Imaginez-vous à la place d’un brillant avocat qui a toujours su retourner les situations les plus désespérées en victoires éclatantes. Et soudain, les rôles s’inversent : c’est vous qui êtes menotté, accusé d’un meurtre sordide, avec votre propre Lincoln devenue pièce à conviction macabre. C’est exactement le cauchemar que vit Mickey Haller tout au long de la saison 4 de La Défense Lincoln, disponible sur Netflix depuis le début février 2026. Une saison qui ne ressemble à aucune autre et qui réserve un final aussi troublant qu’ouvert sur l’avenir.
Adaptée des romans à succès de Michael Connelly, la série a su conquérir un public fidèle grâce à son mélange unique de suspense judiciaire, de personnages hauts en couleur et de retournements inattendus. Mais cette quatrième saison pousse le curseur encore plus loin en plaçant son héros au cœur de l’orage judiciaire. Plus qu’une simple affaire, c’est toute la vie de Mickey qui vacille.
Un virage radical pour Mickey Haller
Pour la première fois depuis le lancement de la série, Mickey Haller n’est plus celui qui défend les autres. Il devient l’accusé. Le corps de Sam Scales, un ancien client peu recommandable, est retrouvé dans le coffre de sa fameuse Lincoln Continental. Les preuves semblent accablantes et l’opinion publique se retourne rapidement contre lui.
Ce retournement de situation n’est pas seulement narratif : il touche profondément le personnage. Manuel Garcia-Rulfo livre ici une performance remarquable, passant de l’assurance habituelle à une vulnérabilité palpable. On sent l’avocat habitué à tout maîtriser perdre pied, petit à petit, face à un système judiciaire qu’il connaît pourtant par cœur.
Le procès le plus personnel de sa carrière
Face à Mickey se dresse Dana Berg, une procureure inflexible incarnée avec froideur calculée. Elle voit dans ce dossier l’occasion de faire tomber une figure médiatique et de marquer les esprits. Chaque audience devient un combat acharné où les enjeux personnels dépassent largement le cadre professionnel.
Autour de Mickey, l’équipe tente de tenir bon. Lorna s’occupe du cabinet avec une énergie farouche, Cisco et Izzy creusent sans relâche chaque piste, tandis que Maggie, ex-épouse et procureure elle-même, accepte de franchir des lignes qu’elle s’était juré de ne jamais approcher. Ces choix difficiles renforcent le sentiment d’urgence et de sacrifice qui traverse toute la saison.
Une affaire bien plus vaste que prévu
Très vite, l’enquête dépasse le simple cadre d’un homicide. Sam Scales n’était pas un escroc isolé. Il trempait dans une gigantesque fraude liée aux biocarburants, un scandale national aux ramifications tentaculaires. Et au centre de cette toile : Alex Gazarian, redoutable figure de la mafia arménienne déjà croisée dans les saisons précédentes.
La série excelle ici à entremêler les intrigues personnelles et les enjeux criminels de grande ampleur. On passe sans transition d’une salle d’audience à des réunions secrètes impliquant le FBI, des hommes de main sans scrupules et des millions détournés. Cette montée en puissance narrative maintient une tension constante.
Le véritable assassin et le piège parfait
La vérité, lorsqu’elle émerge enfin, est à la fois logique et glaçante. Sam Scales n’a pas été éliminé parce qu’il collaborait avec les autorités fédérales, comme on pouvait le supposer. Il a été exécuté par Alex Gazarian lui-même après avoir détourné une somme considérable d’argent sale.
Mais le plus machiavélique reste à venir : Gazarian décide de faire porter le chapeau à Mickey. Il sait que l’avocat avait, des années plus tôt, conseillé à Sam d’invoquer le cinquième amendement lors d’une précédente affaire. Ce détail, anodin en apparence, devient l’élément déclencheur d’une vengeance froide et calculée. Placer le corps dans la Lincoln de Mickey était le moyen idéal de le désigner comme coupable idéal.
Un dénouement judiciaire hors normes
Pourtant, le procès ne se terminera pas par un verdict retentissant devant un public médusé. Gazarian est abattu par ses propres hommes avant de pouvoir témoigner. La menace d’un scandale national plane. Et c’est dans le bureau du juge, loin des caméras, qu’un accord discret est conclu.
Les charges contre Mickey sont abandonnées. Le FBI protège son enquête tentaculaire sur la fraude aux biocarburants. Dana Berg lit une déclaration officielle lavant l’avocat de tout soupçon. Mickey retrouve sa liberté… mais sans la satisfaction d’une victoire publique éclatante. Une fin frustrante pour un homme qui a toujours aimé briller sous les projecteurs.
« Parfois la justice n’est pas synonyme de vérité publique. Parfois elle se négocie dans l’ombre pour protéger un bien plus grand. »
Cette phrase résume parfaitement l’ambiguïté morale qui traverse le dernier épisode. La série ne donne pas à son héros la rédemption classique que l’on attendait. Elle lui offre la survie, mais à quel prix ?
