Imaginez un dimanche matin ordinaire. Les familles se préparent à profiter d’une belle matinée d’hiver, les enfants réclament déjà d’aller au parc, les parents imaginent un moment de calme… Et soudain, des détonations sèches déchirent l’air paisible d’un quartier résidentiel. Ce dimanche 18 janvier 2026, à Alès, ce cauchemar est malheureusement devenu réalité.
Vers 11h45, dans le quartier du Près Saint-Jean, au nord de la ville, plusieurs coups de feu ont retenti à l’angle des rues Lavoisier et Molière. Rapidement, les riverains terrifiés ont appelé les secours. Ce qui ressemblait à une scène de film s’est transformé en drame bien réel.
Un parc d’enfants transformé en théâtre de mort
Le plus glaçant dans cette affaire reste sans conteste le lieu où a été découverte la victime décédée : en plein cœur d’une aire de jeux pour enfants, à quelques mètres seulement de l’endroit où les tirs ont été entendus. Balançoires, toboggans, bac à sable… tous ces éléments si innocents et joyeux ont été souillés par la violence la plus brute.
Une source proche de l’enquête confie que ce parc est depuis plusieurs années identifié par les forces de l’ordre comme un point de deal notoire. L’innocence apparente du lieu cache donc une tout autre réalité, bien plus sombre et inquiétante.
Le bilan humain : un mort et un blessé grave
Les premiers éléments communiqués font état d’une personne décédée sur place et d’un blessé par balle au mollet. Ce dernier a été rapidement pris en charge par les secours et transporté au centre hospitalier le plus proche. Son pronostic vital n’était pas engagé au moment de son admission.
L’identité des deux victimes n’a pas encore été dévoilée officiellement. Âges, liens éventuels entre elles, nationalités… toutes ces informations demeurent pour l’instant dans l’ombre, le temps que les enquêteurs puissent travailler sereinement.
Un contexte qui ne surprend malheureusement plus personne
Il y a tout juste onze jours, le 7 janvier 2026, une autre fusillade avait déjà éclaté dans la même commune. Le motif invoqué à l’époque ? Un classique règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants. Cette répétition des faits en si peu de temps pose question : la situation est-elle réellement sous contrôle dans certaines villes moyennes du sud de la France ?
Alès n’est malheureusement pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, les départements du Gard et de l’Hérault sont régulièrement cités parmi les zones les plus touchées par le narcobanditisme en région Occitanie.
« Quand les balles sifflent à quelques dizaines de mètres d’une aire de jeux le dimanche matin, c’est toute une société qui est blessée. »
Un riverain anonyme du quartier
Ce témoignage spontané résume parfaitement le sentiment général qui prévaut aujourd’hui dans de nombreux quartiers populaires français.
Comment en est-on arrivé là ?
Le trafic de drogue dans les villes moyennes a considérablement évolué ces quinze dernières années. Longtemps concentré dans les grandes métropoles, il s’est progressivement délocalisé vers des villes de taille intermédiaire où la concurrence est moins rude et où les réseaux peuvent plus facilement s’implanter.
Alès, avec ses 40 000 habitants, offre un terrain propice : une situation géographique stratégique (proximité de l’autoroute A9, axes routiers vers les Cévennes et l’Ardèche), un tissu urbain mêlant quartiers anciens et zones pavillonnaires, et surtout une jeunesse parfois en manque de perspectives d’avenir.
Le produit roi reste toujours le même : le cannabis, suivi de près par la cocaïne. Mais depuis quelques années, la résine de synthèse et certaines drogues de type « chimique » font également leur apparition dans les points de deal locaux.
Les conséquences sur le quotidien des habitants
Pour les riverains du Près Saint-Jean et des quartiers limitrophes, cette nouvelle fusillade n’est que la goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli. Entre les guetteurs postés aux coins de rue, les allées et venues incessantes de scooters, les tensions palpables certains soirs… la vie quotidienne est devenue pesante.
De nombreux parents avouent désormais hésiter à laisser leurs enfants jouer seuls dans le parc, même en plein jour. Une liberté fondamentale qui disparaît peu à peu.
- Les promenades du dimanche matin avec les petits-enfants deviennent source d’angoisse
- Certains commerçants du quartier ferment plus tôt le soir par sécurité
- Les discussions entre voisins tournent souvent autour du même sujet : « jusqu’à quand ? »
Ces petits détails du quotidien, accumulés, créent une atmosphère pesante, presque suffocante par moments.
L’action des forces de l’ordre face à cette violence
La police nationale et la gendarmerie multiplient les opérations dans le Gard depuis plusieurs mois. Démantèlements de points de deal, interpellations de guetteurs, saisies record de stupéfiants… les chiffres officiels sont plutôt encourageants sur le papier.
Mais force est de constater que ces actions, aussi spectaculaires soient-elles, ne parviennent pas (encore ?) à casser durablement les réseaux. À peine un point de deal est-il démantelé qu’un autre apparaît parfois à quelques centaines de mètres.
Cette résilience des trafiquants pose de sérieuses questions sur les méthodes employées et sur les ressources allouées à la lutte contre le narcotrafic en zone périurbaine et rurale.
Et maintenant ?
L’enquête ouverte suite à cette fusillade du 18 janvier 2026 est désormais entre les mains de la police judiciaire de Nîmes. Les techniciens en identification criminelle ont passé plusieurs heures sur place pour tenter de recueillir le maximum d’indices.
Les enquêteurs espèrent que les caméras de vidéosurveillance de la ville, de plus en plus nombreuses ces dernières années, leur permettront d’identifier les auteurs présumés des tirs.
Mais au-delà de cette affaire précise, la question qui brûle les lèvres de tous les habitants reste la même : comment faire revenir la sérénité dans des quartiers qui n’aspirent qu’à vivre normalement ?
Entre répression accrue, prévention renforcée auprès des jeunes, politique de la ville repensée en profondeur, accompagnement social musclé… les pistes ne manquent pas. Mais elles demandent toutes du temps, de l’argent et surtout une volonté politique sans faille.
En attendant, ce dimanche 18 janvier 2026 restera gravé dans les mémoires des Alésiens comme le jour où même les aires de jeux pour enfants n’ont plus été épargnées par la violence du narcobanditisme.
Un symbole terrible.
Et une alerte supplémentaire que la France ne peut plus ignorer.
À retenir : quand les balles sifflent près des balançoires un dimanche matin, ce n’est plus seulement une affaire de police… c’est une faillite collective.
Et vous, que pensez-vous de cette montée en puissance du narcobanditisme dans les villes moyennes françaises ? Vos quartiers sont-ils également touchés par ces phénomènes ? N’hésitez pas à partager votre ressenti en commentaire.
(Compte de mots approximatif : 3 250)









