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Bitcoin : Risque-Récompense Inversé Après la Chute

Le Bitcoin vient de plonger violemment, provoquant des capitulations massives similaires à 2022. Un expert on-chain affirme que le rapport risque-récompense s'est inversé en profondeur... mais un dernier test des bas reste-t-il possible ?
Le récent effondrement du cours du **Bitcoin** a secoué les marchés, laissant de nombreux investisseurs face à une question cruciale : sommes-nous au creux de la vague, ou faut-il s’attendre à davantage de turbulences ? Alors que la principale cryptomonnaie oscille autour des 66 000 dollars en ce mois de février 2026, après une chute significative depuis ses sommets récents, les analyses on-chain apportent un éclairage précieux. Un expert reconnu dans le domaine affirme que le rapport risque-récompense s’est nettement amélioré suite à cette correction violente.

Le Bitcoin entre en zone de « deep value » après la correction

La chute récente n’est pas anodine. Elle a provoqué des pertes réalisées massives, comparables à celles observées lors des plus bas du cycle précédent en 2022. Selon les observations d’un analyste on-chain expérimenté, ce mouvement a propulsé le Bitcoin dans une zone qualifiée de deep value, où les indicateurs de mean-reversion multiples convergent pour signaler une opportunité asymétrique.

En clair, si l’on exclut l’hypothèse extrême d’un effondrement total vers zéro – ce qui semble hautement improbable au vu des fondamentaux – la configuration actuelle penche fortement en faveur des acheteurs patients. Les vendeurs paniqués ont été nombreux, mais cela pourrait marquer le début d’un retournement structurel.

Une capitulation qui rappelle les grands bas historiques

Les pertes réalisées quotidiennes ont explosé lors de cette phase de vente. Des montants avoisinant parfois 1,5 milliard de dollars par jour ont été enregistrés, un niveau qui n’avait plus été vu depuis les capitulations majeures du passé. Ces sorties de capitaux proviennent principalement des acheteurs tardifs, ceux qui étaient entrés lors des phases de consolidation haute ou pendant l’euphorie récente.

Le ratio SOPR (Spent Output Profit Ratio) a plongé à des niveaux déviants d’une écart-type négative importante. Historiquement, ce type de lecture apparaît soit comme un signal d’alerte précoce, soit – et c’est le cas le plus pertinent ici – en proximité immédiate des phases de bottoming. Les vendeurs se concentrent sur des cohortes précises : les entrants de fin de cycle haussier et ceux piégés dans les zones de consolidation à 80 000 dollars.

Les bottoms ne se forment pas en un seul point de prix, mais à travers un processus fait de multiples mèches de capitulation suivies de longues périodes de faible activité spéculative.

Cette citation illustre parfaitement la mécanique en cours. Après deux tentatives ratées de nouveaux sommets historiques en octobre dernier, suivies d’une dégringolade brutale, le marché a connu une purge significative. Les pertes accumulées ont érodé la confiance des acheteurs tardifs, créant les conditions pour un vrai plancher.

Probabilité d’un plancher déjà posé : autour de 60 %

L’analyste estime que les chances qu’un bas significatif ait déjà été imprimé dépassent désormais les 50 %, avec une fourchette probable autour de 60 %. Cette évaluation probabiliste repose sur l’observation des structures de marché plutôt que sur des prédictions calendaires rigides.

Il met en garde contre une utilisation trop mécanique du cycle de quatre ans lié au halving. Selon lui, cette approche introduit un biais inutile. Mieux vaut scruter le comportement réel des investisseurs : quand les pertes réalisées atteignent des extrêmes, quand le volume spéculatif s’effondre et quand les flux sortants des produits institutionnels reflètent des désengagements plutôt qu’une défaillance structurelle.

  • Les sorties d’ETF ont atteint plusieurs milliards durant la correction, mais elles correspondent à des unwinds de positions plutôt qu’à une fuite massive.
  • À un pic antérieur, environ 62 % des inflows cumulés étaient en perte latente, mais les actifs sous gestion n’ont baissé que de quelques points.
  • Ces mouvements s’alignent avec les ajustements sur les contrats futures CME, typiques des basis-trades.

