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Friedrich Merz en Chine : Super VRP pour Contrats et Équilibre

Le chancelier Friedrich Merz conclut sa visite en Chine par des annonces choc : jusqu'à 120 Airbus commandés par Pékin, mais aussi des alertes fermes sur la concurrence déloyale. Derrière les sourires, un équilibre fragile se dessine pour l'économie allemande...

Le chancelier Friedrich Merz a entamé sa visite en Chine avec une énergie remarquable, accompagné d’une délégation impressionnante de dirigeants d’entreprises allemandes. Ce déplacement, qui marque sa première venue officielle dans le pays depuis son accession au pouvoir en 2025, illustre parfaitement les enjeux complexes des relations économiques entre l’Allemagne et la Chine aujourd’hui. Au cœur des discussions : des opportunités commerciales prometteuses, mais aussi des préoccupations croissantes liées à une concurrence de plus en plus vive.

Friedrich Merz en mode commercial intensif à Pékin et Hangzhou

Le deuxième jour de ce périple a été particulièrement chargé. Après une rencontre protocolaire avec le président Xi Jinping, le chancelier a multiplié les annonces positives tout en exprimant des réserves claires sur l’équilibre des échanges. Cette visite survient dans un contexte international tendu, marqué par des bouleversements commerciaux mondiaux et une pression accrue sur les industries européennes.

Les entreprises allemandes, présentes en force, cherchent à sécuriser des contrats substantiels. Le Made in Germany reste une référence, mais la montée en puissance des acteurs chinois interpelle. Le chancelier joue ici un rôle de facilitateur, presque de super-commercial, pour défendre les intérêts de son pays tout en maintenant un dialogue ouvert.

Une commande Airbus qui sonne comme une victoire immédiate

Mercredi, après son entretien avec Xi Jinping, Friedrich Merz a révélé une nouvelle majeure : la Chine envisage de commander jusqu’à 120 appareils supplémentaires auprès d’Airbus. Cette annonce, faite devant la presse, symbolise le potentiel d’une coopération fructueuse malgré les frictions.

Ce contrat représente un coup significatif pour l’aviation européenne. Il démontre que les discussions de haut niveau peuvent aboutir à des résultats concrets. Le chancelier a présenté cet accord comme la preuve qu’une relation économique juste et équilibrée reste possible avec Pékin.

Pour l’Allemagne, premier partenaire commercial de la Chine en Europe, ce type d’engagement est crucial. Il permet de maintenir des flux économiques importants tout en rappelant la nécessité d’une concurrence loyale sur les marchés mondiaux.

« Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste. » Friedrich Merz

Cette phrase résume bien l’approche du chancelier : pragmatisme et fermeté. Il ne s’agit pas de rompre les liens, mais de les rééquilibrer pour qu’ils profitent davantage aux deux parties.

De la Cité interdite aux technologies de pointe à Hangzhou

Jeudi matin, Friedrich Merz a visité la Cité interdite, ce joyau historique de Pékin. Ce moment culturel, loin des négociations, a offert une pause symbolique avant de plonger dans le vif du sujet technologique.

Ensuite, il a assisté à une démonstration de véhicules autonomes par Mercedes. Cette étape met en lumière l’expertise allemande dans la mobilité du futur, tout en confrontant directement les avancées chinoises dans ce domaine.

Puis, direction Hangzhou, une métropole dynamique de 12 millions d’habitants, située non loin de Shanghai. Cette ville est devenue un hub majeur pour l’innovation technologique chinoise, abritant des géants et des startups qui redéfinissent l’intelligence artificielle et la robotique.

Focus sur l’IA et la robotique chez Unitree Robotics

À Hangzhou, le chancelier s’est rendu chez Unitree Robotics, une entreprise chinoise spécialisée dans la robotique avancée. Cette société se distingue par ses robots quadrupèdes, évoquant de petits chiens, et ses modèles humanoïdes destinés au grand public.

L’ambition d’Unitree est claire : rendre accessible une robotique performante à des prix compétitifs. À l’image de ce que DJI a accompli dans le domaine des drones, Unitree vise à démocratiser ces technologies. Parmi ses investisseurs, on retrouve des mastodontes comme Alibaba, Tencent ou Geely.

