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Imran Khan Perd Presque Toute la Vision d’un Œil en Prison

L'ex-Premier ministre Imran Khan a perdu presque toute la vision de son œil droit en prison, avec seulement 15 % restant. Son avocat dénonce une négligence médicale grave... mais que va décider la Cour suprême ?
L’ancien Premier ministre pakistanais Imran Khan traverse une épreuve particulièrement alarmante en ce moment : il a perdu la quasi-totalité de la vision de son œil droit. Cette révélation, faite par son avocat après une visite récente en prison, soulève de sérieuses questions sur les conditions de détention de cet homme politique emblématique. Au-delà des aspects judiciaires qui le maintiennent derrière les barreaux depuis plusieurs années, cette dégradation de sa santé oculaire met en lumière des préoccupations plus larges sur le traitement réservé aux détenus de haut profil.

Une santé qui se dégrade en détention

Imran Khan, figure charismatique du Pakistan, ancien capitaine de cricket devenu dirigeant du pays, purge actuellement une peine de prison dans des conditions qui font débat. Son avocat a récemment pu s’entretenir avec lui et a constaté une situation préoccupante concernant sa vue. L’œil droit n’aurait plus que 15 % de vision fonctionnelle, ce qui représente une perte massive de près de 85 %.

Cette perte de vision n’est pas survenue du jour au lendemain. Selon les déclarations rapportées, les problèmes ont commencé il y a plusieurs mois, avec une vision floue et brouillée qui s’est progressivement aggravée. Imran Khan aurait signalé ces symptômes à plusieurs reprises sans obtenir de réponse rapide ou adéquate de la part des autorités pénitentiaires.

Le diagnostic posé pointe vers une occlusion de la veine centrale de la rétine à l’œil droit, une affection grave liée à un caillot sanguin qui peut causer des dommages irréversibles si elle n’est pas traitée promptement. Malgré une intervention médicale qui a eu lieu début 2026, incluant une injection, les résultats restent très limités.

Les détails de la visite de l’avocat

L’avocat, qui a pu rencontrer Imran Khan en prison cette semaine, a décrit un entretien émouvant. L’ancien Premier ministre avait les yeux larmoyants et les essuyait fréquemment, signe visible d’une irritation persistante. Il a exprimé sa frustration face à des troubles visuels constants qui impactent son quotidien en cellule.

Cette rencontre, rare en raison des restrictions sur les visites, a permis de recueillir des précisions sur l’évolution des symptômes. Jusqu’à octobre 2025, la vision était normale dans les deux yeux. Puis est apparue une gêne progressive, ignorée selon les dires, jusqu’à une perte brutale et sévère.

L’avocat a remis un rapport détaillé à la Cour suprême, réclamant des soins appropriés et une évaluation indépendante. Cette démarche vise à obtenir une prise en charge urgente pour éviter toute aggravation supplémentaire.

Les accusations de négligence médicale

La famille d’Imran Khan n’hésite pas à pointer du doigt une négligence délibérée. Le fils de l’ancien dirigeant a publiquement accusé les autorités de refuser un traitement adapté, reliant cette dégradation à des conditions de détention prolongées et restrictives. Il évoque une responsabilité directe des pouvoirs en place dans cette perte visuelle.

Ces allégations s’inscrivent dans un contexte plus large où les proches et les soutiens d’Imran Khan dénoncent un traitement discriminatoire. Ils estiment que les plaintes répétées pour des problèmes de santé ont été minimisées ou ignorées pendant des mois.

Du côté des autorités, on a confirmé une courte intervention médicale en janvier à l’hôpital public d’Islamabad, mais sans entrer dans les détails. Toute idée de maltraitance est rejetée fermement.

Le parcours judiciaire d’Imran Khan

Pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut remonter au contexte de son incarcération. Imran Khan a exercé les fonctions de Premier ministre entre 2018 et 2022. Il a été destitué par un vote de défiance au parlement, au cœur d’une crise politique marquée par des tensions avec l’armée, institution influente au Pakistan.

Depuis 2023, il fait face à de multiples procédures judiciaires. Parmi elles, une condamnation à 17 ans de prison pour corruption, prononcée fin 2025, qu’il conteste vigoureusement avec son épouse, également concernée. Son parti politique affirme que ces affaires sont motivées par des raisons politiques pour l’écarter de la scène.

