Et si la meilleure façon d’entrer dans une nouvelle année était de plonger dans les pages d’un bon livre ? Ce mercredi 7 janvier 2026, l’émission qui fait vibrer tous les amoureux de littérature revient sur les écrans pour un rendez-vous qui s’annonce déjà mémorable. Augustin Trapenard, avec son enthousiasme contagieux, accueille un plateau d’auteurs dont les œuvres interrogent l’histoire, la mémoire et les trajectoires humaines avec une profondeur rare.
Un plateau d’exception pour démarrer 2026
Diffusée à 21h05 sur France 5, cette première émission de l’année promet des échanges intenses et nuancés. L’animateur a choisi des écrivains dont les romans, essais ou enquêtes touchent à des périodes charnières du XXe siècle, tout en résonnant avec nos questionnements actuels. Entre fresques familiales, portraits de la France rurale et réflexions culturelles, le programme s’articule autour de cinq voix singulières qui vont dialoguer avec passion.
C’est l’occasion idéale de découvrir ou redécouvrir des plumes qui ont marqué la littérature contemporaine. Chacun des invités apporte une pierre unique à cet édifice littéraire, transformant la soirée en une véritable exploration des liens entre passé et présent.
Pierre Lemaitre clôt une saga monumentale
Impossible d’évoquer cette soirée sans commencer par la figure centrale : Pierre Lemaitre. L’auteur, couronné par le prix Goncourt en 2013 pour Au revoir là-haut, présente le dernier volume de sa grande fresque dédiée à la famille Pelletier.
Les Belles Promesses conclut une série ambitieuse qui traverse les bouleversements du XXe siècle. À travers les destinées des Pelletier, Lemaitre dépeint les mutations sociales, les crises économiques et les chocs historiques qui ont façonné la France moderne. Le roman mêle intimité des personnages et vaste fresque collective, offrant une réflexion poignante sur la manière dont l’histoire marque les vies individuelles.
Ce qui frappe dans l’œuvre de Lemaitre, c’est sa capacité à rendre palpables les grandes transformations tout en restant profondément humain. Les lecteurs retrouvent cette tension entre destin personnel et forces collectives qui a fait le succès des volumes précédents. Cette conclusion promet d’être émouvante, presque testamentaire.
Une saga qui interroge notre propre rapport à l’histoire collective.
La présence de l’auteur sur le plateau permettra sans doute d’aborder la genèse de cette entreprise littéraire colossale et les défis d’écrire sur plusieurs décennies.
Marie-Hélène Lafon et la poésie du quotidien rural
À ses côtés, Marie-Hélène Lafon apporte une touche de délicatesse et de précision. Son nouveau roman, Hors champ, explore les existences modestes dans les campagnes françaises sur plusieurs générations.
Connue pour sa plume sensible qui sait capter l’invisible, Lafon excelle dans la description des silences, des gestes répétés et des mémoires enfouies. Elle transforme la vie rurale en un territoire littéraire riche, où chaque détail compte. Ses personnages, souvent issus de milieux agricoles, portent en eux toute la complexité des trajectoires familiales marquées par le travail de la terre.
Ce roman continue l’exploration d’un univers que l’autrice maîtrise parfaitement. Elle y déploie une écriture minimaliste mais profondément évocatrice, où les paysages deviennent presque des personnages à part entière.
Les échanges avec Augustin Trapenard devraient permettre d’évoquer cette approche si particulière de la littérature : comment dire l’essentiel avec peu de mots, comment rendre visible ce qui échappe habituellement au regard.
Alix de Saint-André et les mystères du Cadre noir
Changement d’atmosphère avec Alix de Saint-André qui présente Cadre noir. L’ouvrage plonge dans l’univers fascinant de l’école équestre de Saumur, institution emblématique de l’excellence française.
Mêlant enquête personnelle et récit historique, l’autrice revisite les années Pompidou à travers le prisme de cette élite équestre. Le Cadre noir, avec ses traditions séculaires et son aura mystérieuse, devient le décor d’une exploration plus large sur la transmission, le pouvoir et l’identité nationale.
Le ton d’Alix de Saint-André, souvent teinté d’humour et de distance, promet des interventions savoureuses. Son regard à la fois tendre et critique sur ces institutions devrait enrichir les débats de la soirée.
Benjamin Dierstein et la satire politique
Pour ceux qui préfèrent les récits plus contemporains et mordants, Benjamin Dierstein apporte 14 juillet, troisième tome d’une saga qui mêle roman noir et critique sociale.
