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Enquête sur de Nouvelles Victimes de Dominique Pelicot

Le parquet de Nanterre lance une vaste enquête sur le passé sombre de Dominique Pelicot, déjà condamné à 20 ans pour les viols répétés sur son épouse. De nouvelles victimes potentielles pourraient émerger, notamment liées à des agressions sur des agentes immobilières. Mais que cache vraiment ce parcours de plusieurs décennies ?

Imaginez un homme ordinaire, père de famille, vivant dans une petite ville du sud de la France. Pendant des années, il a orchestré l’un des scandales judiciaires les plus choquants de ces dernières décennies. Aujourd’hui, alors que sa condamnation semble déjà marquer les esprits, une nouvelle page s’ouvre : et si son histoire criminelle était bien plus longue et plus sombre qu’on ne le pensait ?

Le silence qui entoure parfois les affaires les plus graves peut durer des décennies. Pourtant, certaines vérités finissent toujours par refaire surface, portées par la persévérance de la justice et des victimes. C’est exactement ce qui se produit en ce moment autour d’un nom qui résonne douloureusement dans la mémoire collective.

Une nouvelle enquête pour explorer un passé trouble

Le pôle spécialisé dans les cold cases du parquet de Nanterre a décidé d’ouvrir un nouveau volet d’investigations. Objectif : examiner de près le parcours criminel potentiel d’un homme déjà condamné pour des faits d’une extrême gravité. Cette décision, prise récemment, vise à identifier d’éventuelles victimes supplémentaires qui n’auraient jamais été reliées à lui jusqu’à présent.

Cette affaire rejoint désormais la liste des dossiers suivis par ce service dédié aux crimes sériels ou non élucidés. Elle devient le quinzième parcours criminel étudié par cette unité. Une telle mobilisation montre à quel point les autorités prennent au sérieux l’hypothèse d’un criminel ayant pu agir sur une très longue période.

Le contexte judiciaire déjà connu

En 2024, cet homme a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Les faits qui lui ont valu cette lourde peine impliquent des actes répétés et organisés sur une période allant de 2011 à 2020. Il avait drogué sa propre épouse pour abuser d’elle et la livrer à de multiples individus dans leur domicile situé dans une commune du sud-est de la France.

Ce jugement retentissant avait provoqué une onde de choc dans l’opinion publique. Les détails sordides révélés au cours du procès ont marqué durablement les consciences. Mais aujourd’hui, la justice cherche à savoir si cet individu a commis d’autres infractions graves avant même ces faits.

Deux dossiers déjà ouverts depuis plusieurs années

Parallèlement à sa condamnation principale, l’homme est mis en examen pour deux affaires distinctes. La première remonte à décembre 1991 : une jeune femme de 23 ans a été violée puis tuée alors qu’elle faisait visiter un appartement à Paris. La seconde concerne une tentative de viol sur une autre agente immobilière en 1999, dans une commune située à l’est de la capitale.

Ces deux dossiers sont particulièrement troublants en raison des similitudes observées dans le mode opératoire. Dans les deux cas, les victimes exerçaient le même métier. Elles ont été agressées dans le cadre professionnel, lors de visites d’appartements. La méthode employée présente des points communs inquiétants.

« Je me réjouis de l’ouverture de ce parcours mais je m’étonne que cela n’ait pas été fait depuis longtemps. »

Une avocate des parties civiles

Cette réaction illustre le sentiment d’urgence ressenti par ceux qui suivent ces dossiers depuis de nombreuses années. Certains s’interrogent sur les délais observés dans l’exploitation des preuves disponibles.

Des similitudes troublantes entre les faits

Dans l’affaire de 1991, la victime a été retrouvée déshabillée de manière similaire à celle observée dans l’autre agression. Une forte odeur d’éther flottait sur la scène du crime. Cette substance avait également été utilisée lors de la tentative de viol de 1999. Ces éléments renforcent les soupçons d’un même auteur.

Concernant la tentative de 1999, l’identification a été possible grâce à un profil ADN prélevé en 2010. À cette époque, l’individu avait été interpellé pour un autre motif : il filmait discrètement sous les jupes de femmes dans un centre commercial. Cet échantillon génétique a finalement permis de le relier à l’agression de 1999, pour laquelle il a été mis en examen en janvier 2025.

Pour le meurtre de 1991, aucun ADN n’a été retrouvé sur la scène de crime. Pourtant, les similitudes dans le déroulement des faits et le choix des victimes maintiennent l’hypothèse d’un lien très fort entre ces deux dossiers anciens et les crimes plus récents.

Pourquoi une enquête globale maintenant ?

La décision d’ouvrir un parcours criminel complet intervient alors que l’homme est déjà mis en examen pour ces deux affaires anciennes. Les enquêteurs souhaitent désormais explorer méthodiquement l’ensemble de ses déplacements, de ses activités et de ses contacts sur plusieurs décennies.

Il s’agit de vérifier si d’autres agressions sexuelles, viols ou homicides pourraient lui être attribués. Les cold cases impliquent souvent des techniques modernes d’analyse : croisement de données, réexamen de scellés, exploitation d’archives, témoignages tardifs, etc.