Son arrestation avait provoqué des manifestations massives en 2023, parfois violentes, entraînant des centaines d’interpellations. Ces événements ont marqué durablement le paysage politique pakistanais.

L’intervention de la Cour suprême

La Cour suprême suit déjà le dossier des conditions de détention d’Imran Khan suite à une plainte déposée en 2023. Face aux nouvelles informations sur sa santé oculaire, elle a réagi rapidement. Un rapport médical indépendant a été ordonné pour évaluer précisément l’état de l’œil affecté.

Cette décision vise à clarifier les faits et à garantir que les soins nécessaires soient prodigués. La haute juridiction insiste sur l’importance de la santé des détenus, quel que soit leur statut.

En parallèle, des mesures ont été prises pour permettre des contacts plus réguliers avec ses proches, notamment ses fils résidant à l’étranger. Ces échanges, limités jusqu’ici, pourraient être facilités.

Les implications pour la santé en prison

Ce cas met en évidence les défis liés à la prise en charge médicale en milieu carcéral. Les affections oculaires comme l’occlusion veineuse rétinienne nécessitent une intervention rapide pour limiter les séquelles. Tout retard peut entraîner des pertes irréversibles, comme semble l’être ici.

Au Pakistan, comme ailleurs, les prisons font face à des contraintes structurelles : manque de spécialistes, délais administratifs, priorités budgétaires. Pourtant, les droits humains internationaux exigent un accès équivalent aux soins pour tous les détenus.

Dans le cas d’Imran Khan, sa notoriété amplifie l’attention médiatique. Cela pourrait pousser à des améliorations plus générales des protocoles de santé en détention.

Un symbole politique toujours influent

Malgré son emprisonnement, Imran Khan conserve une popularité importante. Son parcours du sport de haut niveau à la tête du gouvernement inspire encore de nombreux Pakistanais. Son parti continue de mobiliser autour de ses idées de réforme et de justice.

Cette nouvelle dégradation de sa santé risque de raviver les débats sur la légitimité des poursuites judiciaires. Ses partisans y voient une forme d’acharnement, tandis que les autorités maintiennent que la loi s’applique à tous.

La situation reste fluide, avec une Cour suprême attentive et une opinion publique sensibilisée. L’évolution de sa santé oculaire pourrait influencer les perceptions politiques dans les mois à venir.

Réactions et perspectives futures

Les soutiens d’Imran Khan multiplient les appels à une meilleure prise en charge. Ils demandent un transfert vers un établissement hospitalier spécialisé si nécessaire. La famille insiste sur l’urgence pour préserver ce qui reste de vision.

Du côté officiel, on promet que les examens ordonnés par la justice seront menés sans délai. Un bilan complet permettra de confirmer le diagnostic et d’ajuster les traitements.

Ce développement ajoute une dimension humaine à un dossier déjà très politisé. Il rappelle que derrière les enjeux de pouvoir, il y a un homme dont la santé se détériore en prison.

La suite dépendra largement des résultats de l’expertise médicale et des décisions judiciaires à venir. Pour l’instant, l’inquiétude domine chez ceux qui suivent de près le sort d’Imran Khan.

Ce cas illustre les tensions entre justice, politique et droits fondamentaux au Pakistan. Il invite à une réflexion plus large sur le traitement des prisonniers et l’accès aux soins en détention. L’avenir dira si cette affaire entraînera des changements concrets.

Pour approfondir, rappelons que la perte de vision liée à une occlusion veineuse rétinienne peut être dévastatrice. Elle affecte la macula, zone centrale de la rétine responsable de la vision fine. Les traitements incluent injections anti-VEGF, laser ou corticostéroïdes, mais le pronostic dépend du délai d’intervention. Ici, le retard allégué pose problème.

Dans un pays où la politique et l’armée sont étroitement liées, ce genre d’affaire peut devenir un catalyseur pour l’opposition. Les manifestations passées montrent la capacité de mobilisation autour d’Imran Khan. Sa santé devient un enjeu supplémentaire.

Les observateurs internationaux surveillent également. Des organisations de droits humains pourraient s’emparer du dossier pour dénoncer des conditions de détention potentiellement inhumaines. Cela ajoute une couche diplomatique à l’affaire.

En conclusion, cette nouvelle sur la vision d’Imran Khan n’est pas anodine. Elle touche à la fois à la santé individuelle, aux droits en prison et aux dynamiques politiques du Pakistan. Le pays suit avec attention les prochaines étapes judiciaires et médicales.

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