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Dakar 2026 : Adrien Van Beveren Termine 6e et Vise Plus Haut

Adrien Van Beveren a bouclé le Dakar 2026 à une solide 6e place malgré une première semaine chaotique. Après une victoire d’étape et des jours au top, le Français livre son ressenti cash : « J’ai été dans le coup tous les jours ». Mais que s’est-il vraiment passé pour lui ?

Le sable d’Arabie saoudite a encore livré son verdict impitoyable. Après plus de deux semaines de combat acharné, de navigation hasardeuse, de chutes brutales et de réveils à l’aube, le Dakar 2026 s’est achevé sur une note contrastée pour les pilotes de moto. Au milieu des cris de victoire et des regrets amers, un Français a franchi la ligne d’arrivée avec une satisfaction mesurée mais réelle : Adrien Van Beveren.

Terminer sixième d’une épreuve aussi exigeante n’a rien d’anodin. Pourtant, quand on écoute le principal intéressé, on sent poindre une pointe d’appétit intact. Lui qui avait goûté au podium les deux années précédentes refuse de se contenter de ce résultat honorable. Il veut plus. Beaucoup plus.

Un Dakar en deux actes pour Van Beveren

La course s’est déroulée comme un véritable diptyque pour le pilote Honda. D’un côté, une première semaine synonyme de galères en tout genre. De l’autre, une deuxième semaine presque parfaite qui lui a permis de recoller aux avant-postes et de rappeler pourquoi il fait partie des favoris légitimes depuis plusieurs saisons.

Semaine 1 : le chaos habituel du Dakar

Le Dakar ne pardonne jamais vraiment aux concurrents qui baissent la garde, même une seule journée. Pour Adrien, cette première partie de rallye a ressemblé à un inventaire à la Prévert des malheurs possibles sur deux roues dans le désert.

Une chute sans gravité apparente mais qui a laissé des traces invisibles. Une rencontre malencontreuse avec une botte de fil de fer barbelé dissimulée dans le sable qui a endommagé sa roue avant. Des choix de navigation douteux dans des canyons inextricables. Et surtout, ce sentiment diffus de manquer de rythme, de ne pas être complètement dedans.

« J’ai vécu une première semaine hyper mouvementée », confie-t-il avec le recul. Ce genre de phrase anodine cache souvent des nuits courtes, des doutes qui s’installent et une confiance qui vacille dangereusement quand on sait à quel point le mental compte dans cette épreuve.

« On dit souvent qu’un Dakar terminé est une forme de victoire, j’ai envie de m’en inspirer, mais j’ai aussi envie de dire vivement la 3e semaine. »

Cette citation résume parfaitement l’état d’esprit du pilote : satisfait d’être encore là, mais frustré de ne pas avoir pu jouer la gagne dès le départ.

Semaine 2 : la renaissance dans les dunes

Puis vint la deuxième semaine. Comme un déclic. Les sensations reviennent, la navigation s’affine, les trajectoires deviennent plus tranchantes. Adrien commence à signer des chronos de tout premier plan et finit même par s’imposer sur l’une des spéciales les plus exigeantes du tracé.

« Les étapes ont été super solides, on en a gagné une, j’ai été dans le coup tous les jours et c’est ça que je vais retenir pour revenir en 2027. » Ces mots sonnent comme une promesse. Ils montrent surtout que le Français a retrouvé ce qui fait sa force : la capacité à rester lucide et rapide même quand la fatigue pèse des tonnes sur les épaules.

  • Une victoire d’étape qui redonne le sourire
  • Des places dans le top 5 quasi quotidiennes en deuxième moitié
  • Une gestion parfaite des risques dans les secteurs les plus piégeux
  • Une remontée significative au classement général

Ces éléments cumulés prouvent que, lorsque tout s’aligne, Adrien Van Beveren redevient immédiatement un candidat sérieux au sacre final. La question n’est plus de savoir s’il en est capable, mais quand il alignera enfin toutes les planètes.

L’ombre du crash au Portugal

Il y a des événements qui marquent durablement un sportif, même plusieurs mois après. Le gros crash survenu au Portugal lors d’une course préparatoire a laissé des séquelles psychologiques plus longues que prévu. Reprendre confiance après un tel choc demande du temps, beaucoup de temps.