Ce travail de fourmi peut parfois permettre de résoudre des énigmes vieilles de trente ans ou plus. Dans le cas présent, l’enjeu est majeur : éviter que d’autres victimes restent dans l’ombre et apporter une forme de justice à celles qui n’ont jamais obtenu de réponse.

Les réactions autour de cette nouvelle étape

Du côté des parties civiles, on accueille favorablement cette initiative, même si elle arrive tardivement. Les avocats espèrent que les investigations permettront enfin d’avancer sur des dossiers bloqués depuis trop longtemps.

« Je voudrais que l’on avance dans ces dossiers qui sont quand même ouverts depuis maintenant des dizaines d’années. »

Une avocate impliquée dans les affaires anciennes

La défense, de son côté, prend acte de la décision. Elle attend désormais les résultats concrets des investigations avant de s’exprimer plus avant. L’homme concerné reconnaît partiellement certains faits, notamment la tentative de 1999 après confrontation à son ADN, mais conteste toute implication dans le meurtre de 1991.

Un retard dans l’exploitation de l’ADN

Un rapport d’inspection doit être rendu public prochainement. Il vise à comprendre pourquoi l’ADN prélevé en 2010 n’a été exploité que bien plus tard dans les dossiers criminels. Ce type de dysfonctionnement soulève des questions sur le traitement des preuves génétiques dans les affaires sensibles.

Dans un système judiciaire confronté à un volume important de dossiers, des délais peuvent apparaître. Cependant, quand il s’agit de crimes graves et potentiellement sériels, chaque mois compte. Ce rapport pourrait déboucher sur des recommandations pour améliorer le suivi des profils ADN.

Les agentes immobilières : une cible récurrente ?

Le fait que les deux victimes des affaires anciennes exerçaient le même métier n’est pas anodin. Les agentes immobilières sont souvent seules avec des inconnus dans des lieux vides. Cette vulnérabilité professionnelle peut attirer des prédateurs organisés.

Dans les deux cas, l’agresseur a profité de ce contexte pour passer à l’acte. Les similitudes dans la préparation (substance incapacitante, déshabillage méthodique) renforcent l’idée d’un schéma criminel répété. Les enquêteurs vont donc probablement élargir leurs recherches à d’autres agressions visant des professionnelles de l’immobilier sur la même période.

  • Choix systématique de victimes isolées professionnellement
  • Utilisation d’une substance pour neutraliser la résistance
  • Mise en scène particulière lors des agressions
  • Connaissance précise des lieux et des horaires

Ces éléments constituent autant de pistes que les enquêteurs du pôle cold cases vont exploiter. Ils pourraient croiser ces informations avec d’autres plaintes classées sans suite ou des signalements oubliés.

L’importance des unités spécialisées cold cases

En France, les pôles cold cases se multiplient depuis quelques années. Ils permettent de reprendre des affaires anciennes avec un regard neuf, des moyens techniques modernes et une équipe dédiée. Leur création répond à un besoin réel : ne pas laisser tomber les victimes dont les dossiers stagnent.

Dans le cas présent, l’ouverture de ce parcours criminel montre que la justice refuse de s’arrêter à la seule condamnation déjà prononcée. Elle cherche la vérité complète, même si elle doit remonter trente-cinq ans en arrière.

Un symbole plus large de la lutte contre les violences sexuelles

Cette affaire dépasse largement le cadre individuel. Elle pose des questions sur la détection précoce des comportements déviants, sur l’exploitation des traces génétiques, sur la protection des professions exposées et sur la mémoire judiciaire.

Elle rappelle aussi que derrière chaque crime prescrit ou non élucidé se cache une victime dont la parole n’a pas été assez entendue. Redonner une chance à ces histoires oubliées constitue un acte de justice et de réparation.

Vers de nouvelles révélations ?

Les mois à venir seront déterminants. Les enquêteurs vont analyser des milliers de données, réentendre des témoins, réexaminer des scellés. Peut-être découvriront-ils d’autres victimes qui, jusqu’ici, n’avaient jamais fait le lien avec cet individu.

Chaque nouvelle pièce du puzzle peut changer la compréhension globale du parcours criminel. Et pour les familles qui attendent depuis 1991 ou 1999, ces investigations représentent peut-être l’ultime espoir d’obtenir des réponses.

L’affaire continue donc d’évoluer. Elle nous rappelle que la justice, même lente, peut parfois rattraper le temps perdu. Et que certains secrets, aussi bien gardés soient-ils, finissent par être révélés au grand jour.

Restez attentifs : cette histoire est loin d’être terminée.

Point clé : Le lancement de ce parcours criminel élargi marque une étape cruciale dans la recherche de la vérité sur plusieurs décennies d’actes potentiellement liés.

Les prochains développements seront scrutés avec attention par tous ceux qui suivent cette affaire hors norme. La vérité, parfois enfouie très longtemps, semble déterminée à émerger.

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