La vie peut parfois ressembler à une montagne russe émotionnelle, surtout au sein des familles très nombreuses où chaque jour apporte son lot de rires, de défis et d’amour immense. Mais parfois, la descente est brutale, inattendue, et laisse un vide immense. C’est exactement ce que viennent de vivre deux parents que le public a appris à connaître et à apprécier grâce à une émission qui suit le quotidien hors norme de certaines familles françaises.
Une annonce qui a bouleversé des milliers de personnes
Le 16 janvier 2026, une publication Instagram a stoppé net le défilement des stories pour beaucoup d’abonnés. Derrière l’écran, un couple bien connu des amateurs de programmes de télé-réalité familiale partageait une douleur intime, celle de la perte d’un enfant attendu avec impatience. Leur treizième bébé, à seulement trois mois de grossesse, n’a pas poursuivi son chemin.
Cette nouvelle, livrée avec une dignité et une pudeur rares, a touché des milliers de personnes. Car au-delà du statut de « stars » d’une émission, ce sont des parents, des humains, qui se sont exprimés.
Qui sont Hélène et Son Nguyen ?
Depuis le début de l’année 2025, ce couple originaire de Seine-et-Marne partage son quotidien trépidant avec pas moins de douze enfants, dont l’âge s’échelonne de quelques mois à plus de vingt ans. Leur énergie communicative, leur sens aigu de l’organisation et surtout leur évidente complicité ont rapidement séduit un large public.
Ce qui frappe le plus chez eux, c’est cette capacité à transformer le chaos apparent d’une maison pleine d’enfants en un cocon chaleureux où chacun trouve sa place. Entre les devoirs, les activités sportives, les anniversaires et les inévitables conflits de fratrie, ils dégagent une sérénité qui inspire beaucoup de familles plus modestes.
Leur authenticité a fait le reste : très rapidement, leurs abonnés sur les réseaux sociaux ont dépassé le simple cercle des téléspectateurs pour devenir une véritable communauté bienveillante.
Derrière les sourires, la réalité des épreuves
Comme beaucoup de familles qui se livrent à la télévision, Hélène et Son ont toujours insisté sur un point essentiel : la vie n’est pas un long fleuve tranquille, même avec douze enfants autour de la table. Les moments de fatigue, les doutes, les inquiétudes font partie du tableau.
Mais cette fois, l’épreuve est d’une autre nature. Elle touche au plus profond, à cet espoir fragile qu’est une nouvelle grossesse dans une famille déjà comble d’amour. Annoncer la perte d’un enfant à venir n’est jamais simple. Le faire publiquement demande un courage supplémentaire.
« La vie nous a offert un immense bonheur… puis une grande épreuve. Nous attendions un treizième enfant, que nous avons malheureusement perdu à trois mois de grossesse. »
Ces quelques mots, accompagnés d’une image d’échographie devenue symbole d’un espoir interrompu, résument à eux seuls toute la complexité de la situation.
La fausse couche : une douleur encore trop taboue
En France, on estime qu’une grossesse sur quatre se termine par une fausse couche, la plupart du temps avant la fin du premier trimestre. Pourtant, ce sujet reste extrêmement difficile à aborder, même entre proches. Beaucoup de femmes et de couples traversent cette épreuve dans la solitude et la culpabilité.
En choisissant de parler, Hélène et Son contribuent à ouvrir la parole sur un sujet douloureux mais terriblement fréquent. Leur message est clair : la douleur est légitime, elle mérite d’être reconnue, et surtout, elle ne doit pas être portée seule.
Ce geste de transparence est d’autant plus précieux qu’il vient d’un couple habitué à montrer le positif de leur quotidien. Montrer aussi la blessure, c’est offrir une forme de réconfort à toutes celles et ceux qui se sentent isolés dans leur chagrin.
Un message de solidarité particulièrement poignant
Ce qui rend cette annonce encore plus marquante, c’est la façon dont le couple a choisi de transformer sa douleur en message d’espoir et de fraternité. Plutôt que de se replier sur eux-mêmes, ils ont tendu la main aux autres.
