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CZ Dément Fermement les Rumeurs de Profits sur BitMEX

Changpeng Zhao, fondateur de Binance, vient de balayer d'un revers de main une accusation virale affirmant que l'échange a empoché plus de 60 000 BTC en hedgant sur BitMEX durant le crash Covid de 2020. Fake news totale ou vérité cachée ? La réponse technique et les réactions du marché risquent de vous surprendre...

Imaginez un instant : le marché crypto plonge brutalement, Bitcoin perd plus de la moitié de sa valeur en quelques heures, les liquidations s’enchaînent par milliards… Et au milieu de ce chaos, une rumeur persistante refait surface, accusant l’une des plus grandes plateformes d’échange d’avoir secrètement profité massivement de la situation. C’est exactement ce qui vient de se produire avec une allégation explosive concernant Binance et BitMEX lors du fameux crash de mars 2020.

Cette histoire n’est pas nouvelle, mais elle a repris de la vigueur récemment sur les réseaux sociaux. Une publication virale a relancé le débat en affirmant que Binance aurait réalisé un profit colossal en hedgant les flux de ses clients sur la plateforme rivale BitMEX. Le chiffre avancé ? Plus de 60 000 BTC. Une somme qui, au cours de l’époque, représentait une fortune inimaginable.

CZ met les points sur les i : « Fake news » pure et simple

Face à cette vague d’accusations, Changpeng Zhao, plus connu sous le nom de CZ, n’a pas tardé à réagir. Dans un message clair et direct publié sur les réseaux, il a qualifié l’ensemble de l’histoire de pure invention. Selon lui, ces affirmations sortent de nulle part et manquent totalement de preuves concrètes.

Le fondateur de Binance va même plus loin en affirmant que sa plateforme n’a jamais effectué de trading sur BitMEX. Une déclaration forte qui remet en cause toute la base de l’accusation. Pour appuyer ses propos, il a d’ailleurs mentionné Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX et qu’il considère comme un ami, suggérant implicitement que ce dernier pourrait confirmer l’absence totale d’une telle activité.

Pourquoi cette rumeur refait surface en 2026 ?

Le monde des cryptomonnaies reste marqué par une culture du soupçon permanent. Chaque grand mouvement de prix, chaque événement majeur donne naissance à des théories parfois farfelues. Le crash de mars 2020, surnommé Black Thursday, reste l’un des épisodes les plus traumatisants de l’histoire récente du secteur.

Bitcoin est passé de plus de 7 900 $ à environ 3 800 $ en une seule journée. Des milliards de dollars de positions ont été liquidés. Dans ce contexte de panique généralisée, il est facile de comprendre pourquoi certains cherchent des explications simples, voire des coupables. Binance, en tant que leader incontesté du marché spot à l’époque, se retrouve souvent au centre des débats.

« Ils inventent des choses au hasard maintenant. Je ne sais pas quel est leur but. J’ai de la peine pour les gens qui croient ça sans aucune preuve. »

Changpeng Zhao

Cette citation illustre parfaitement l’exaspération de CZ face à ce qu’il considère comme du FUD (Fear, Uncertainty, Doubt) pur. Mais au-delà de l’émotion, il apporte aussi des arguments techniques très concrets.

Les contraintes techniques qui rendent l’opération impossible

L’un des points les plus solides avancés par CZ concerne le fonctionnement même de BitMEX à l’époque. En mars 2020, la plateforme ne permettait les retraits que une fois par jour. Ce système de batch quotidien rendait techniquement très compliqué, voire impossible, de réaliser un hedging en temps réel sur des volumes aussi massifs.

Imaginez devoir gérer des dizaines de milliers de BTC dans un environnement où vous ne pouvez sortir vos fonds qu’une seule fois toutes les 24 heures, pendant un marché qui bouge de 10-20 % par heure. Le risque de rester coincé avec des positions non couvertes aurait été énorme.

De plus, déplacer ou retirer 60 000 BTC en une seule fois aurait nécessité des processus de multi-signature complexes et aurait laissé des traces évidentes sur la blockchain. Or, ni BitMEX ni les analyses on-chain n’ont jamais mis en évidence un tel mouvement.

Le contexte du crash de mars 2020 : un marché sous tension extrême

Pour bien comprendre pourquoi cette période reste si sensible, revenons quelques instants sur les faits. Début mars 2020, la pandémie de Covid-19 commence à effrayer les marchés traditionnels. Les bourses chutent, le pétrole s’effondre, et les cryptos suivent le mouvement avec une violence encore plus grande.

Le 12 mars, Bitcoin perd environ 50 % en quelques heures. Les exchanges centralisés enregistrent des volumes records, mais aussi des problèmes techniques. Binance elle-même a connu des ralentissements et des difficultés d’accès temporairement.

