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États-Unis: Condamnation De La Répression Transnationale à Hong Kong

Une dangereuse campagne de "répression transnationale" menée par Hong Kong contre des militants pro-démocratie exilés vient d'être condamnée par les États-Unis. Alors que des récompenses sont promises pour leur arrestation, Washington dénonce une menace pour la souveraineté américaine et les libertés fondamentales...

Une vague d’indignation secoue les États-Unis alors que le gouvernement américain vient de condamner fermement ce qu’il qualifie de « campagne de répression transnationale » orchestrée par les autorités de Hong Kong. Au cœur de cette polémique, la décision controversée de la police hongkongaise d’offrir d’importantes récompenses pour toute information menant à l’arrestation de six militants pro-démocratie exilés à l’étranger.

Une menace pour la souveraineté américaine et les libertés fondamentales

Selon Matthew Miller, porte-parole du Département d’État des États-Unis, ces actions s’inscrivent dans le cadre de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin et constituent « une forme de répression transnationale qui menace la souveraineté des États-Unis, les droits humains et les libertés fondamentales des peuples à travers le monde ». Une prise de position ferme qui témoigne de la gravité de la situation aux yeux de l’administration américaine.

Des récompenses alléchantes pour faire taire les voix dissidentes

Mardi dernier, les services de police hongkongais ont annoncé la mise en place d’un système de récompenses pouvant atteindre près de 125 000 euros pour toute information susceptible de conduire à l’interpellation des militants visés. Une démarche jugée principalement symbolique, mais néanmoins révélatrice de la détermination des autorités à faire taire les voix dissidentes, même au-delà des frontières du territoire.

Des accusations graves et une liste noire qui s’allonge

Parmi les personnes ciblées figurent notamment cinq individus accusés d’« incitation à la sécession » et de « collusion avec un pays étranger », ainsi que Victor Ho Leung-mau, un YouTubeur de 69 ans inculpé pour « subversion ». Une liste noire qui ne cesse de s’allonger depuis l’adoption de législations controversées dans le sillage des manifestations pro-démocratie massives et parfois violentes qui ont secoué Hong Kong en 2019.

Washington monte au créneau pour défendre les exilés

Face à cette situation préoccupante, les États-Unis ont tenu à réaffirmer leur soutien indéfectible aux militants pro-démocratie hongkongais. « Nous rejetons les efforts du gouvernement de Hong Kong pour intimider et faire taire des personnes qui ont choisi de faire des États-Unis leur pays », a martelé Matthew Miller dans son communiqué.

Nous condamnons la délivrance de nouveaux mandats d’arrêt et de récompenses visant six individus pro-démocratie et l’annulation des passeports pour sept autres militants, y compris certains vivant aux États-Unis.

Matthew Miller, porte-parole du Département d’État américain

Un appel à la communauté internationale pour contrer l’intimidation

De son côté, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a vivement dénoncé ces mesures, les qualifiant d’« actes lâches d’intimidation ». Elle a appelé le Royaume-Uni et le Canada, où de nombreux opposants hongkongais ont trouvé refuge, à réagir fermement face à ces agissements.

Par le passé, les précédentes annonces de récompenses visant des militants pro-démocratie en exil avaient déjà fait l’objet de vives condamnations de la part des pays occidentaux. Des critiques auxquelles Hong Kong et la Chine avaient répondu en les accusant à leur tour d’ingérence dans leurs affaires intérieures.

Un climat de répression qui ne faiblit pas

Alors que nombre de figures emblématiques des manifestations de 2019 ont choisi l’exil pour échapper aux poursuites, d’autres n’ont pas eu cette chance. Fin novembre, la justice hongkongaise a ainsi condamné pas moins de 45 militants pro-démocratie à des peines de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans.

Face à ce climat de répression qui ne semble pas prêt de s’apaiser, la communauté internationale se doit de rester vigilante. Les États-Unis, en prenant fermement position contre ces dérives autoritaires, entendent bien continuer à défendre les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux, où qu’ils soient menacés dans le monde.

Reste à savoir si cette condamnation suffira à infléchir la politique de Pékin et de Hong Kong à l’égard des militants pro-démocratie en exil. Une chose est sûre, ce bras de fer sino-américain autour des questions de souveraineté et de libertés fondamentales est loin d’avoir livré son dernier round.

De son côté, l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a vivement dénoncé ces mesures, les qualifiant d’« actes lâches d’intimidation ». Elle a appelé le Royaume-Uni et le Canada, où de nombreux opposants hongkongais ont trouvé refuge, à réagir fermement face à ces agissements.

Par le passé, les précédentes annonces de récompenses visant des militants pro-démocratie en exil avaient déjà fait l’objet de vives condamnations de la part des pays occidentaux. Des critiques auxquelles Hong Kong et la Chine avaient répondu en les accusant à leur tour d’ingérence dans leurs affaires intérieures.

Un climat de répression qui ne faiblit pas

Alors que nombre de figures emblématiques des manifestations de 2019 ont choisi l’exil pour échapper aux poursuites, d’autres n’ont pas eu cette chance. Fin novembre, la justice hongkongaise a ainsi condamné pas moins de 45 militants pro-démocratie à des peines de prison pouvant aller jusqu’à 10 ans.

Face à ce climat de répression qui ne semble pas prêt de s’apaiser, la communauté internationale se doit de rester vigilante. Les États-Unis, en prenant fermement position contre ces dérives autoritaires, entendent bien continuer à défendre les valeurs démocratiques et les droits fondamentaux, où qu’ils soient menacés dans le monde.

Reste à savoir si cette condamnation suffira à infléchir la politique de Pékin et de Hong Kong à l’égard des militants pro-démocratie en exil. Une chose est sûre, ce bras de fer sino-américain autour des questions de souveraineté et de libertés fondamentales est loin d’avoir livré son dernier round.

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