis le jeudi 19 et le lundi 23 février 2026 à 21h10 sur l’antenne de France 2 pour découvrir ces deux nouvelles enquêtes où l’art et le crime se donnent la réplique avec une élégance mortelle.
Et vous, que pensez-vous de cette évolution de la relation entre Verlay et Chassagne ? Êtes-vous impatient de découvrir ces deux nouvelles affaires ? N’hésitez pas à partager votre ressenti en commentaire !
Petit conseil de lecture : Pour profiter pleinement de cette saison, pourquoi ne pas (re)découvrir quelques œuvres majeures de Cézanne et David avant de regarder les épisodes ? La montagne Sainte-Victoire et La Mort de Marat n’auront jamais été aussi vivantes… et menaçantes.
Maintenant que vous savez tout (ou presque) sur ce que réserve cette neuvième saison, une seule question demeure : saurez-vous résister à l’envie de lancer le premier épisode dès ce soir ?









