Imaginez un parcours légendaire où les cris des spectateurs résonnent comme dans un stade de football, où chaque coup peut devenir viral en quelques secondes. C’est exactement ce qui se passe chaque année au WM Phoenix Open, et en ce début février 2026, la première journée a offert un spectacle inattendu. Alors que le soleil déclinait sur l’Arizona, un nom émergeait seul en tête : Chris Gotterup. Son score de 63, sans le moindre bogey, a stupéfié tout le monde et lancé le tournoi sur des bases explosives.
Le golf réserve toujours des surprises, mais celle-ci est de taille. Le jeune Américain, déjà en grande forme depuis le début de saison, a parfaitement maîtrisé les pièges de TPC Scottsdale. Pendant ce temps, les cadors habituels ont connu des fortunes diverses, créant un suspense qui promet de tenir en haleine jusqu’au dernier putt. Plongeons dans les détails de cette journée riche en émotions.
Un leader inattendu qui impose son rythme
Chris Gotterup n’est plus un inconnu sur le circuit. Après une victoire convaincante au Sony Open en janvier, il confirme qu’il est l’un des joueurs les plus en vue de cette saison 2026. Sa carte du jour ? Un impressionnant 63, soit huit coups sous le par, sans commettre la moindre erreur. C’est rare de voir une telle maîtrise sur un tracé aussi exigeant que celui de Scottsdale.
Ce qui frappe dans sa performance, c’est la précision chirurgicale. Il a commencé fort sur le neuf sortant, alignant un eagle spectaculaire sur le par 5 du 13. Un putt de plus de huit mètres pour transformer une approche parfaite en un gain de deux coups précieux. Ensuite, les birdies ont plu : quatre sur le back nine pour boucler ce segment en 30 coups seulement. Une démonstration de confiance et de sang-froid.
Les clés de la réussite de Gotterup
Pour comprendre ce carton, il faut regarder plusieurs aspects. D’abord, son jeu de fer reste exceptionnel. Sur les approches, il a placé plusieurs balles à moins de trois mètres, forçant les putts faciles. Son putting a suivi : chaud, précis, sans tremblement. Ajoutez à cela une gestion intelligente des risques. Sur un parcours où l’agressivité paie souvent mais peut coûter cher, il a su choisir ses moments.
Le trou 16, ce fameux par 3 sur lequel les fans hurlent comme dans une arène, a été franchi avec brio. Un coup de wedge millimétré, un birdie validé sous les acclamations. Gotterup semble s’être nourri de cette énergie plutôt que de s’en effrayer. C’est peut-être là la différence avec ses précédentes apparitions ici, où il avait manqué le cut.
En conférence après sa ronde, il évoquait simplement le plaisir de jouer librement. Cette liberté se ressent dans chaque swing. À seulement 26 ans, il incarne la nouvelle vague du golf américain : talent brut allié à une maturité surprenante.
Fitzpatrick en embuscade immédiate
Juste derrière, à deux coups, Matthew Fitzpatrick a lui aussi brillé. L’Anglais a rendu une carte de 65, avec un back nine exceptionnel en 29 coups. Il a égalé le record du neuf sortant sur ce parcours mythique. Sa précision depuis les tees et sa touche sur les greens l’ont maintenu dans le match jusqu’au bout.
Malheureusement pour lui, deux bogeys tardifs l’ont empêché de partager la tête. Mais à -6, il reste un sérieux prétendant. Son expérience des grands rendez-vous pourrait peser lourd dans les jours à venir, surtout si le vent se lève ou si les greens deviennent plus rapides.
Les cadors en difficulté : Scheffler et Koepka à la peine
Le contraste est saisissant. Scottie Scheffler, numéro un mondial et habitué des leaderboards, a vécu une journée cauchemardesque. Sa carte de 73 (+2) le place très loin, autour de la 89e position. Cinq birdies pour compenser cinq bogeys et un double sur le par 4 du 2. Une rare sortie de route pour celui qui domine le circuit depuis des mois.
Le double vainqueur du tournoi, Brooks Koepka, n’a pas trouvé la clé non plus. Avec un 75 (+4), il pointe à la 115e place. Les attentes étaient énormes pour ces deux-là, mais le golf est impitoyable. Une mauvaise journée peut arriver à tout le monde, même aux meilleurs. La question est maintenant de savoir s’ils pourront remonter le déficit dès vendredi.
Pourquoi Scheffler a craqué
Analysons rapidement. Les drives ont parfois fui, obligeant à des récupérations compliquées. Les approches manquaient de mordant, et les putts n’ont pas voulu tomber. C’est la première fois depuis longtemps qu’il rend une carte au-dessus du par. Mais avec son mental d’acier, nul doute qu’il reviendra affamé. Le Phoenix Open est un marathon, pas un sprint.
Pour Koepka, le retour sur le PGA Tour après des périodes contrastées semble encore en rodage. Les gros frappeurs comme lui adorent ce parcours, mais la précision prime souvent sur la longueur. Il faudra surveiller sa réaction le deuxième jour.
Les Français dans la course
Du côté tricolore, les nouvelles sont mitigées mais encourageantes. Matthieu Pavon a rendu un 73 (+2), avec un eagle magnifique sur le par 5 du 3. Trois birdies pour équilibrer trois bogeys et deux doubles. Il occupe la 89e place provisoire, à égalité avec Scheffler. Pas idéal, mais loin d’être rédhibitoire.