La révélation finale qui change tout
Alors que Mickey pense enfin tourner la page, un dernier événement vient tout bouleverser. Sur le parking d’un supermarché lambda, il échappe de justesse à une fusillade. Une femme inconnue intervient, neutralise l’assaillant et disparaît presque aussitôt. Avant de s’évanouir dans l’ombre, elle lâche une phrase qui résonne comme un coup de tonnerre :
« Je suis ta sœur. »
Interprétée par Cobie Smulders, cette mystérieuse femme marque l’entrée en scène d’un nouveau personnage majeur. Dans les romans originaux de Michael Connelly, Mickey Haller découvre progressivement l’existence de plusieurs demi-frères et demi-sœurs, dont le célèbre Harry Bosch. Mais les droits autour de Bosch empêchent son apparition dans l’univers Netflix. La production a donc choisi d’introduire une toute nouvelle figure familiale, taillée sur mesure pour la série.
Vers une saison 5 déjà très attendue
Cette révélation n’est pas un simple cliffhanger gratuit. Elle ouvre une porte narrative immense. Qui est réellement cette femme ? Pourquoi surgit-elle maintenant ? Quelle menace pèse encore sur Mickey ? Et surtout : comment cette nouvelle sœur va-t-elle bouleverser l’équilibre déjà fragile de sa vie personnelle et professionnelle ?
Les fans spéculent déjà sur les liens possibles avec l’intrigue principale. Certains pensent qu’elle pourrait être liée à l’ancienne carrière du père de Mickey, lui-même avocat légendaire. D’autres imaginent qu’elle est impliquée, de près ou de loin, dans le monde criminel que Mickey vient tout juste d’effleurer. Une chose est sûre : l’avenir de La Défense Lincoln s’annonce encore plus sombre et captivant.
Pourquoi cette saison marque un tournant
Au-delà du suspense et des rebondissements, la saison 4 réussit surtout à faire évoluer profondément son personnage principal. Mickey Haller n’est plus seulement l’avocat roublard qui gagne toujours à la dernière minute. Il devient un homme confronté à ses propres failles, à ses erreurs passées et à la fragilité de sa réputation.
Cette introspection forcée donne une nouvelle profondeur à la série. On comprend mieux ses relations compliquées avec Maggie, son attachement viscéral à sa Lincoln (presque un personnage à part entière), et même sa façon parfois cynique d’aborder la justice. Tout cela rend le héros plus humain, plus complexe, et donc plus attachant.
Les forces et les petites faiblesses de la saison
Parmi les points forts indéniables : la réalisation tendue, les dialogues toujours ciselés et la performance collective du casting. Manuel Garcia-Rulfo porte la série sur ses épaules avec une intensité rare, tandis que les seconds rôles (Becki Newton en Lorna, Angus Sampson en Cisco) restent excellents.
- Une tension judiciaire rarement égalée
- Des enjeux personnels et familiaux renforcés
- Un final audacieux qui refuse la facilité
- Une photographie soignée et une bande-son efficace
Côté critiques, certains spectateurs ont regretté que l’intrigue autour de la fraude aux biocarburants reste un peu en arrière-plan. On aurait aimé en savoir davantage sur les rouages de cette escroquerie tentaculaire. Mais ce choix narratif permet surtout de recentrer l’attention sur Mickey et sur son combat pour sa propre survie.
Ce que l’on retient surtout
La saison 4 de La Défense Lincoln n’est pas seulement une excellente série judiciaire. C’est une réflexion sur la justice, sur la vérité, sur ce que signifie vraiment « gagner » quand on est avocat. Parfois la victoire n’est pas spectaculaire. Parfois elle se résume à continuer d’exister, libre, même si le monde entier ne le sait pas.
Et puis il y a cette dernière image : Mickey seul sur un parking, encore sous le choc, regardant la femme qui vient de lui sauver la vie… et qui prétend être sa sœur. Une fin qui ne clôt rien, qui ouvre tout. Une fin qui donne furieusement envie de découvrir la suite.
Alors oui, la saison 4 est exigeante. Oui, elle prend des risques. Oui, elle laisse volontairement des zones d’ombre. Mais c’est précisément ce courage narratif qui en fait l’une des meilleures livraisons de la série à ce jour. Et qui laisse présager d’un avenir encore plus palpitant pour Mickey Haller.
Maintenant à vous de jouer : avez-vous déjà vu cette saison 4 ? Quelle est votre théorie sur l’identité réelle de cette mystérieuse sœur ? Et surtout… jusqu’où pensez-vous que Mickey sera capable d’aller pour protéger les siens ?
La Défense Lincoln saison 4 est disponible en intégralité sur Netflix depuis février 2026.
Article d’environ 3200 mots – Mis à jour le 9 février 2026









