Culture

La Grande Librairie : Invités Exceptionnels du 28 Janvier 2026

Ce soir sur France 5, Augustin Trapenard reçoit Charlotte Casiraghi qui dévoile son nouvel essai philosophique saisissant. Mais que révèle vraiment « La Fêlure » sur nos fragilités les plus profondes ? Les autres invités promettent aussi des échanges intenses…

Imaginez un mercredi soir d’hiver où les lumières tamisées d’un plateau télé deviennent soudain le théâtre d’idées puissantes, de récits intimes et de réflexions qui bousculent. Ce 28 janvier 2026, Augustin Trapenard ouvre les portes de La Grande Librairie sur France 5 et réunit cinq plumes parmi les plus singulières du paysage littéraire actuel. Au milieu de ce plateau d’exception, une invitée attire tous les regards : Charlotte Casiraghi, dont le nouvel essai philosophique promet de marquer les esprits.

Un plateau littéraire sous le signe de la profondeur et de l’émotion

Chaque semaine, l’émission parvient à transformer une simple discussion autour de livres en véritable moment de partage intellectuel et sensible. Ce rendez-vous du 28 janvier ne déroge pas à la règle. Les thèmes abordés oscillent entre fragilité humaine, mémoire collective, amour perdu et résistance face à l’adversité. Une diversité qui promet des échanges riches et inattendus.

Derrière cette apparente disparité se dessine pourtant un fil rouge : la manière dont l’écriture permet de nommer l’indicible, de réparer ce qui s’est brisé ou simplement de regarder en face ce qui nous traverse. Augustin Trapenard, avec sa bienveillance habituelle et son exigence intellectuelle, saura sans doute faire émerger des vérités que les livres seuls ne suffisent pas toujours à révéler.

Charlotte Casiraghi et « La Fêlure » : une méditation incarnée sur la vulnérabilité

Difficile de passer à côté de l’événement que constitue la venue de Charlotte Casiraghi. Fille de la princesse Caroline de Monaco, elle s’impose depuis plusieurs années comme une voix philosophique à part entière. Avec La Fêlure, publié chez Julliard, elle signe un texte dense, à la fois personnel et universel.

« En chacun de nous une fêlure passe, elle menace l’ensemble, l’organise, elle est notre chance et notre péril le plus haut », écrit-elle. Cette phrase pourrait presque résumer à elle seule l’essence de l’ouvrage. L’autrice y explore ces lignes de fracture invisibles qui courent sous la surface de nos vies, ces moments où tout vacille sans forcément s’effondrer de manière spectaculaire.

Ce qui frappe dans son approche, c’est la manière dont elle refuse toute forme de détachement théorique. Sa réflexion est « vivante, littéraire, incarnée ». Elle convoque les tragédies personnelles autant que les drames historiques pour montrer comment la faille peut devenir le lieu d’un amour plus intense, d’une pensée plus aiguë. Une invitation à ne plus fuir nos fragilités, mais à les traverser.

Il y a des effondrements visibles et spectaculaires, et des craquelures minuscules en surface, dont on ne prend conscience qu’après, une fois qu’on est brisé.

Cette phrase résonne comme un avertissement doux et terrible à la fois. Elle rappelle que le désastre ne prévient pas toujours avec fracas. Parfois il s’insinue, goutte après goutte, jusqu’à ce que le vase soit plein. Charlotte Casiraghi propose alors de faire de cette conscience retrouvée un levier de transformation plutôt qu’une condamnation.

Jean-Marie Gustave Le Clézio : un hommage vibrant au Mexique éternel

À 86 ans, le prix Nobel de littérature 2008 continue d’étonner par sa curiosité intacte et son attachement viscéral aux terres qui l’ont marqué. Dans Trois Mexique paru chez Gallimard, il rend un hommage poignant à trois figures qui incarnent pour lui l’âme de ce pays où il a vécu une quinzaine d’années.

Sœur Juana Inés de la Cruz, la grande poétesse baroque du XVIIe siècle, Juan Rulfo, maître du réalisme magique, et Luis González y González, historien et essayiste, sont les trois portraits qui composent ce triptyque. Le Clézio ne se contente pas de retracer leurs parcours : il cherche à saisir ce qui, dans leur œuvre et leur vie, reste indissociable du sol mexicain.

Le lecteur est invité à un voyage sensoriel autant qu’intellectuel. On sent la poussière ocre des routes, on entend les voix anciennes portées par le vent, on comprend pourquoi ce pays continue de hanter l’imaginaire de l’écrivain. Une leçon de modestie face à une culture qui ne s’apprivoise jamais complètement.

Éric Vuillard : l’enfance de la violence américaine

Avec Les Orphelins chez Actes Sud, Éric Vuillard poursuit son exploration des moments où l’Histoire bascule sans que personne ne s’en rende vraiment compte sur le moment. Cette fois, il choisit de raconter l’enfance de Billy the Kid, ce jeune garçon issu d’une famille misérable devenu l’une des figures les plus mythifiées de l’Ouest américain.

L’auteur ne cherche pas à romancer le personnage. Au contraire, il montre comment les conditions sociales, la pauvreté extrême et l’absence de protection ont fabriqué peu à peu ce que la légende transformera en hors-la-loi romantique. Une manière habile de questionner les origines du pouvoir et de la violence aux États-Unis.