« À toutes les femmes qui ont vécu la perte d’un enfant, quelle que soit la période : vous n’êtes pas seules. Votre douleur est légitime, votre force immense. »
Ces mots résonnent particulièrement fort quand on sait que le couple a connu, quelques mois plus tôt, une immense joie : la naissance de leur tout premier petit-enfant, Leeroy, en octobre 2025. La vie, dans toute sa dualité, leur a offert le meilleur et le plus douloureux en l’espace de quelques mois.
Pourquoi leur témoignage touche autant ?
Plusieurs éléments expliquent l’émotion très forte suscitée par cette annonce. Tout d’abord, la taille de leur famille. Beaucoup de personnes imaginent que lorsqu’on a déjà douze enfants, la perte d’un treizième « pèse » moins lourd. Ce témoignage rappelle que chaque enfant attendu est unique, irremplaçable, peu importe le nombre de frères et sœurs.
- Ensuite, la sincérité du couple. Aucune mise en scène, aucun filtre excessif : juste deux parents qui parlent avec leur cœur.
- Enfin, le fait qu’ils aient choisi de ne pas rester silencieux. Dans une société où le deuil périnatal reste souvent confiné à la sphère privée, cette prise de parole publique a valeur d’exemple.
De nombreux commentaires ont rapidement afflué sous leur publication, témoignant de la même douleur, parfois vécue des années auparavant et jamais vraiment exprimée. Des messages de soutien, mais aussi de reconnaissance : « Merci de parler de ça », « Ça me fait du bien de lire vos mots », « Vous êtes incroyablement forts »…
La force de la communauté autour d’eux
Ce qui frappe également, c’est la qualité des réactions des abonnés. Loin des commentaires superficiels ou malveillants que l’on peut parfois voir sur les réseaux, la communauté s’est montrée d’une grande douceur et d’une grande bienveillance.
Certains ont partagé leur propre histoire, d’autres ont simplement laissé un cœur, un « je pense fort à vous », une prière. Cette vague de solidarité prouve que, même à l’ère des réseaux sociaux souvent décriés, il existe encore des espaces de réelle humanité.
Que retenir de cette épreuve partagée ?
Le témoignage d’Hélène et Son Nguyen dépasse largement le cadre de leur famille ou de l’émission qui les a fait connaître. Il pose des questions universelles sur la manière dont nous accompagnons les personnes en deuil périnatal, sur la légitimité de la tristesse, sur la nécessité de parler.
Il rappelle aussi que la résilience ne signifie pas absence de douleur, mais capacité à vivre avec elle, à avancer malgré elle, et parfois même à en faire une force pour aider les autres.
« Même dans la douleur, nous restons unis et reconnaissants pour l’amour qui nous entoure », écrivaient-ils. Ces mots pourraient servir de boussole à tous ceux qui traversent actuellement une tempête comparable.
Un chemin encore long, mais entouré
La perte d’un enfant à naître ne se « surmonte » pas vraiment. Elle s’intègre, elle laisse une trace, elle change à jamais la personne que l’on devient. Pour autant, elle n’empêche pas de continuer à aimer, à rire, à construire.
Hélène et Son ont choisi de montrer les deux visages : la peine immense et l’amour toujours présent, la blessure ouverte et la famille qui se serre les coudes. Ce faisant, ils offrent sans doute l’un des plus beaux exemples de ce que peut être la force d’une tribu, même quand elle est amputée d’un futur membre.
Leur histoire n’est pas terminée. Elle continue, avec ses hauts et ses bas, ses joies retrouvées et ses moments de nostalgie. Mais elle continue entourée, soutenue, aimée. Et c’est sans doute la plus belle réponse que l’on puisse apporter à la douleur.
À toutes les familles qui vivent ou ont vécu ce type d’épreuve, à toutes les femmes qui portent en silence ce chagrin invisible, sachez simplement que vous n’êtes pas seules. Des voix, de plus en plus nombreuses, s’élèvent pour le rappeler. Et parfois, comme aujourd’hui, ces voix portent les prénoms d’Hélène et de Son.