Adrien l’admet sans détour : « Je pense que j’avais pris un petit coup sur la tête au Portugal, reprendre la confiance après un crash comme ça a pris du temps et je pense que c’était ça aussi qui était nécessaire. »

Cette phrase est essentielle. Elle explique pourquoi la première semaine a été si laborieuse. Le pilote n’était pas à 100 % mentalement. Il se remettait encore en question, analysait chaque trajectoire avec un excès de prudence. Une fois ce verrou sauté, il a retrouvé son niveau habituel.

Le podium lui tendait les bras… ou presque

Terminer sixième à moins de quatre minutes du podium donne forcément des regrets. Pourtant, dans le contexte de cette édition 2026 particulièrement ouverte chez les motos, ce résultat reste très solide. Plusieurs cadors ont connu des défaillances mécaniques ou des erreurs de navigation rédhibitoires.

Le vainqueur final, Luciano Benavides, a su se montrer le plus constant sur la durée. Derrière lui, la lutte a été féroce jusqu’à l’ultime kilomètre. Adrien, lui, n’a jamais abandonné l’idée de revenir dans le game. Il a simplement manqué de régularité sur les premiers jours.

2027 : l’année de la revanche ?

Quand on écoute Adrien parler de l’avenir, on sent l’excitation poindre. Il ne cache pas son objectif : monter sur la plus haute marche du podium. Pour y parvenir, il sait déjà sur quels points travailler.

  1. Renforcer encore la préparation mentale post-crash
  2. Optimiser la gestion des risques en début de rallye
  3. Continuer à affiner la navigation dans les zones les plus complexes
  4. Maintenir une condition physique au top sur trois semaines
  5. Capitaliser sur la confiance retrouvée en fin d’édition 2026

Autant de chantiers qui, s’ils sont menés à bien, pourraient transformer le sixième rang de cette année en titre mondial l’an prochain. Le Français n’est plus un outsider. Il est un sérieux prétendant.

Le Dakar, une école de vie grandeur nature

Au-delà des classements et des chronos, cette épreuve reste une expérience humaine hors norme. Survivre deux semaines dans le désert, gérer la solitude, la fatigue, la peur parfois, forge le caractère. Adrien l’a encore vérifié cette année.

Il en sort grandi, plus fort mentalement, plus mature dans ses choix. Même sans victoire finale, le Dakar offre des leçons que peu d’autres compétitions peuvent dispenser avec autant de violence et de beauté à la fois.

« J’ai envie de dire vivement la 3e semaine. »

Cette petite phrase pleine d’humour noir résume tout : le Dakar est si dur que même les meilleurs rêvent parfois d’une quatrième semaine… pour enfin tout donner sans retenue.

Une saison qui augure du meilleur

Avec ce Dakar 2026 terminé dans le top 10 et une deuxième moitié de course de très haut niveau, Adrien Van Beveren envoie un message clair à la concurrence : il est toujours là, et il progresse encore.

Les mois à venir seront cruciaux. Entraînement spécifique, simulation de situations critiques, travail avec les ingénieurs Honda pour gagner encore quelques précieux dixièmes, renforcement psychologique… Rien ne sera laissé au hasard.

Car dans ce sport où tout peut basculer en une spéciale, les détails font la différence entre un podium et une sixième place. Et Adrien le sait mieux que quiconque.

Le regard tourné vers l’horizon

Aujourd’hui, le bivouac se vide doucement. Les camions rangent le matériel, les pilotes rentrent chez eux pour retrouver leurs proches. Mais dans un coin de la tête d’Adrien Van Beveren, le Dakar 2027 a déjà commencé.

Il n’a pas dit son dernier mot. Loin de là. Et quelque part dans les dunes saoudiennes, le sable garde encore l’empreinte de ses roues. Une empreinte qui dit : « Je reviens, et cette fois, je ne lâcherai rien. »

Le Dakar n’est jamais vraiment fini. Il se prolonge dans les entraînements, les rêves, les frustrations et les espoirs. Pour Adrien, il ne fait que commencer une nouvelle page. Une page qui pourrait bien s’écrire en lettres d’or.

Point clé à retenir : La régularité sur deux semaines reste la clé absolue du succès au Dakar. Adrien l’a parfaitement compris et travaille déjà dans ce sens pour viser plus haut dès l’an prochain.

Le chemin est encore long, mais le talent et la détermination sont bien là. Rendez-vous dans douze mois pour voir si la promesse sera tenue.

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