  • Chute de Bitcoin de ~7 900 $ à ~3 800 $
  • Liquidations massives sur les marchés dérivés
  • Volume record sur les exchanges
  • Panique généralisée chez les investisseurs retail

Dans ce genre de situation, les théories conspirationnistes fleurissent rapidement. Certains accusent les gros acteurs d’avoir manipulé le marché, d’autres parlent de liquidations forcées coordonnées. La rumeur sur Binance et BitMEX s’inscrit parfaitement dans cette dynamique.

Les réactions de la communauté et des experts

Très rapidement après la publication de CZ, plusieurs voix se sont élevées pour soutenir sa version. Des traders expérimentés ont rappelé les limitations techniques de BitMEX à l’époque. D’autres ont pointé du doigt l’absence totale de preuves on-chain ou de logs de trading.

BitMEX elle-même a indirectement confirmé qu’aucun enregistrement ne corrobore une telle opération. Depuis 2020, la plateforme a d’ailleurs évolué vers des retraits en temps réel, preuve que le système précédent posait problème pour les gros volumes.

Mais tous ne sont pas convaincus. Certains utilisateurs persistent à croire que les gros exchanges ont toujours un avantage informationnel ou opérationnel qui leur permet de profiter des crises. Ces débats rappellent à quel point la transparence reste un enjeu majeur dans l’industrie.

Que nous apprend cet épisode sur l’état du marché crypto en 2026 ?

Plus de cinq ans après le crash de 2020, le secteur a énormément mûri. Les régulations se renforcent, les exchanges publient plus de rapports de preuve de réserves, et la maturité des investisseurs augmente. Pourtant, les vieilles rumeurs continuent de resurgir.

Cet épisode montre que la mémoire collective du crypto reste marquée par les traumas passés. Chaque nouveau cycle attire de nouveaux participants qui découvrent ces histoires pour la première fois. Résultat : les mêmes accusations reviennent, souvent amplifiées par les algorithmes des réseaux sociaux.

Le prix du Bitcoin oscille actuellement autour de 66 000 à 68 000 dollars, après avoir connu des sommets bien plus élevés. Ethereum stagne dans les 1 900-2 000 dollars, tandis que d’autres altcoins montrent des signes de fatigue. Dans ce contexte, la moindre rumeur peut créer de la volatilité temporaire.

Les leçons à retenir pour les investisseurs

Face à ce type d’informations, plusieurs réflexes s’imposent :

  1. Vérifiez toujours les sources primaires
  2. Exigez des preuves concrètes (on-chain, logs, etc.)
  3. Méfiez-vous des chiffres ronds et spectaculaires
  4. Comprenez les contraintes techniques des plateformes
  5. Ne laissez pas l’émotion guider vos décisions

Ces principes simples permettent d’éviter de tomber dans les pièges du FUD ou du FOMO qui caractérisent encore trop souvent notre écosystème.

Vers plus de transparence dans l’industrie ?

L’affaire illustre parfaitement le besoin croissant de transparence. Les exchanges leaders publient désormais régulièrement des preuves de réserves, des audits indépendants se multiplient, et les outils d’analyse on-chain deviennent accessibles au grand public.

Cependant, les marchés dérivés restent plus opaques par nature. Les positions, les hedges internes, les flux inter-exchange… tout cela reste difficile à tracer en temps réel. C’est précisément cette zone grise qui alimente les spéculations.

Peut-être que l’avenir passera par des standards plus élevés de reporting, voire par une régulation plus stricte des plateformes dérivés. En attendant, les acteurs historiques comme CZ continuent de défendre leur réputation à coups de messages clairs et argumentés.

Conclusion : la fin des rumeurs ou juste une pause ?

Cet épisode autour des prétendus 60 000 BTC montre à quel point l’industrie crypto reste sensible aux récits sensationnels. CZ a apporté des contre-arguments solides, tant sur le fond que sur la forme technique. La communauté semble majoritairement pencher de son côté.

Mais dans un secteur où la mémoire est longue et les rancunes tenaces, il est probable que des variantes de cette histoire ressurgissent à l’avenir. La meilleure arme reste l’éducation, la vérification des faits et une approche rationnelle des marchés.

En attendant le prochain grand mouvement, une chose est sûre : le monde crypto ne manque jamais de sujets pour alimenter les conversations animées.

Points clés à retenir

  • CZ dément catégoriquement tout trading Binance sur BitMEX
  • Les retraits une fois par jour rendaient le hedge massif impossible
  • Aucune preuve on-chain ou historique ne soutient l’accusation
  • La rumeur illustre la persistance du FUD dans le secteur
  • Transparence et vérification des faits restent essentielles

L’histoire ne s’arrête probablement pas là. Les marchés évoluent, les acteurs s’adaptent, mais les vieilles légendes ont la vie dure. Restez vigilants, informés, et surtout : ne croyez pas tout ce que vous lisez sur internet sans preuves solides.

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