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Bitcoin vers 38 000 $ ? La correction de 70 % menace

Alors que Bitcoin dévisse sous les 70 000 $, un analyste connu projette une chute brutale jusqu’à 38 000 $ en suivant les cycles passés. Mais les flux institutionnels pourraient-ils limiter la casse à 55-60 % ? La réponse pourrait redéfinir 2026…

Imaginez : vous avez vu Bitcoin tutoyer les sommets à plus de 126 000 dollars il y a quelques mois seulement, et aujourd’hui l’actif phare du marché crypto s’échange autour de 66 000 dollars après une chute vertigineuse. La question que tout le monde se pose est simple, brutale : jusqu’où ira cette correction ? Certains analystes n’hésitent plus à avancer un chiffre choc : 38 000 dollars. Soit une dégringolade de près de 70 % depuis le record absolu. Simple spéculation alarmiste ou avertissement fondé sur l’histoire du marché ? Plongeons ensemble dans cette zone grise où espoir et panique se disputent le terrain.

Une correction historique en train de se répéter ?

Le marché des cryptomonnaies n’a jamais été tendre avec ceux qui espèrent une ascension linéaire. Depuis ses débuts, Bitcoin a traversé des phases de croissance explosive suivies de corrections parfois dévastatrices. Chaque cycle semble avoir apporté son lot de leçons… et de sanglots sur les portefeuilles numériques.

Les drawdowns passés : une tendance claire

Regardons froidement les chiffres des bear markets précédents. En 2011, après l’euphorie des premiers mois, Bitcoin a perdu environ 93 % de sa valeur maximale. En 2015, le pourcentage est retombé à 86 %. Puis 84 % en 2018, et enfin « seulement » 77 % lors du terrible hiver 2022. On observe une réduction progressive de l’ampleur des corrections au fil des cycles. Le marché mûrit, la capitalisation augmente, les acteurs institutionnels arrivent : la violence des chutes diminue… en théorie.

En suivant cette logique mathématique implacable, plusieurs observateurs estiment que le cycle actuel devrait connaître un drawdown autour de 70 %. Appliqué au sommet de 126 000 dollars, cela nous amène effectivement à un plancher potentiel proche de 38 000 dollars. Un niveau qui, il faut le dire, ferait hurler de douleur une grande partie des investisseurs arrivés après 2023.

« Chaque cycle, le drawdown diminue à mesure que le marché gagne en maturité. Si la tendance se poursuit, 2026 pourrait voir Bitcoin perdre environ 70 % depuis son ATH, direction 38 000 $. Bonne chance à tous… »

Cette phrase, prononcée par un analyste respecté de la sphère crypto, a fait l’effet d’une bombe sur les réseaux sociaux début février 2026. Elle résume parfaitement le raisonnement historique qui guide aujourd’hui les projections les plus pessimistes.

Pourquoi les institutionnels pourraient changer la donne

Mais tout n’est pas écrit d’avance. Depuis 2024, le paysage a considérablement évolué. Les ETF Bitcoin spot aux États-Unis ont ouvert les vannes des capitaux institutionnels. BlackRock, Fidelity, et bien d’autres géants de la finance traditionnelle ont désormais une exposition directe à BTC. Leur présence change-t-elle réellement la structure des corrections ?

Plusieurs voix s’élèvent pour dire que oui. En comparant les rallyes bottom-to-top et les corrections top-to-bottom des cycles précédents, certains estiment que la prochaine baisse majeure devrait se limiter à 55-60 % au lieu des 70 % « classiques ». Pourquoi ? Parce que les flux institutionnels ont tendance à stabiliser le marché lors des phases de stress. Ils achètent les dips plus systématiquement, ils hedgent, ils limitent la panique retail.

Si l’on applique un drawdown de 60 % au sommet de 126 000 dollars, le plancher se situerait plutôt autour de 50 000 dollars. Toujours douloureux, mais nettement moins catastrophique que les 38 000 dollars brandis par les plus bearish.

La réflexivité : arme à double tranchant

L’analyste à l’origine de la prévision des 38 000 dollars ne s’est pas laissé démonter par les contre-arguments. Il a rappelé un concept cher à George Soros : la réflexivité. En clair, les perceptions influencent la réalité, qui à son tour renforce les perceptions. Dans un marché haussier, cela crée des bulles spectaculaires. Dans un marché baissier, le mécanisme peut s’inverser et accélérer les chutes.

Autrement dit : même si les institutionnels achètent, une panique généralisée peut les submerger temporairement. Les stops sautent, les liquidations en cascade s’enchaînent, et le prix plonge plus bas que prévu. Personne n’est à l’abri de cet effet boule de neige.

« La réflexivité fonctionne dans les deux sens. Ne vous imaginez pas pouvoir timer parfaitement le bottom. Bitcoin est déjà revenu aux niveaux d’octobre 2024. Le risque est bien réel. »

Où en est Bitcoin techniquement en février 2026 ?