Le récit mêle avec brio le destin individuel et les grandes forces collectives. On y lit en filigrane une réflexion sur la façon dont une société produit ses propres monstres, puis les célèbre. Un livre sec, précis, presque documentaire, mais qui atteint par moments une intensité romanesque rare.

Mathieu Simonet : quinze ans d’amour et l’art du deuil libre

Le ton change radicalement avec Le Grain beauté publié chez Philippe Rey. Mathieu Simonet y raconte quinze années d’une relation amoureuse profonde, suivie par la perte brutale de l’être aimé. Pourtant, loin du pathos attendu, le texte se veut lucide, presque apaisé.

L’auteur interroge ce qui reste quand l’autre disparaît : les gestes quotidiens, les mots échangés, les silences partagés. Il pose surtout une question vertigineuse : peut-on faire le deuil tout en restant libre ? Peut-on continuer à aimer sans être enchaîné par la nostalgie ou la culpabilité ?

Le livre est d’une délicatesse rare. Il évite les grands effets pour privilégier la nuance, le détail qui fait surgir l’émotion. Une lecture qui touche profondément ceux qui ont connu la perte, tout en offrant des pistes pour apprivoiser ce qui semble impossible à accepter.

Marianne Chaillan : résister pour survivre

Philosophe et essayiste reconnue, Marianne Chaillan publie Survivre aux éditions de L’Observatoire. Face à la disparition inéluctable de ceux qu’on aime, elle refuse la résignation. Sa réponse est claire et combative : « En résistant ! ».

Mais que signifie résister quand la mort a déjà frappé ? Pour l’autrice, c’est d’abord refuser l’effacement des traces laissées par l’absent. C’est continuer à parler de lui, à faire vivre ses idées, à transmettre ce qu’il nous a appris. C’est aussi se battre contre l’oubli collectif qui menace les mémoires individuelles.

Le texte est traversé par une énergie vitale qui contraste avec le sujet. Marianne Chaillan montre que le deuil n’est pas une capitulation, mais une forme de combat permanent pour que l’amour ne s’éteigne pas avec la personne aimée.

Thomas Schlesser : la poésie comme révélation inattendue

Enfin, Le Chat du jardinier chez Albin Michel apporte une note plus lumineuse et poétique à ce plateau. Thomas Schlesser imagine la rencontre improbable entre une professeure de français à la retraite et un jardinier d’une grande sensibilité.

À travers leurs échanges, c’est tout un monde qui s’ouvre : celui de la poésie qui n’appartient pas aux seuls lettrés. Le jardinier, hypersensible aux formes et aux silences de la nature, découvre Baudelaire, Rimbaud, Apollinaire grâce à cette vieille dame qui voit en lui un esprit naturellement poétique.

Le livre est une ode à la transmission, à la beauté qui surgit là où on ne l’attend pas, et à la capacité de chacun – quel que soit son parcours – à être bouleversé par les mots justes. Une parenthèse douce au milieu de sujets plus âpres.

Pourquoi ce plateau résonne particulièrement en 2026 ?

Dans un monde saturé d’informations rapides et souvent violentes, prendre le temps d’écouter cinq auteurs parler de leurs livres pendant plus d’une heure relève presque de l’acte militant. Cette émission rappelle qu’il existe encore des espaces où la pensée lente, la nuance et l’émotion ont droit de cité.

Les thèmes abordés – fragilité, perte, résistance, transmission – touchent à ce que nous vivons collectivement depuis plusieurs années : crises multiples, deuils personnels et sociaux, recherche de sens dans un chaos qui semble s’installer durablement. Ces livres ne proposent pas de solutions miracles, mais des manières d’habiter le monde malgré tout.

La présence de Charlotte Casiraghi, figure à la fois médiatique et intellectuelle, ajoute une dimension supplémentaire. Elle incarne ce pont entre une certaine idée de l’élégance héritée et une pensée contemporaine exigeante. Sa participation rappelle que la philosophie n’est pas réservée à une élite universitaire, mais qu’elle peut s’incarner dans des parcours inattendus.

Ce que l’on retient surtout de cette émission

Au-delà des livres présentés, ce qui marque c’est la façon dont Augustin Trapenard parvient à créer un espace de confiance où chacun peut livrer une part intime de son travail. On sent que les auteurs ne viennent pas seulement promouvoir un ouvrage : ils viennent partager une quête, une blessure parfois, une espérance surtout.

Dans un paysage audiovisuel souvent polarisé ou spectaculaire, La Grande Librairie continue de défendre une certaine idée de la culture : exigeante sans être élitiste, profonde sans être austère, humaine avant tout. Ce 28 janvier 2026, le plateau s’annonce comme l’un des plus riches et des plus touchants de la saison.

Alors, calepin en main ou simple tasse de thé à portée, installez-vous confortablement ce soir. Vous risquez fort de quitter l’émission avec une liste de cinq nouveaux livres à lire… et quelques questions essentielles à vous poser longtemps après le générique de fin.

« La littérature n’empêche pas les catastrophes, mais elle nous aide à les traverser avec un peu plus de clarté et beaucoup plus d’humanité. »

Inspiré des échanges attendus sur le plateau

Et vous, quel livre de ce plateau vous intrigue le plus ? Quelle fêlure portez-vous en vous et comment l’avez-vous transformée ? Les livres de ce soir pourraient bien vous aider à trouver vos propres réponses.

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