Il est un peu plus de 20 heures, ce jeudi 27 novembre 2025, dans un hameau tranquille de Guignen, petite commune d’Ille-et-Vilaine. Une famille dîne paisiblement quand des coups sourds retentissent contre la vitre. Un homme, torse nu, le pantalon déchiré, le corps couvert d’ecchymoses, tambourine en criant à l’aide. Une traînée de sang coule le long de sa jambe. Ce qu’ils découvrent ce soir-là dépasse l’entendement.
Un calvaire qui commence à Rennes
Tout débute quelques heures plus tôt dans le quartier de Villejean, au nord-ouest de Rennes. La victime, un Sri-Lankais de 28 ans, est abordée par plusieurs individus. En quelques instants, la situation dégénère. On lui bande les yeux, on le pousse de force dans une voiture. Commence alors un trajet d’une trentaine de kilomètres vers le sud, direction la campagne profonde.
Pendant le trajet, l’homme est maintenu sous la menace. Les insultes fusent, les coups pleuvent déjà. Arrivé dans un champ isolé de Guignen, le cauchemar prend une autre dimension.
Une violence d’une rare sauvagerie
Une fois sur place, les agresseurs obligent leur victime à se déshabiller presque entièrement. Torse nu, en pleine nuit de novembre, sous une température proche de zéro, il subit un déferlement de violence. Les coups sont portés avec la crosse d’une arme à feu. Visage, torse, membres : rien n’est épargné.
Les menaces de mort pleuvent en continu. « Tu vas crever ici », entend-on parmi d’autres phrases tout aussi glaçantes. Puis vient le moment le plus terrifiant : un des individus pointe l’arme et tire. La balle traverse la jambe du jeune homme. Le sang gicle, la douleur est insoutenable, mais les bourreaux, eux, semblent satisfaits. Ils remontent en voiture et laissent leur victime pour morte au milieu du champ.
« Il était complètement paniqué, il tremblait de froid et de peur. On voyait qu’il avait été battu très violemment et cette blessure par balle… c’était impressionnant. »
Un riverain ayant porté secours à la victime
L’instinct de survie et la solidarité bretonne
Grièvement blessé, le Sri-Lankais rassemble ses dernières forces. Il rampe, puis marche tant bien que mal jusqu’à la première maison éclairée. Il frappe au carreau avec l’énergie du désespoir. La famille qui ouvre découvre un spectacle effroyable : un homme à demi-nu, ensanglanté, les yeux écarquillés de terreur, qui répète en anglais brisé « Help me, please ».
Sans hésiter, les habitants le font entrer, l’enroulent dans une couverture, appellent les secours. Les gendarmes et le SAMU arrivent rapidement. La victime est transportée en urgence à l’hôpital de Rennes où elle reçoit les premiers soins. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais les séquelles physiques et psychologiques seront lourdes.
Un mode opératoire qui interpelle
Ce qui frappe dans cette affaire, c’est la préparation et la détermination des agresseurs. Le bandeau sur les yeux, le trajet longue distance vers un lieu isolé, l’utilisation d’une arme à feu : tout laisse penser à une expédition punitive planifiée. Les enquêteurs s’orientent rapidement vers la piste d’un règlement de comptes, probablement lié à des dettes ou à des trafics.
Le fait que la victime soit originaire du Sri Lanka et réside en France depuis peu renforce cette hypothèse. De nombreuses affaires similaires ces dernières années ont vu des communautés étrangères régler leurs différends par des moyens ultra-violents sur le sol français, profitant parfois du sentiment d’impunité que peut procurer le statut de demandeur d’asile ou de sans-papiers.
Guignen, paisible village sous le choc
Avec ses 4 150 habitants, Guignen incarne la Bretagne rurale tranquille. Des hameaux dispersés, des champs à perte de vue, des habitants qui se connaissent tous. L’irruption brutale de cette violence urbaine dans ce décor champêtre a profondément marqué les esprits.
« On n’est plus à l’abri nulle part », confie une riveraine encore bouleversée. « Voir arriver un homme dans cet état, chez nous, en pleine campagne… Ça fait peur. On se demande ce qui se passe dans les grandes villes pour que ça déborde jusqu’ici. »
Certains habitants pointent du doigt l’évolution de la délinquance ces dernières années. Des cambriolages plus fréquents, des incivilités en augmentation, et maintenant ce genre d’agression digne des pires faits divers parisiens ou marseillais.
Une enquête délicate pour les gendarmes
La section de recherches de Rennes a été saisie. Les enquêteurs exploitent les traces laissées sur place, les témoignages des riverains, et surtout les déclarations de la victime, qui, malgré le choc, commence à livrer des éléments. La plaque d’immatriculation du véhicule, les descriptions physiques des agresseurs, les accents : tout est passé au crible.
Mais le principal obstacle reste la barrière de la langue et la peur de représailles. Beaucoup de victimes issues de l’immigration clandestine ou en situation irrégulière hésitent à collaborer pleinement, craignant pour leur famille restée au pays ou pour leur propre sécurité.
Un phénomène qui s’étend à toute la France
Cette affaire n’est malheureusement pas isolée. Ces derniers mois, la France a connu une multiplication d’enlèvements et de violences extrêmes liés à des communautés étrangères. Règlement de comptes entre trafiquants de drogue albanais à Dijon, guet-apens mortels entre bandes géorgiennes à Paris, agressions filmées par des mineurs isolés… Le sentiment d’une perte de contrôle s’installe.
Dans les campagnes, traditionnellement épargnées, on découvre soudain que la violence peut frapper à la porte, littéralement. Le cas de Guignen agit comme un électrochoc : même les villages les plus reculés ne sont plus des sanctuaires.
Vers une prise de conscience collective ?
Cet événement tragique pose, une fois de plus, la question de l’immigration incontrôlée et de ses conséquences sur la sécurité quotidienne des Français. Quand des individus venus d’ailleurs importent leurs conflits et leurs méthodes expéditives, c’est tout le pacte social qui vacille.
Les habitants de Guignen, comme tant d’autres en France, attendent désormais des réponses concrètes : renforcement des effectifs de gendarmerie, expulsion systématique des délinquants étrangers, fin de l’angélisme migratoire. Car ce soir-là, c’est un peu de leur innocence qui s’est envolée avec les coups de feu dans la nuit bretonne.
L’enquête se poursuit. Espérons que les responsables seront rapidement identifiés et jugés à la hauteur de leurs actes. En attendant, un jeune Sri-Lankais se remet difficilement de ses blessures, et une petite commune d’Ille-et-Vilaine a perdu sa quiétude pour toujours.










