Imaginez-vous plonger dans un sommeil profond, épuisé par des mois de recherche désespérée, et vous réveiller douze ans plus tard, avec une partie de votre vie effacée comme si elle n’avait jamais existé. C’est exactement le cauchemar que vit l’héroïne d’une nouvelle série qui captive les téléspectateurs depuis son arrivée sur les écrans. Cette intrigue glaçante, mêlant drame personnel et enquête policière, repose sur des performances d’acteurs particulièrement intenses, et l’un d’eux accepte aujourd’hui de se confier sur les arcanes de son rôle complexe.
Une série qui bouleverse les codes du thriller psychologique
La fiction dont nous parlons explore les méandres de la mémoire, de la maternité brisée et de la confiance qui vacille. Elle suit une femme gendarme confrontée à la disparition inexpliquée de sa fille adolescente. Après un effondrement total, elle émerge d’un long coma, amnésique, dans un monde qui a continué sans elle. Son instinct de mère et de flic reste intact, mais tout le reste semble avoir été réécrit par le temps. Cette prémisse, à la fois intime et haletante, permet d’aborder des thèmes profonds comme la perte, la culpabilité et la reconstruction identitaire.
Ce qui rend l’histoire particulièrement addictive, c’est la manière dont les relations évoluent au fil des révélations. Les liens professionnels se teintent de doutes, les alliances d’hier deviennent sources de tension, et chaque indice découvert soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Les spectateurs se retrouvent embarqués dans une quête obsédante où rien n’est jamais tout à fait ce qu’il paraît.
Hubert Delattre et la naissance d’un personnage ambivalent
Hubert Delattre prête ses traits à Paul Lacroix, un collègue de l’héroïne qui occupe une place centrale dans l’intrigue. Au départ, son personnage incarne la figure rassurante, celle qui tend la main dans les moments les plus sombres. Dès les premières scènes, on le voit entourer sa coéquipière d’une sollicitude presque fraternelle, tentant de la protéger d’elle-même alors que le désespoir la submerge. Cette posture protectrice n’est pas feinte : elle naît d’une longue histoire commune au sein de la brigade.
Mais le temps fait son œuvre, et quand l’héroïne refait surface douze ans plus tard, tout a changé. Les hiérarchies se sont inversées, les rôles ont bougé, et Paul Lacroix porte désormais le poids d’une responsabilité plus importante. Il veut aider, il doit aider, pourtant une ombre commence à planer. Peu à peu, l’envie de soutenir cède la place à un questionnement lancinant : et si la vérité qu’elle cherche la désignait elle-même comme responsable ?
Il veut l’aider mais assez vite il en vient à la soupçonner. Il est très partagé à son sujet, même quand il lui confie des choses plus personnelles.
Hubert Delattre
Cette ambivalence constitue le cœur du personnage. L’acteur explique combien il a été passionnant de naviguer entre ces deux pôles opposés : la loyauté instinctive d’un côté, le doute raisonnable de l’autre. Cette tension permanente alimente les scènes les plus fortes, où les silences parlent plus fort que les mots et où un simple regard suffit à faire basculer l’atmosphère.
La chimie inattendue avec Odile Vuillemin
Pour la première fois, Hubert Delattre partage l’affiche avec Odile Vuillemin. Pourtant, dès les premiers jours de tournage, une évidence s’impose : leurs personnages se répondent naturellement. L’actrice apporte une intensité brute à son rôle, une fragilité mêlée de détermination qui force l’empathie. Face à elle, Hubert Delattre trouve rapidement le juste équilibre, alternant chaleur protectrice et froideur calculée selon les besoins de l’intrigue.
Il raconte avoir été immédiatement touché par l’investissement total de sa partenaire. Regarder Odile Vuillemin jouer suffisait à plonger dans l’émotion du moment. Cette connexion artistique transparaît à l’écran : les échanges entre leurs personnages gagnent en authenticité, rendant les moments de doute encore plus déchirants. Quand la suspicion s’installe, elle ne semble jamais artificielle ; elle naît d’une relation profondément humaine.
À leurs côtés, d’autres comédiens apportent une densité supplémentaire à l’ensemble. La présence de seconds rôles marquants renforce l’impression d’un univers cohérent où chaque personnage porte une part de mystère. Ensemble, ils construisent un tableau psychologique riche, où personne n’est totalement innocent ni totalement coupable.
Un contexte de tournage marqué par l’émotion
Le tournage n’a pas été de tout repos. Aborder des thèmes aussi lourds que la disparition d’un enfant, l’amnésie et la remise en question de soi exige une préparation minutieuse. Les acteurs ont dû plonger dans des émotions extrêmes jour après jour. Hubert Delattre évoque avec reconnaissance les moments partagés avec certains partenaires historiques, soulignant combien ces retrouvailles ont nourri le jeu collectif.
