Imaginez-vous un instant : d’un côté des plages infinies aux eaux turquoise bordées de falaises rougeoyantes, de l’autre des bocages verdoyants où le temps semble s’être arrêté depuis plusieurs siècles. Ce contraste saisissant est exactement ce que nous réserve la programmation de ce samedi 17 janvier 2026. Deux territoires que tout semble opposer, et pourtant réunis le même soir autour d’une même envie : celle de s’évader, de respirer et de rencontrer l’âme d’un lieu.
Un voyage en deux temps pour s’évader autrement
Chaque samedi soir, l’émission phare dédiée aux escapades authentiques nous propose de poser nos valises virtuelles dans des destinations qui font rêver ou qui surprennent. Ce 17 janvier ne déroge pas à la règle et offre même un menu particulièrement généreux avec un double programme qui va faire voyager les téléspectateurs sur plus de 15 000 kilomètres en l’espace de quelques heures seulement.
Direction l’Australie-Occidentale : quand l’immensité devient intimité
Commençons par le grand large. L’Australie-Occidentale représente à elle seule près d’un tiers du territoire australien. Quatre fois la superficie de la France pour une densité de population infime : on comprend immédiatement pourquoi cette région est souvent qualifiée de « dernier vrai bout du monde accessible ».
Le parcours débute dans le sud-ouest, à Margaret River, devenu en quelques décennies l’un des hauts lieux mondiaux du surf, mais aussi une référence incontournable en matière de vin et de gastronomie raffinée. Les amateurs de bons crus seront surpris d’apprendre que cette région produit certains des meilleurs chardonnays et cabernets sauvignons de la planète.
Puis la route s’allonge vers le nord. Les paysages changent radicalement. La forêt laisse progressivement place à la brousse, puis au désert rouge. Direction Broome, petite ville mythique posée au bord de l’océan Indien, célèbre pour ses couchers de soleil spectaculaires sur la plage de Cable Beach et son passé lié à la pêche à la perle.
« Ici, les paysages dictent les gestes du quotidien. Chaque territoire porte en lui une histoire, un rythme et une mémoire à découvrir. »
Ce commentaire résume parfaitement l’esprit du voyage proposé. Loin des clichés kangourous et opéras de Sydney, cette partie de l’Australie se vit au ralenti, au rythme des saisons sèches et humides, des marées géantes et des rencontres avec les communautés aborigènes qui gardent vivantes des traditions multimillénaires.
Les rencontres qui font la richesse du programme
Ce qui rend ce type de magazine si attachant, ce sont bien entendu les hommes et les femmes que l’on croise au fil des kilomètres. Ici, on devrait notamment partir à la rencontre :
- de vignerons passionnés qui défient le climat semi-aride pour produire des grands vins
- d’artisans qui perpétuent la tradition de la nacre et des perles de culture
- de familles aborigènes qui acceptent de partager, le temps d’une cérémonie ou d’une simple discussion, une partie de leur vision du monde
- de « van lifers » français ou australiens qui ont choisi de vivre sur la route depuis plusieurs années
Ces rencontres humaines sont le fil rouge qui transforme un beau reportage géographique en véritable moment d’émotion et de réflexion.
Le van life ou l’art de voyager léger
Le long de la côte ouest australienne, la culture du van aménagé est devenue un véritable mode de vie. Les routes sont longues, les campings parfois très éloignés les uns des autres, et l’essence relativement chère. Pourtant, des milliers de personnes choisissent ce mode de voyage.
Pourquoi un tel engouement ? Parce que le van permet de suivre son propre rythme, de dormir face à l’océan, de se réveiller avec les oiseaux plutôt qu’avec une alarme, de cuisiner avec les produits du marché local et surtout de faire des rencontres imprévues qui deviennent parfois des amitiés pour la vie.
Le programme devrait d’ailleurs consacrer plusieurs séquences à ces voyageurs contemporains qui redéfinissent le sens même du mot « liberté ».
Transition express : cap sur le Berry, à seulement deux heures de Paris
Et puis, comme par magie, après avoir traversé mentalement la moitié de la planète, nous voilà de retour sur le sol français. Le contraste est total, presque vertigineux.