L’auteur y dépeint une France en pleine mutation, où les figures publiques croisent les trajectoires individuelles dans un ballet parfois grinçant. La satire politique se double d’une intrigue solide, typique du roman noir français contemporain.
Ce volume conclut une série qui a su captiver par sa verve et son acuité. Dierstein excelle dans l’art de montrer les coulisses du pouvoir tout en restant proche des préoccupations quotidiennes.
Sa présence au plateau devrait donner lieu à des échanges animés sur le rôle de la littérature dans la critique de la société actuelle.
Antoine Compagnon et l’année miracle 1966
Enfin, Antoine Compagnon complète ce quintet avec 1966, année mirifique. L’essayiste et académicien propose une enquête intellectuelle passionnante sur une année charnière du XXe siècle.
À travers ce prisme temporel précis, il invite à repenser les évolutions culturelles, démographiques et sociétales qui ont marqué la seconde moitié du siècle. Son approche érudite mais accessible transforme cette année en un miroir de notre modernité.
Compagnon, avec sa culture encyclopédique, devrait apporter une dimension plus large aux débats, reliant les œuvres des autres invités à des mouvements plus vastes.
Pourquoi cette émission est un rendez-vous incontournable
- Une diversité de genres : roman historique, littérature rurale, enquête, satire, essai
- Des auteurs au sommet de leur art
- Des thématiques qui résonnent avec l’actualité
- Les échanges toujours profonds d’Augustin Trapenard
Cette combinaison de voix différentes promet une table ronde où les points de vue se confronteront avec intelligence. L’histoire personnelle croise l’Histoire collective, la campagne rencontre les institutions prestigieuses, la satire politique dialogue avec l’analyse culturelle.
Augustin Trapenard, maître dans l’art de faire parler les auteurs de leur processus créatif, devrait réussir à tisser des liens subtils entre ces univers apparemment disparates. On peut s’attendre à des moments de grâce, où une phrase d’un invité fera écho à l’œuvre d’un autre.
Pour les téléspectateurs, c’est l’occasion de découvrir des livres qui pourraient marquer cette année littéraire 2026. Chaque ouvrage présenté offre une porte d’entrée différente dans la compréhension de notre monde : par la grande histoire, par les silences du quotidien, par les institutions, par la critique ou par l’analyse culturelle.
Plus qu’une simple présentation d’ouvrages, l’émission devient un espace de réflexion collective sur ce que signifie écrire aujourd’hui. Comment la littérature peut-elle encore nous aider à comprendre les bouleversements que nous vivons ? Comment les récits individuels éclairent-ils les mouvements collectifs ?
Cette première émission de l’année pose ainsi les bases d’une saison qui s’annonce riche. Elle rappelle pourquoi ce programme reste une référence : parce qu’il traite la littérature comme une affaire sérieuse mais toujours vivante, passionnée, accessible.
Que vous soyez un lecteur assidu ou simplement curieux, ce 7 janvier offre une belle opportunité de se laisser emporter par des plumes exceptionnelles. Dans un monde souvent bruyant, ces voix littéraires apportent une forme de respiration, d’intelligence sensible.
La littérature, telle que présentée ici, n’est pas un refuge nostalgique mais un outil vivant pour penser le présent. À travers ces cinq auteurs, c’est toute la richesse de la création contemporaine française qui se déploie.
Alors, prêt à allumer votre télévision ce mercredi soir ? Cette soirée pourrait bien vous donner envie de courir chez votre libraire dès le lendemain. Parce qu’au fond, les belles histoires commencent toujours par un bon livre – ou par une émission qui sait les mettre en lumière.
En attendant, on peut déjà imaginer les débats : comment Lemaitre conclura-t-il sa fresque ? Lafon saura-t-elle transmettre l’émotion de ses paysages ? Saint-André nous fera-t-elle sourire en évoquant le Cadre noir ? Dierstein piquera-t-il là où ça fait mal ? Et Compagnon nous éclairera-t-il sur les racines de notre présent ?
Autant de questions qui trouveront leurs réponses dans cette émission qui s’annonce comme un des temps forts de ce début d’année télévisuelle. Un moment où la littérature redevient, le temps d’une soirée, le centre de nos attentions.
Parce qu’après tout, commencer 2026 avec de tels invités, c’est déjà signe que l’année littéraire sera belle.