À l’heure où ces lignes sont écrites, Bitcoin oscille autour de 66 000 dollars après avoir touché un plus bas intraday nettement plus bas. Les volumes restent soutenus, signe que le marché n’est pas encore totalement anesthésié. Mais plusieurs éléments techniques inquiètent :

  • La perte du support majeur des 70 000 dollars
  • Une cassure claire de la structure haussière de moyen terme
  • Le RSI hebdomadaire en territoire oversold mais sans divergence haussière claire
  • Le retour sous la moyenne mobile 200 semaines pour la première fois depuis fin 2024

Ces signaux ne sont pas anodins. Historiquement, quand Bitcoin perd la MM200 weekly, les corrections qui suivent sont rarement superficielles.

Que faire face à un tel scénario ?

Face à une possible chute de 70 %, ou même « seulement » 55-60 %, la gestion du risque devient la priorité absolue. Voici quelques pistes concrètes que beaucoup d’investisseurs expérimentés appliquent dans ce genre de contexte :

  1. Dimensionner très strictement ses positions : ne jamais risquer plus de 1-2 % du portefeuille par trade
  2. Utiliser des ordres stop… mais pas trop serrés pour éviter d’être sorti sur du bruit
  3. Échelonner les achats : plutôt que d’attendre LE bottom parfait, accumuler progressivement sur les niveaux clés
  4. Garder du cash : la liquidité est reine lors des capitulations
  5. Ne pas se laisser guider par la peur ou l’euphorie : le FOMO et le FUD sont les pires conseillers

Ces principes semblent simples, mais ils sont extrêmement difficiles à appliquer quand le prix chute de 10 % en 24 heures et que les timelines X s’enflamment de prédictions apocalyptiques.

Et si le pire n’arrivait pas ? Scénarios alternatifs

Bien sûr, il existe des scénarios bien plus optimistes. Certains analystes macro estiment que le contexte inflationniste persistant, la dette publique américaine hors de contrôle et la perte de confiance dans les monnaies fiat pourraient relancer un intérêt massif pour Bitcoin plus tôt que prévu.

Dans ce cas, la correction actuelle ne serait qu’un « reset » salutaire avant la reprise d’un bull market qui viserait de nouveaux sommets stratosphériques d’ici 2027-2028. Mais ce scénario exige une condition sine qua non : l’absence de récession mondiale majeure en 2026. Or, les signaux macroéconomiques sont pour le moment particulièrement ambigus.

Leçons des cycles précédents : ce qui change vraiment

Chaque bear market a apporté son lot d’enseignements. En 2018, on a découvert la nocivité des ICO non régulées. En 2022, la faillite de plusieurs plateformes centralisées a révélé les risques du « yield farming » non sécurisé et des bilans opaques. En 2026, la grande nouveauté reste l’arrivée massive des institutions et la tokenisation progressive des actifs du monde réel sur blockchain.

Cette évolution pourrait effectivement amortir les chutes… ou au contraire les amplifier si les gros acteurs décident simultanément de réduire leur exposition. L’histoire récente des marchés traditionnels (flash crash 2010, krach Covid 2020) montre que même les institutions ne sont pas immunisées contre les mouvements de panique synchronisés.

Psychologie du marché : quand la peur change de camp

Le sentiment actuel sur les réseaux sociaux oscille entre capitulation et déni. Certains crient au bottom, d’autres assurent que « ce n’est que le début ». Historiquement, les vrais planchers se forment quand presque plus personne n’ose acheter, même les plus convaincus.

Le Fear & Greed Index est retombé dans la zone « Extreme Fear » plusieurs fois ces dernières semaines. Mais il n’a pas encore atteint les niveaux de terreur pure observés en 2018 ou 2022. Cela suggère que la capitulation totale n’est peut-être pas encore là… ce qui laisse encore de la marge de baisse.

Conclusion : rester lucide sans paniquer

Bitcoin à 38 000 dollars ? Possible. À 50 000 dollars ? Aussi. À 80 000 dollars dans trois mois ? Pas impossible non plus. Personne ne possède la boule de cristal. Ce qui est certain, c’est que le marché traverse actuellement une phase de stress importante et que la prochaine direction majeure dépendra autant des fondamentaux macro que du comportement des gros capitaux institutionnels.

Dans tous les cas, une chose reste vraie : ceux qui traversent les bear markets avec le plus de sérénité sont généralement ceux qui en sortent le plus renforcés. À condition, bien sûr, d’avoir su protéger leur capital quand tout le monde criait à la fin du monde… ou au contraire d’avoir eu le courage d’acheter quand plus personne n’y croyait.

Et vous, où placez-vous votre stop dans ce contexte ? Plutôt team 38K ou team « institutions sauvent le marché » ? Le prochain mois nous apportera sans doute des réponses plus claires… ou encore plus de questions.

Points clés à retenir

  • Drawdowns historiques : 93% → 86% → 84% → 77%… prochaine cible théorique ~70%
  • 38 000 $ = scénario pessimiste le plus cité actuellement
  • 55-60% de correction = scénario privilégié par les bulls institutionnels
  • Réflexivité = risque d’amplification dans les deux sens
  • La vraie capitulation reste peut-être devant nous

Maintenant, à vous de jouer. Avec lucidité, patience… et un peu de courage.

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