Sport

Benatia Prend les Rênes de l’OM : Longoria Relégué

Medhi Benatia avait claqué la porte dimanche… et pourtant il reste jusqu’à la fin de saison avec les pleins pouvoirs sportifs. Pablo Longoria rétrogradé à un rôle institutionnel. Que cache vraiment ce retournement de situation à l’OM ?

Imaginez un club en plein chaos, des supporters qui grondent, un entraîneur parti en claquant la porte, et soudain… un revirement à 180 degrés. Ce mardi 17 février 2026, l’Olympique de Marseille a offert à ses fans l’un des scénarios les plus improbables de son histoire récente. Celui qui semblait quitter le navire devient celui qui le dirige. Medhi Benatia reste, et pas seulement en tant que simple dirigeant : il prend désormais les commandes totales du secteur sportif.

Un retournement de situation qui laisse sans voix

Dimanche encore, le directeur du football postait un message clair sur les réseaux sociaux : il partait. La tension était à son comble après plusieurs résultats catastrophiques, une élimination européenne douloureuse et une humiliation retentissante à l’extérieur. Tout laissait penser que l’aventure marseillaise de l’ancien international marocain s’arrêtait net. Et puis, patatras. Le propriétaire américain a débarqué en personne et a réussi à inverser la tendance.

Ce qui frappe dans ce dossier, c’est la rapidité du changement. Moins de 48 heures séparent l’annonce de la démission et celle du maintien avec responsabilités élargies. Une telle volte-face n’est pas anodine dans un club où les émotions sont toujours à fleur de peau.

Benatia : de démissionnaire à patron absolu du sportif

Désormais, Medhi Benatia supervise l’ensemble des activités sportives du club phocéen. Cela inclut évidemment le recrutement, la formation, mais surtout la nomination du prochain entraîneur. Le message est clair : c’est lui qui aura le dernier mot sur le banc de touche. Une responsabilité énorme pour un homme qui, il y a encore quelques jours, semblait prêt à tourner la page.

Ce choix n’est pas sans logique. L’ancien défenseur central a toujours affiché une grande ambition pour le projet marseillais. Son passage éclair comme joueur puis son arrivée dans les bureaux lui ont permis de comprendre les rouages internes. Il connaît les attentes du public, les exigences du vestiaire et les limites budgétaires. Autant d’atouts qui expliquent peut-être pourquoi le propriétaire a autant insisté pour le retenir.

« Mon ambition pour le club reste intacte. Mobilisons-nous, au service de l’OM. »

Ces mots prononcés par le propriétaire américain résument bien l’état d’esprit actuel : pas question de lâcher l’affaire malgré les tempêtes récentes. Et pour porter ce message, il a choisi de miser sur un homme qui parle le même langage que les supporters : celui de la détermination et de l’exigence.

Pablo Longoria : un déclassement assumé

De l’autre côté de cette réorganisation, on trouve Pablo Longoria. Arrivé en février 2021, l’Espagnol a longtemps incarné la stabilité dans un club habitué aux secousses. Président depuis plus de cinq ans, il a connu des hauts (qualifications européennes régulières) et des bas (crises à répétition). Mais aujourd’hui, son rôle change radicalement.

Le communiqué est limpide : ses responsabilités « devraient évoluer vers ses missions institutionnelles ». En clair, il devient le visage du club auprès des instances françaises et européennes. Fini le pilotage quotidien du sportif, fini les négociations de transferts, fini les décisions stratégiques sur le terrain. C’est un recentrage qui ressemble furieusement à une mise sur la touche.

Pour beaucoup d’observateurs, ce repositionnement est la conséquence logique d’une série d’événements défavorables : l’élimination en coupe d’Europe, la déroute face au leader du championnat et surtout le départ précipité du dernier entraîneur. Longoria paye-t-il les pots cassés d’une stratégie qui n’a pas porté ses fruits ? La question mérite d’être posée.

Pourquoi ce choix radical maintenant ?

Plusieurs éléments expliquent ce virage à 180 degrés. D’abord, la pression populaire. Les supporters n’ont jamais vraiment digéré certaines périodes de flottement. Les tags hostiles sur les murs du centre d’entraînement en disent long sur le ras-le-bol ambiant. Ensuite, la présence physique du propriétaire. Sa venue à Marseille n’est pas anodine : elle montre qu’il veut reprendre la main sur un dossier qui lui échappe depuis trop longtemps.