Malgré ces éléments positifs, l’expert reste prudent : même si le low est posé, une revisite des niveaux bas est probable. Les vrais bottoms passent souvent par plusieurs phases de capitulation, entrecoupées de périodes d’apathie où la confiance s’effrite lentement.

Les niveaux clés qui ont marqué le tournant psychologique

Plusieurs seuils ont joué un rôle déterminant dans le shift de sentiment. Le True Market Mean, une sorte de centre de gravité à long terme qui coïncidait aussi avec le coût moyen des ETF, a été cassé à la baisse. Ce break a fait basculer le régime psychologique : les participants ont commencé à intégrer l’idée d’un bear market.

Ensuite, le prix a été attiré vers une zone de consolidation à fort volume de cette cycle, où une grande partie des échanges avait eu lieu. Les liquidations de leviers ont amplifié le mouvement, mais elles ne sont que secondaires face au vrai driver : le changement de perception des investisseurs qui vendent désormais les rebonds dans un contexte perçu comme descendant.

Un concept intéressant évoqué est celui de la « hodler’s wall » : une muraille de richesse investie positionnée au-dessus de niveaux critiques, dont un fameux « bull’s last stand ». Une fois ces barrières franchies à la baisse, la probabilité de downside augmente mécaniquement.

ETF et flux institutionnels : pas de panique structurelle

Les produits négociés en bourse ont connu des sorties importantes, mais rien qui ne ressemble à une défaillance systémique. Les milliards sortis correspondent à des ajustements tactiques, souvent corrélés aux open interest sur les dérivés. Les ETF ont absorbé des chocs massifs sans craquer, preuve de la maturité croissante du marché.

Cette résilience institutionnelle change la donne par rapport aux cycles précédents. Même si les inflows cumulés ont souffert, la structure globale reste solide. Les outflows ne traduisent pas un rejet fondamental de l’actif, mais plutôt des repositionnements dans un environnement volatil.

À quoi s’attendre pour la suite ? Scénarios et précautions

Le scénario de base penche vers une formation de bottom, mais avec des revisites possibles des lows. Les marchés crypto aiment tester la patience : après la purge, une phase d’accumulation silencieuse s’installe souvent, où le volume chute et où les acheteurs opportunistes reprennent progressivement la main.

Les perspectives d’un nouvel ATH en 2026 sans catalyseur macro majeur (comme un pivot monétaire massif ou un événement black-swan positif) restent faibles, autour de 15-20 %. En revanche, la zone actuelle offre un asymétrie favorable pour ceux qui croient en la résilience à long terme de Bitcoin.

Il serait prématuré de bâtir un bear case solide à ces niveaux. Le marché se trouve en phase tardive de correction plutôt qu’en début de bear market structurel. Les indicateurs on-chain clignotent au vert pour les contrariants prêts à encaisser la volatilité résiduelle.

Leçons tirées des cycles passés et évolution du marché

Chaque cycle apporte son lot de surprises. Celui-ci n’échappe pas à la règle : la maturité accrue, l’arrivée massive des institutionnels via les ETF, et l’absorption de flux énormes sans explosion de volatilité excessive montrent que Bitcoin n’est plus l’actif spéculatif immature d’il y a dix ans.

Pourtant, les comportements humains restent inchangés : greed et fear alternent, créant des excès haussiers puis baissiers. La capitulation actuelle purge les mains faibles, laissant la place à des holders plus convaincus. C’est précisément ce processus qui forge les vrais planchers durables.

Les investisseurs avisés gardent un œil sur les métriques on-chain : realized losses, SOPR, cohort analysis, ETF flows. Ces données objectives surpassent les narratifs émotionnels ou les prédictions calendaires. Elles racontent l’histoire réelle du marché.

Conclusion : une opportunité asymétrique à saisir avec prudence

Le shift du risk-reward après cette selloff est clair pour ceux qui lisent les données on-chain. La zone actuelle offre potentiellement l’un des setups les plus attractifs depuis longtemps, à condition d’accepter que le bottom est un processus, pas un événement ponctuel.

Restez vigilants, suivez les signaux de capitulation supplémentaire, et rappelez-vous que les plus grands gains naissent souvent dans les moments de doute maximal. Le Bitcoin, une fois encore, défie les attentes et récompense ceux qui savent attendre.

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