Il mentionne particulièrement le plaisir de collaborer à nouveau avec une comédienne qu’il admire depuis longtemps. Cette complicité hors champ se ressent dans les scènes les plus intimes, où les confidences personnelles entre les personnages font écho à une vraie confiance entre les interprètes. C’est cette alchimie qui donne à la série sa profondeur émotionnelle rare dans le genre policier.
Les multiples facettes d’un acteur prolifique
Hubert Delattre ne se repose pas sur ses lauriers. Alors que cette fiction rencontre un beau succès auprès du public, l’acteur prépare déjà plusieurs projets ambitieux. Il annonce son arrivée prochaine dans une mini-série en quatre épisodes où il explorera un registre très différent, loin de l’univers policier. Pour la première fois, il se glissera dans la peau d’un personnage évoluant de l’autre côté de la loi, une perspective qui l’enthousiasme visiblement.
À cela s’ajoutent d’autres engagements : une nouvelle production pour une grande plateforme, centrée sur un symbole fort de l’histoire militaire française, ainsi qu’une fiction attendue sur une autre chaîne. Cette diversité de rôles témoigne d’une carrière en pleine ascension, où l’acteur choisit des projets qui le challengent et le sortent de sa zone de confort.
- Une mini-série en quatre épisodes explorant des thèmes inattendus
- Une fiction autour d’un porte-avions légendaire
- Des collaborations avec des réalisateurs reconnus
- Une envie constante de se réinventer
Ces annonces laissent présager une année riche en découvertes pour les fans de l’acteur. Chaque nouveau rôle semble apporter sa pierre à l’édifice d’une filmographie déjà variée, allant du drame intimiste au thriller haletant.
Pourquoi cette série marque-t-elle les esprits ?
Au-delà des performances individuelles, c’est la construction narrative qui séduit. Le saut temporel de douze ans permet d’explorer comment le monde change sans nous, comment les proches évoluent, comment les enquêtes s’enlisent ou se résolvent sans notre présence. L’amnésie n’est pas un simple gimmick : elle devient un outil narratif puissant pour questionner la fiabilité de la mémoire et la construction de la vérité.
Les thématiques de la maternité blessée et de l’instinct protecteur ajoutent une couche émotionnelle qui dépasse le simple suspense policier. On ne regarde pas seulement pour découvrir le coupable ; on regarde pour comprendre jusqu’où une mère peut aller pour retrouver son enfant, et jusqu’où un collègue peut douter de celle qu’il pensait connaître par cœur.
Les rebondissements s’enchaînent sans jamais tomber dans le gratuit. Chaque révélation modifie la perception des événements passés, forçant le spectateur à remettre en question ses propres certitudes. C’est cette mécanique diabolique qui rend la série addictive, épisode après épisode.
Un polar qui dialogue avec son époque
En 2026, alors que les questions autour de la santé mentale, de la mémoire et de l’identité numérique occupent de plus en plus le débat public, cette fiction résonne particulièrement. L’amnésie psychogène présentée ici, bien que romancée, invite à réfléchir sur la fragilité de notre identité. Que reste-t-il de nous quand les souvenirs s’effacent ? Comment reconstruire une vie sur des fondations incertaines ?
La série évite les clichés habituels du genre pour proposer une approche plus introspective. Elle questionne la frontière entre victime et coupable, entre instinct et raison, entre confiance et paranoïa. Paul Lacroix, à travers les mots d’Hubert Delattre, incarne précisément ce tiraillement permanent qui nous habite tous face à l’inconnu.
Vers une suite possible ?
Bien que conçue comme une mini-série, l’histoire laisse suffisamment d’ouvertures pour imaginer une continuation. Les mystères entourant la disparition initiale et les événements survenus pendant les douze années manquantes nourrissent l’imagination des spectateurs. Sans rien révéler, on peut dire que les derniers épisodes réservent des surprises de taille qui pourraient ouvrir la porte à de nouvelles intrigues.
En attendant, les amateurs de thrillers psychologiques tiennent là une œuvre aboutie, portée par des acteurs au sommet de leur art. Hubert Delattre, en particulier, livre une composition nuancée qui restera sans doute dans les mémoires. Son personnage, à la croisée de la loyauté et du soupçon, symbolise parfaitement les ambiguïtés morales au cœur de cette fiction marquante.
Si vous cherchez une série capable de vous tenir en haleine tout en vous faisant réfléchir, plongez sans attendre dans cet univers où le passé et le présent se confrontent violemment. Vous risquez fort d’y laisser quelques nuits de sommeil… mais cela en vaut largement la peine.
À retenir : Une héroïne amnésique en quête de vérité, un collègue protecteur devenu suspicieux, des thèmes universels traités avec finesse. Hubert Delattre illumine l’écran par sa justesse et sa complexité émotionnelle.
La série continue de faire parler d’elle, et les confidences des acteurs ne font qu’attiser la curiosité. Reste à savoir jusqu’où les personnages seront prêts à aller pour affronter la vérité… et jusqu’où nous, spectateurs, accepterons de les suivre dans cette descente aux enfers intime.









