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Dow Jones : Un Signal d’Alerte Avant les Résultats NVIDIA et Salesforce

Le Dow Jones vient de casser un niveau clé dans un pattern haussier très inquiétant, juste avant les résultats ultra-attendus de NVIDIA et Salesforce. Entre tensions avec l’Iran, nouveaux tarifs et avertissements de banquiers, les marchés flirtent avec le danger. Vers un plongeon vers 48 000 points ?

Imaginez un instant : les indices américains, après des mois de hausse presque ininterrompue, commencent à vaciller. Les investisseurs retiennent leur souffle. À quelques jours seulement des publications financières de deux géants technologiques, un signal technique particulièrement préoccupant apparaît sur le Dow Jones. Sommes-nous à l’aube d’une correction plus profonde ou s’agit-il simplement d’un soubresaut passager ?

La semaine a été rude pour les marchés actions américains. Alors que les regards sont tournés vers les résultats trimestriels de NVIDIA et de Salesforce, attendus mercredi, le principal indice industriel américain a déjà perdu plus de 3 % depuis son sommet historique. Ce mouvement n’est pas anodin : il s’accompagne d’un schéma graphique que les analystes techniques surveillent de très près.

Un pattern haussier qui tourne au cauchemar

Sur le graphique journalier, le Dow Jones a dessiné ces dernières semaines ce que les techniciens appellent un coin haussier ou rising wedge. Ce schéma, bien connu des opérateurs, se caractérise par deux lignes de tendance ascendantes qui convergent progressivement. À première vue, tout semble haussier. Pourtant, l’histoire montre que ce type de figure débouche très fréquemment sur une cassure baissière violente.

La confirmation est arrivée récemment : le cours est passé sous la borne inférieure du coin. Ce franchissement n’est pas un simple bruit de marché. Il transforme le schéma en signal de vente potentiel. Lorsque la pression vendeuse l’emporte dans un contexte de hausse fatiguée, les conséquences peuvent être rapides et marquées.

Les indices confirment la faiblesse générale

Le Dow n’est pas seul dans cette phase de doute. Le S&P 500 et surtout le Nasdaq 100 affichent également des replis significatifs ces derniers jours. La technologie, moteur principal de la hausse depuis deux ans, commence à montrer des signes d’essoufflement. Cette synchronisation baissière entre les grands indices renforce la crédibilité du signal technique observé sur le Dow Jones.

À l’heure actuelle, l’indice blue-chip oscille autour de 48 800 points après avoir touché un plus haut à 50 560. La perte dépasse déjà les 3,3 %. Pour beaucoup d’observateurs, ce niveau n’est qu’une première étape. Le prochain objectif technique majeur se situe aux alentours de 48 000 points, soit une zone qui correspond à d’anciens supports et à un retracement Fibonacci important.

Des divergences inquiétantes sur les oscillateurs

L’analyse des indicateurs techniques apporte un éclairage supplémentaire. Alors que les prix continuaient de grimper dans le coin haussier, le RSI (Relative Strength Index) et le MACD dessinaient des creux de plus en plus bas. Cette divergence baissière classique traduit une perte de momentum. La force des acheteurs s’érode, même si les cours parvenaient encore à atteindre de nouveaux sommets.

Ce genre de configuration précède souvent les retournements les plus nets. Les opérateurs qui surveillent ces signaux depuis plusieurs semaines ont progressivement réduit leurs positions longues ou mis en place des couvertures. Aujourd’hui, la cassure du coin vient valider leurs précautions.

Un cocktail explosif de risques macroéconomiques

Le contexte macroéconomique n’aide pas à apaiser les esprits. Plusieurs facteurs de stress se cumulent actuellement et pèsent sur la confiance des investisseurs.

Tensions géopolitiques au Moyen-Orient

Les déclarations récentes du président américain concernant une possible action militaire limitée contre l’Iran ont fait l’effet d’une bombe sur les marchés pétroliers et obligataires. Une telle opération, même circonscrite, risquerait d’entraîner une riposte et une flambée des cours du brut. Or, une hausse brutale du pétrole constitue traditionnellement l’un des poisons les plus efficaces contre les marchés actions.

Les investisseurs se souviennent des précédents : chaque fois que les tensions dans le Golfe se sont accrues, les indices ont connu des phases de forte volatilité, voire de correction marquée. Aujourd’hui, le simple risque d’escalade suffit à pousser certains gérants à délaisser les actifs risqués.

« Une frappe limitée pourrait rapidement dégénérer en conflit régional plus large, avec des conséquences immédiates sur l’approvisionnement énergétique mondial. »

Ce commentaire anonyme d’un stratégiste obligataire résume bien l’état d’esprit actuel.

La menace persistante des droits de douane

Parallèlement, la politique commerciale reste source d’incertitude. De nouvelles mesures tarifaires sont entrées en vigueur récemment et d’autres, plus structurelles, sont en préparation. Les entreprises américaines les plus exposées aux importations chinoises ou européennes redoutent une érosion de leurs marges et une baisse de la demande mondiale.

Ces craintes ne sont pas théoriques : plusieurs multinationales du Dow Jones ont déjà averti que des hausses de coûts douaniers pourraient peser sur leurs résultats futurs. Dans un environnement où la valorisation des actions reste tendue, ce type de nouvelle suffit à déclencher des prises de bénéfices massives.