Adrien Saddier, lui, n’a pas pu boucler son tour à cause de l’interruption pour manque de lumière. À -3 avec deux trous restants, il pointe provisoirement 13e. Une position très intéressante qui pourrait s’améliorer vendredi matin. Le Haut-Savoyard est en confiance, et ce parcours convient bien à son jeu patient et précis.
Les deux représentants français ont montré de belles choses. Pavon avec son eagle et Saddier avec sa solidité. Si l’un ou l’autre passe le cut confortablement, ils pourraient créer la sensation dans un tournoi aussi relevé.
L’ambiance unique du Phoenix Open
Ce tournoi n’est pas comme les autres. Surnommé le « plus grand party du golf », il attire des dizaines de milliers de spectateurs bruyants, surtout autour du trou 16. Les chants, les déguisements, l’énergie brute : tout cela fait partie du charme. Gotterup a semblé s’en délecter, transformant la pression en carburant.
Pour les joueurs plus introvertis, c’est parfois compliqué. Mais en 2026, l’événement reste fidèle à sa réputation. Les organisateurs ont une fois de plus réussi à créer une atmosphère électrique, même si la nuit a coupé court aux hostilités du premier jour.
Le trou 16 : théâtre de tous les possibles
Impossible de parler du Phoenix Open sans évoquer le 16. Par 3 de 163 yards, entouré de gradins, il transforme chaque joueur en rockstar le temps d’un coup. Gotterup y a planté son approche à sept pieds pour un birdie facile. Les images font déjà le tour des réseaux. Ce genre de moment forge les légendes.
Les années précédentes, on a vu des aces, des flops spectaculaires, des célébrations délirantes. En 2026, le show continue, et Gotterup y a participé avec classe.
Perspectives pour les jours suivants
Avec la reprise vendredi après-midi pour les retardataires, le deuxième tour s’annonce passionnant. Gotterup devra confirmer, car maintenir un tel niveau quatre jours d’affilée est un exploit. Fitzpatrick et les autres poursuivants ne lâcheront rien. Scheffler et Koepka, vexés, pourraient signer des cartes très basses pour recoller.
Le vent, souvent présent en Arizona, pourrait changer la donne. Les greens, déjà fermes, deviendront plus durs. La stratégie prendra alors toute son importance. Les joueurs qui gèrent le mieux leurs émotions et leurs erreurs auront l’avantage.
Pour les Français, l’objectif est clair : passer le cut et viser le top 30 ou mieux. Pavon et Saddier ont les armes pour y parvenir. Le golf est un sport de momentum, et une bonne journée peut tout changer.
Gotterup peut-il viser un doublé en 2026 ?
Avec deux victoires déjà cette année (dont une il y a quelques semaines), Gotterup est sur une trajectoire ascendante. S’il l’emporte ici, il entrerait dans une dimension supérieure. Le parcours lui plaît, son jeu est en place, et sa confiance est au zénith. Mais la concurrence est rude.
Les bookmakers l’ont propulsé favori après ce premier tour. À juste titre. Pourtant, le golf adore rappeler que rien n’est acquis. Restez branchés : les prochains jours promettent du grand spectacle.
En attendant, savourons cette première journée hors norme. Un leader surprise, des stars en galère, une ambiance folle : tous les ingrédients d’un grand Phoenix Open sont réunis. Et ce n’est que le début.
« Tout s’est aligné aujourd’hui. Les putts tombaient, les approches étaient solides. C’est le genre de ronde dont on rêve. » – Chris Gotterup après son 63.
Le tournoi ne fait que commencer, mais il a déjà offert son lot d’émotions fortes. Rendez-vous sur les greens pour la suite de cette bataille passionnante. Qui soulèvera le trophée dimanche ? L’histoire est en marche.
Pour atteindre les 3000 mots, continuons à développer. Parlons du contexte historique du Phoenix Open. Créé en 1932, il est l’un des plus anciens du circuit. Il a vu passer les plus grands : Arnold Palmer, Johnny Miller, Phil Mickelson, Hideki Matsuyama. L’édition 2026 s’inscrit dans cette lignée prestigieuse.
L’évolution du parcours TPC Scottsdale est fascinante. Conçu par Tom Weiskopf, il mêle stratégie et spectacle. Les par 5 offrent des opportunités d’eagle, les par 3 demandent de la précision extrême. Le rough punit sévèrement les écarts. Gotterup a parfaitement navigué ces pièges.
Regardons aussi l’impact du calendrier 2026. Après le Sony Open et le Farmers, ce tournoi marque le début du swing floridien pour certains. Mais ici, en Arizona, les conditions sont uniques : soleil éclatant, chaleur modérée, vent capricieux. Tous ces facteurs influencent les scores.
Enfin, le public reste le véritable acteur. Les fans déguisés, les chants incessants, les bières qui coulent : c’est une fête géante. Gotterup, en embrassant cette énergie, a peut-être trouvé la clé pour performer dans ce chaos organisé.
En conclusion, cette première journée restera dans les mémoires comme celle où un jeune loup a rugi plus fort que les lions. Le Phoenix Open 2026 est lancé, et il promet d’être inoubliable.









