ActualitésInternational

La Syrie à L’ONU : Le Conseil de Sécurité Face à l’Incertitude

Le Conseil de sécurité de l'ONU, pris de court par la chute soudaine du président Assad, peine à définir une ligne claire face à une situation extrêmement mouvante en Syrie. Des défis humanitaires et sécuritaires majeurs sont en jeu...

Les événements récents en Syrie ont pris de court la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations Unies. La chute inattendue du régime de Bachar Al-Assad a plongé le pays dans l’incertitude, laissant les diplomates perplexes quant à la marche à suivre.

Un Conseil de sécurité dans l’expectative

Lors d’une réunion à huis clos, les membres du Conseil ont exprimé leur surprise face à l’évolution rapide de la situation. Comme l’a souligné l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia :

Tout le monde a été pris par surprise par les événements, tout le monde, y compris les membres du Conseil. Alors nous devons attendre de voir comment la situation va évoluer.

– Vassili Nebenzia, ambassadeur russe à l’ONU

Cette position attentiste est partagée par son homologue américain, Robert Wood, qui qualifie la situation d’« extrêmement fluide ». Face à tant d’incertitudes, le Conseil peine pour l’instant à s’exprimer d’une seule voix.

Des points de consensus malgré tout

Malgré ces hésitations, quelques lignes directrices semblent faire consensus parmi les membres du Conseil :

  • La nécessité de préserver l’intégrité territoriale et l’unité de la Syrie
  • L’impératif d’assurer la protection des populations civiles
  • Garantir l’accès de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin

Ces principes de base pourraient servir de socle à une déclaration commune dans les prochains jours, même si les ambassadeurs restent prudents sur les délais. « Nous allons voir si nous parvenons à un message uni », indique Robert Wood.

Un avenir incertain pour la Syrie

Au-delà des murs de l’ONU, c’est tout l’avenir de la Syrie qui est en jeu. La chute brutale du régime Assad ouvre une période de grande incertitude :

  • Quel nouveau pouvoir émergera des décombres de la guerre civile ?
  • Quelles forces politiques s’imposeront sur l’échiquier national ?
  • Comment assurer la stabilité et la sécurité du pays et de la région ?

Autant de questions qui restent pour l’instant sans réponse claire. Les prochaines semaines seront décisives pour dessiner les contours du futur paysage politique syrien.

L’ombre de la Russie

Dans ce contexte troublé, la position de la Russie, soutien historique du régime Assad, sera scrutée avec attention. Moscou, qui a régulièrement utilisé son droit de veto pour protéger Damas, semble pour l’instant adopter un profil bas.

De même, la question du statut de certains groupes rebelles, comme Hayat Tahrir al-Sham, qualifié d’organisation terroriste par l’ONU, n’a pas encore été abordée. Leur rôle dans la chute du régime pourrait faire évoluer la donne.

Vers une résolution de la crise syrienne ?

Malgré ces zones d’ombre, la chute d’Assad pourrait aussi offrir une opportunité historique pour résoudre un conflit qui déchire la Syrie depuis 2011. L’émergence d’un nouveau leadership et un engagement fort de la communauté internationale seront déterminants.

Le Conseil de sécurité, s’il parvient à surmonter ses divisions, aura un rôle central à jouer pour accompagner une transition pacifique et inclusive. Un défi immense, à la hauteur des souffrances endurées par le peuple syrien depuis tant d’années.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.