Enfin, il y a l’urgence sportive. À quelques mois de la fin de saison, l’OM ne peut plus se permettre de naviguer à vue. Il fallait une figure forte, légitime aux yeux du vestiaire et du public. Benatia coche toutes ces cases. Son charisme naturel, son passé de joueur de haut niveau et sa capacité à parler sans filtre en font un leader naturel dans cette période troublée.

  • Urgence de résultats immédiats
  • Pression des supporters et des médias
  • Besoin de stabilité sportive
  • Volonté du propriétaire de reprendre la main

Ces quatre facteurs combinés ont créé les conditions parfaites pour ce changement de cap inattendu.

Quel avenir pour le banc de touche ?

La grande question désormais est simple : qui va s’asseoir sur le banc ? Le nom de Julien Beye revient avec insistance ces dernières heures. L’ancien latéral droit, très apprécié dans le milieu, pourrait incarner la continuité tout en apportant une touche locale bienvenue. Mais d’autres pistes existent, et Benatia aura forcément son mot à dire.

Ce qui est certain, c’est que le prochain coach devra composer avec un directeur du football qui a désormais tous les pouvoirs. Exit la double casquette qui a parfois créé des tensions par le passé. Ici, la hiérarchie est claire : Benatia décide, l’entraîneur exécute. Une organisation pyramidale qui pourrait apporter la stabilité tant attendue… ou créer de nouvelles frustrations si les résultats ne suivent pas rapidement.

Les supporters entre espoir et méfiance

Du côté du Vélodrome, les réactions sont contrastées. Certains y voient le début d’une nouvelle ère, celle où un homme du cru prend enfin les rênes. D’autres restent sceptiques : après tant de promesses non tenues, les mots ne suffisent plus. Il faudra des victoires, et vite.

La rencontre prévue ce mardi après-midi entre le propriétaire et des représentants des groupes de supporters sera scrutée. Elle pourrait apaiser les tensions ou, au contraire, les raviver si les messages ne sont pas à la hauteur des attentes.

Un modèle qui inspire ou qui inquiète ?

Ce qui se passe à Marseille pourrait bien faire jurisprudence dans d’autres clubs en difficulté. Donner les pleins pouvoirs à un ancien joueur charismatique pour redresser la barre n’est pas une idée neuve, mais elle est rarement appliquée avec autant de rapidité et de clarté. Cela pose toutefois une question fondamentale : un bon directeur sportif fait-il nécessairement un bon « super-dirigeant » ?

L’histoire récente du football français regorge d’exemples où des légendes du jeu ont échoué dans des rôles de pouvoir. Mais elle compte aussi des réussites éclatantes. Benatia se situe exactement à la croisée de ces deux chemins. Son bilan dans les prochains mois dira s’il est l’homme de la situation ou s’il rejoint la longue liste des espoirs déçus.

Et maintenant ? Les prochains chantiers

Plusieurs dossiers brûlants attendent la nouvelle direction :

  1. Nomination rapide d’un entraîneur
  2. Stabilisation du vestiaire
  3. Préparation du mercato estival
  4. Retour de la confiance populaire
  5. Amélioration des performances en championnat

Chacun de ces points représente un défi colossal. Mais la feuille de route est tracée : plus de dispersion, plus de décisions claires, plus de résultats. Le club n’a plus le droit à l’erreur.

Conclusion : une page qui se tourne… ou un sursis ?

À l’heure où ces lignes sont écrites, l’Olympique de Marseille semble avoir choisi son camp : celui d’un homme qui connaît la maison par cœur et qui accepte de porter le poids des attentes phocéennes. Reste à savoir si ce pari audacieux portera ses fruits ou s’il ne s’agit que d’un énième pansement sur une jambe de bois.

Une chose est sûre : les semaines qui viennent seront décisives. Pour Benatia, pour Longoria, pour le propriétaire, et surtout pour les supporters qui n’en peuvent plus d’attendre le grand soir. L’histoire de l’OM est faite de ces moments où tout peut basculer. Nous sommes peut-être à l’un d’eux.

Maintenant, place au terrain. Et que le spectacle reprenne enfin ses droits.

En bref : les dates clés

Dimanche : Annonce de la démission de Benatia

Mardi matin : Arrivée du propriétaire à Marseille

Mardi 10h58 : Communiqué officiel – Benatia reste avec pouvoirs élargis

Mardi après-midi : Réunion avec les ultras

Le feuilleton marseillais ne fait que commencer. Rendez-vous très prochainement pour découvrir la suite de cette saga qui passionne la France entière.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.