L’avertissement de Jamie Dimon

Le PDG de l’une des plus grandes banques américaines a récemment tiré la sonnette d’alarme. Il a comparé la situation actuelle à celle observée entre 2005 et 2007, juste avant la grande crise financière. Selon lui, la complaisance ambiante et certains comportements excessifs rappellent fâcheusement les années qui ont précédé 2008.

« Malheureusement, nous avons déjà vu cela en 05, 06 et 07… La marée montante soulevait tous les bateaux, tout le monde gagnait beaucoup d’argent. Aujourd’hui, je vois certains acteurs faire des choses stupides. »

Cette déclaration, prononcée par une personnalité respectée de Wall Street, a résonné fortement auprès des institutionnels. Quand un banquier de cette envergure évoque publiquement le spectre d’une crise systémique, les investisseurs ont tendance à écouter… et à agir.

NVIDIA : la locomotive peut-elle continuer à tirer ?

Mercredi, tous les regards seront tournés vers le géant des semi-conducteurs. NVIDIA doit publier ses comptes du quatrième trimestre. Les attentes sont extrêmement élevées : le consensus table sur un chiffre d’affaires supérieur à 66 milliards de dollars, porté par une demande toujours très soutenue en GPU pour l’intelligence artificielle, les centres de données et le gaming.

Mais le marché n’attend pas seulement des chiffres solides. Il réclame surtout une guidance très robuste pour le trimestre en cours. Toute déception, même minime, pourrait déclencher une onde de choc sur l’ensemble du secteur technologique. NVIDIA pèse tellement lourd dans les indices que son sort influence directement celui du Nasdaq… et indirectement celui du Dow Jones.

Si les résultats déçoivent ou si la direction adopte un ton prudent, la cassure baissière du coin haussier pourrait s’accélérer brutalement. À l’inverse, un message très offensif pourrait temporairement rassurer et permettre une tentative de rebond. Tout repose donc sur quelques phrases prononcées lors de la conférence téléphonique.

Salesforce sous pression face à l’IA générative

Le cas de Salesforce est encore plus préoccupant. Le leader du CRM a perdu plus de 50 % depuis son record absolu. Les investisseurs s’interrogent sur sa capacité à rester compétitif dans un monde où l’intelligence artificielle bouleverse les logiciels d’entreprise.

Des acteurs comme OpenAI ou Anthropic proposent des solutions qui pourraient rendre obsolètes certaines fonctionnalités traditionnelles de Salesforce. Si les résultats confirment une croissance ralentie ou une marge sous pression, le titre risque de subir une nouvelle vague de ventes. Et comme Salesforce fait partie du Dow Jones, son évolution influence directement l’indice.

Quels scénarios pour les prochaines séances ?

Plusieurs trajectoires sont envisageables dans les jours qui viennent :

  • Les résultats de NVIDIA et Salesforce dépassent largement les attentes → rebond technique possible vers 49 500-50 000 points.
  • Résultats en ligne mais guidance prudente → poursuite du repli vers 48 000 puis éventuellement 47 200.
  • Déception marquée sur l’un des deux titres → accélération baissière vers les 46 000-46 500 points.
  • Événement géopolitique majeur (frappe confirmée ou représailles) → krach temporaire possible de 5 à 8 % en quelques séances.

Dans tous les cas, la volatilité devrait rester élevée. Les options montrent d’ailleurs une skew baissière prononcée : les puts sont nettement plus chers que les calls, signe que les investisseurs se protègent massivement contre une chute.

Comment naviguer dans ce contexte incertain ?

Pour les investisseurs particuliers comme pour les professionnels, la période actuelle exige de la prudence et de la flexibilité. Voici quelques pistes concrètes :

  1. Réduire l’exposition nette aux actions si elle est importante.
  2. Augmenter la part en liquidités ou en obligations courtes pour pouvoir acheter en cas de forte correction.
  3. Surveiller très attentivement les niveaux 48 000 et 47 200 sur le Dow Jones : ce sont des zones de décision majeures.
  4. Préparer des ordres d’achat progressifs en dessous de 48 000 si l’on croit toujours au potentiel haussier de long terme.
  5. Ne pas céder à la panique en cas de chute rapide : les vrais krachs offrent souvent les meilleures opportunités d’achat des années.

Le marché n’est jamais linéaire. Après deux années exceptionnelles, une phase de digestion, voire de correction, est statistiquement probable. La question n’est pas de savoir si elle arrivera, mais quand et à quel niveau.

Conclusion : vigilance maximale cette semaine

Le Dow Jones se trouve à un tournant. Le pattern technique baissier, les risques géopolitiques, la menace tarifaire, les avertissements des banquiers centraux et les résultats majeurs à venir forment un cocktail rare. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour déterminer si nous assistons à une simple pause ou au début d’un mouvement plus profond.

Une chose est sûre : les opérateurs qui ignoreront ces signaux le feront à leurs risques et périls. Dans les marchés, comme ailleurs, mieux vaut parfois écouter les murmures du danger avant qu’ils ne deviennent des hurlements.

Et vous, comment positionnez-vous votre portefeuille face à ces incertitudes ? Restez-vous investis à 100 %, prenez-vous des bénéfices, ou attendez-vous patiemment le prochain point bas ? Les commentaires sont ouverts.

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