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John Daghita : Le Scandale du Vol de 40M$ en Crypto du Gouvernement US

Un jeune homme aurait détourné plus de 40 millions de dollars en cryptos directement depuis des portefeuilles contrôlés par le gouvernement américain. L'accusation pointe vers un lien familial avec un prestataire officiel de garde... mais comment a-t-il pu accéder à ces fonds ultra-sécurisés ? La suite va vous surprendre.

Imaginez un instant : des milliards de dollars en cryptomonnaies saisis par les autorités fédérales américaines, stockés dans des portefeuilles censés être inviolables, et soudain, des dizaines de millions disparaissent sans laisser de trace évidente. C’est précisément ce scénario glaçant qui secoue actuellement la communauté crypto et interroge les plus hautes sphères du gouvernement américain. Au cœur de cette affaire hors norme : un individu discret nommé John Daghita.

Ce nom, encore inconnu du grand public il y a quelques jours, est désormais associé à l’une des plus graves allégations de vol interne jamais révélées dans l’univers des actifs numériques. Des fonds provenant notamment de l’historique piratage Bitfinex de 2016, récupérés après des années d’enquêtes, auraient été siphonnés par quelqu’un qui n’aurait jamais dû y avoir accès. Comment un tel manquement a-t-il pu se produire au sein même des systèmes de garde officiels ?

Un vol audacieux au cœur des institutions fédérales

L’histoire commence par une série d’observations sur la blockchain, cet immense registre public et immuable. Des mouvements inhabituels attirent l’attention d’un analyste respecté dans le milieu. Des dizaines de millions de dollars en cryptomonnaies quittent des adresses connues pour appartenir à des entités gouvernementales. Le montant évoqué dépasse largement les 40 millions de dollars, avec des transferts remontant à mars 2024 et même avant.

Ce qui rend l’affaire particulièrement troublante, c’est le profil présumé de l’auteur. Il ne s’agirait pas d’un hacker anonyme opérant depuis un sous-sol obscur à l’autre bout du monde, mais d’une personne liée de près à l’écosystème de la garde institutionnelle des cryptos aux États-Unis. Une proximité qui soulève immédiatement la question de l’accès privilégié et des failles potentielles dans les protocoles de sécurité.

Qui est vraiment John Daghita ?

Derrière ce nom se cache également une identité en ligne : « Lick ». Ce pseudonyme circulait depuis plusieurs mois sur certaines plateformes de messagerie et forums crypto. L’individu se vantait parfois de posséder des soldes impressionnants, sans que personne ne fasse le lien avec des fonds publics jusqu’à récemment.

Les investigations ont révélé que John Daghita serait le fils du dirigeant d’une société spécialisée dans la gestion d’actifs numériques saisis. Cette entreprise, basée en Virginie, détient un contrat actif avec les services fédéraux pour la conservation et la disposition de certaines cryptomonnaies classées comme nécessitant des solutions de garde spécifiques. Une position qui offre théoriquement un accès technique et informationnel privilégié.

Comment un membre de la famille aurait-il pu exploiter cette situation ? Les détails précis restent flous, mais les traces on-chain suggèrent une exploitation méthodique et répétée sur plusieurs mois, voire années. Des transferts progressifs, des consolidations de fonds vers des portefeuilles personnels, tout semble indiquer une connaissance intime des adresses concernées.

« Les plus grandes failles de sécurité viennent souvent de l’intérieur, quand la confiance est mal placée. »

Proverbe revisité dans le monde de la cybersécurité crypto

Cette citation prend tout son sens ici. Car au-delà du montant volé, c’est la confiance même dans les institutions chargées de gérer les avoirs saisis qui est mise à mal.

Les origines : le hack Bitfinex et les fonds saisis

Pour comprendre l’ampleur du scandale, il faut remonter à 2016. Une plateforme d’échange majeure subit l’un des plus gros piratages de l’histoire crypto : environ 120 000 bitcoins sont dérobés. Après des années d’enquêtes internationales, une partie significative de ces fonds est récupérée et placée sous scellés par les autorités américaines.

Ces actifs, une fois saisis, doivent être conservés en attendant les procédures judiciaires ou la vente aux enchères. C’est précisément dans ce cadre que des entreprises privées interviennent pour fournir des solutions de custody adaptées aux exigences fédérales. Les cryptomonnaies « exotiques » ou nécessitant des protocoles spécifiques ne peuvent pas être gérées comme du Bitcoin classique.

Parmi les portefeuilles concernés par les mouvements suspects figurent donc des adresses liées à cette récupération Bitfinex. Un transfert notable de 24,9 millions de dollars en mars 2024 a particulièrement attiré l’attention. D’autres flux, remontant à plus de 90 millions de dollars cumulés en activités suspectes, ont été identifiés au fil des analyses.