Le Berry, ce sont deux départements (Cher et Indre) souvent oubliés des grands circuits touristiques. Pourtant, la région possède tous les atouts pour séduire : un patrimoine architectural exceptionnel, des paysages très variés, une gastronomie généreuse et surtout des habitants qui cultivent avec fierté un art de vivre discret et authentique.
Un territoire en pleine réinvention
Longtemps considéré comme une zone rurale relativement endormie, le Berry connaît depuis une dizaine d’années une véritable renaissance. De jeunes actifs, des couples avec enfants, des retraités dynamiques, mais aussi de nombreux artistes et artisans d’art choisissent de s’y installer.
Les raisons sont multiples :
- un prix de l’immobilier encore très raisonnable
- une qualité de vie préservée
- une proximité raisonnable avec Paris (TGV ou voiture)
- des paysages qui changent très vite : plaines agricoles, forêts profondes, vallées fluviales, bocages
- un tissu associatif et culturel particulièrement dynamique
Cette nouvelle dynamique devrait être au cœur du second volet de la soirée. On découvrira comment les habitants réinventent leur territoire sans jamais le trahir.
Les pépites patrimoniales du Berry
Le programme mettra forcément en lumière plusieurs joyaux :
- les imposants châteaux de Valençay, Ainay-le-Vieil ou Mehun-sur-Yèvre
- les étonnantes églises romanes au cœur des villages
- la fameuse route Jacques Cœur qui traverse les plus beaux sites
- les jardins remarquables, notamment ceux du prieuré d’Orsan
- les anciennes cités médiévales de Bourges (bien sûr) mais aussi Dun-sur-Auron, La Châtre ou Issoudun
Tant de richesses concentrées sur un territoire relativement restreint.
Gastronomie : quand simplicité rime avec excellence
Le Berry n’est pas seulement une région de châteaux et de paysages apaisants, c’est aussi un véritable paradis pour les gourmands. Parmi les spécialités que l’on devrait retrouver à l’écran :
- le célèbre crottin de Chavignol (le seul fromage français à bénéficier d’une double AOC : crottin de Chavignol et Sancerre)
- les lentilles vertes du Berry
- le miel de Sologne
- les vins de Quincy, Reuilly, Menetou-Salon et bien sûr Sancerre et Pouilly-Fumé
- les pâtés et terrines de gibier
- les fromages de chèvre fermiers bien sûr
- les biscuits de Sablé-sur-Sarthe… oups pardon, les sablés de Sancerre !
Autant de produits simples qui, lorsqu’ils sont travaillés avec passion et savoir-faire, deviennent de véritables ambassadeurs du terroir.
Pourquoi ces deux destinations le même soir ?
Le choix de proposer ces deux voyages radicalement différents le même soir n’est probablement pas anodin. Il illustre parfaitement la philosophie du programme : montrer qu’il existe mille et une façons de voyager.
Certains auront besoin de grands espaces, de routes infinies, de paysages qui donnent le vertige. D’autres préféreront la douceur des campagnes françaises, les petites routes bordées de haies, les villages où l’on dit encore bonjour aux inconnus.
Les deux approches sont légitimes, les deux sont belles, et surtout les deux sont accessibles.
Conclusion : l’évasion à portée de télécommande
Que vous soyez plutôt grand large ou campagne profonde, ce double programme du 17 janvier 2026 promet d’être un véritable bol d’air frais. Dans un monde où voyager devient parfois compliqué, coûteux ou anxiogène, pouvoir s’évader le temps d’une soirée, depuis son canapé, reste un luxe inestimable.
Alors ce soir, éteignez les lumières, coupez votre téléphone, préparez une tasse de thé (ou un verre de Sancerre selon vos préférences), et laissez-vous porter par ces deux visages si différents et pourtant si complémentaires de notre envie d’ailleurs.
Bon voyage à tous… à quelques milliers de kilomètres ou à deux heures de route de chez vous.
« Parfois le plus beau voyage n’est pas celui qui nous emmène le plus loin, mais celui qui nous ramène le mieux à nous-mêmes. »
Et vous, plutôt Australie sauvage ou Berry intimiste ? Les commentaires sont ouverts !