Cette visite n’est pas anodine. Elle permet au chancelier d’observer de près les innovations chinoises en IA matérielle. Ces technologies représentent à la fois une opportunité de collaboration et une menace concurrentielle pour les industries allemandes spécialisées dans l’automatisation et la robotique industrielle.

Les robots d’Unitree, avec leur agilité et leur prix attractif, pourraient bientôt concurrencer les solutions européennes sur les marchés mondiaux. Le chancelier, entouré de chefs d’entreprise, évalue sans doute les possibilités de partenariats ou les risques pour les acteurs allemands.

Siemens Energy et le volet énergétique

Le programme s’est poursuivi chez Siemens Energy, un géant allemand de l’énergie. Cette étape souligne l’importance des coopérations dans les secteurs stratégiques comme les énergies renouvelables et les infrastructures.

L’Allemagne cherche à exporter son savoir-faire en transition énergétique, tandis que la Chine investit massivement dans ces domaines. Les discussions ont probablement porté sur des projets communs, mais aussi sur les défis posés par les surcapacités chinoises dans certaines filières.

Après cette journée intense, Friedrich Merz a repris l’avion pour Berlin. Ce retour marque la fin d’un voyage court mais dense en annonces et en signaux politiques.

Les défis de la concurrence chinoise pour l’industrie allemande

L’Allemagne fait face à une pression inédite de la part des produits chinois. Dans l’automobile, les véhicules électriques chinois inondent les marchés, y compris européens. Les excédents de production en Chine accentuent cette tendance.

Le secteur automobile allemand, pilier de l’économie, subit de plein fouet cette évolution. Volkswagen, BMW et Mercedes, présents dans la délégation, ressentent directement cette concurrence accrue, tant en Chine qu’à l’export.

Mais le phénomène va au-delà. Dans la haute technologie, les composants électroniques, les batteries et maintenant la robotique voient émerger des acteurs chinois très agressifs sur les prix et l’innovation rapide.

– Surcapacités chinoises dans les véhicules électriques
– Concurrence accrue sur les marchés tiers
– Pression sur les marges des entreprises allemandes
– Besoin d’un rééquilibrage des échanges commerciaux

Ces points illustrent les craintes exprimées par le monde industriel allemand. Le chancelier Merz a insisté sur la nécessité d’une coopération plus juste, sans pour autant fermer la porte aux opportunités.

Contexte géopolitique et succession de visites européennes

Ce voyage s’inscrit dans une série de déplacements de dirigeants européens à Pékin. Français, Canadiens, Britanniques et d’autres ont précédé Merz. Tous cherchent à naviguer entre dépendance économique et protection des intérêts nationaux.

Parallèlement, les annonces américaines de droits de douane sous l’administration Trump ajoutent une couche de complexité. La Chine se positionne comme défenseure du multilatéralisme face à ces tensions transatlantiques.

Pour l’Allemagne, dépendante de la Chine pour ses exportations, le défi est de taille. Maintenir l’accès au marché chinois tout en protégeant ses industries devient une équation délicate.

Perspectives pour les relations sino-allemandes

La visite de Friedrich Merz pourrait marquer un tournant. En combinant annonces positives comme la commande Airbus et mises en garde claires, le chancelier pose les bases d’un dialogue franc.

Les entreprises allemandes présentes espèrent des retombées concrètes. De nouveaux contrats, des joint-ventures ou des protections contre la concurrence déloyale pourraient émerger de ces échanges.

Du côté chinois, l’accueil réservé à Merz montre une volonté de préserver les liens économiques. La Chine a besoin des technologies et des marchés européens autant que l’inverse.

Mais les tensions persistent. Les questions de subventions, de transferts de technologie et d’accès au marché restent au centre des débats. L’avenir dira si cette visite aura permis d’avancer vers une relation plus équilibrée.

En conclusion, Friedrich Merz a su incarner à la fois le promoteur commercial et le défenseur des intérêts allemands. Son approche pragmatique pourrait inspirer d’autres dirigeants européens face aux défis posés par la montée en puissance chinoise. Ce voyage, riche en symboles et en annonces, ouvre la voie à des mois de négociations intenses entre Berlin et Pékin.

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