Comment tout a basculé : une dispute sur Telegram

L’élément déclencheur de cette révélation spectaculaire ? Une simple conversation sur Telegram. Deux personnes se lancent dans un défi « band-for-band », consistant à montrer qui contrôle le plus gros portefeuille. Dans un élan d’orgueil, l’une d’elles – identifiée plus tard comme étant liée à « Lick » – partage son écran.

On y voit un wallet Exodus contenant une adresse Tron avec environ 2,3 millions de dollars, puis un transfert live de 6,7 millions en Ether. Au total, près de 23 millions de dollars sont consolidés dans une adresse traçable jusqu’à une source gouvernementale. Cette erreur monumentale a permis de relier les points et de remonter la piste.

  • Écran partagé imprudent montrant des soldes massifs
  • Transfert en direct filmé, prouvant le contrôle
  • Consolidation vers une adresse liée aux saisies fédérales

Ces éléments, combinés à des analyses approfondies des flux on-chain, ont permis de construire un dossier accablant. Bien que rien n’ait encore été prouvé devant un tribunal, les preuves circulent largement dans la communauté.

Les failles systémiques de la garde crypto fédérale

Cette affaire ne se limite pas à un vol isolé. Elle met en lumière des problèmes structurels bien plus larges. Les autorités américaines gèrent des milliards en cryptomonnaies saisies chaque année. Or, plusieurs rapports ont déjà pointé du doigt des difficultés à inventorier précisément ces actifs.

En 2025, les adresses illicites ont reçu un record de 154 milliards de dollars, selon certaines estimations. Face à ce volume, les systèmes de custody doivent être irréprochables. Pourtant, des contrats sont attribués à des acteurs privés, parfois contestés par des concurrents pour manque de certifications ou risques de conflits d’intérêts.

Dans le cas présent, l’entreprise impliquée avait déjà fait l’objet d’une protestation auprès des instances de contrôle fédérales. Bien que rejetée, cette contestation soulignait déjà des interrogations sur la robustesse des processus. Aujourd’hui, ces doutes resurgissent avec force.

Impact sur le marché et confiance des investisseurs

Paradoxalement, cette affaire survient dans un marché relativement calme sur le plan des prix. Le Bitcoin oscille autour de 87 000 dollars, l’Ethereum montre une légère reprise, tandis que Solana subit quelques corrections. Les volumes restent solides, mais l’attention se porte davantage sur les flux macroéconomiques que sur ce scandale de custody.

Cependant, pour les investisseurs institutionnels et les États qui envisagent de saisir ou de conserver des cryptos, l’impact psychologique est réel. Si même les portefeuilles fédéraux ne sont pas à l’abri d’un détournement interne, comment garantir la sécurité des fonds privés ?

Les appels à plus de transparence et à des audits indépendants se multiplient. Certains plaident pour des solutions multi-signatures obligatoires, d’autres pour une séparation stricte entre employés et famille des prestataires.

Que va-t-il se passer ensuite ?

Pour l’instant, aucune charge officielle n’a été retenue contre John Daghita. Les enquêtes, si elles sont lancées, pourraient prendre des mois. La blockchain offre des preuves solides, mais transformer ces données en dossier judiciaire demande du temps et des expertises supplémentaires.

En attendant, la communauté crypto suit l’évolution de près. Des comptes liés à l’entreprise mise en cause ont été désactivés sur les réseaux sociaux, signe que la pression monte. Des messages provocateurs attribués à l’intéressé circulent encore, mais ils semblent de plus en plus isolés.

Cette affaire rappelle une vérité implacable : dans l’univers crypto, la technologie est neutre. Ce sont les humains qui en définissent l’usage, pour le meilleur… ou pour le pire. Et quand la confiance institutionnelle vacille, c’est tout l’écosystème qui tremble.

Restez vigilants. Les prochaines semaines pourraient apporter de nouveaux développements majeurs dans ce dossier qui pourrait bien devenir l’un des scandales les plus marquants de l’année en matière de sécurité des actifs numériques.

Points clés à retenir

  • Plus de 40 millions de dollars en cryptos présumés détournés de portefeuilles gouvernementaux
  • Lien familial présumé avec un prestataire officiel de custody
  • Traces on-chain menant à des fonds issus du hack Bitfinex 2016
  • Déclencheur : une vantardise maladroite sur Telegram
  • Questions massives sur la sécurité des actifs saisis par l’État

L’affaire John Daghita n’est pas seulement une histoire de vol. C’est un miroir grossissant des défis que pose la gestion des cryptomonnaies dans un cadre institutionnel. Entre technologie de pointe et faiblesses humaines, le chemin vers une garde réellement sécurisée reste long.

Et vous, que pensez-vous de cette affaire ? La confiance dans les systèmes de custody fédéraux est-elle encore possible après un tel épisode ?

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