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Attaque de drones à Kiev : la Russie menace d’intensifier les frappes

La Russie intensifie ses attaques de drones contre Kiev, lançant un ultimatum à l'Occident. Les tensions s'exacerbent sur fond de menaces inquiétantes. Que réserve l'avenir pour l'Ukraine ?

Alors que la guerre en Ukraine entre dans son troisième année, la Russie semble déterminée à intensifier ses attaques contre Kiev. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la capitale ukrainienne a été la cible d’une offensive « massive » de drones, suscitant l’inquiétude de la population et de la communauté internationale. Face à cette nouvelle escalade, Moscou a lancé un ultimatum à l’Occident, menaçant de « destruction » en cas de refus de négocier.

Une nuit d’angoisse pour les Kiéviens

Les habitants de Kiev ont vécu des heures d’effroi alors que des dizaines de drones survolaient la ville, déclenchant les sirènes d’alerte pendant près de huit heures. Malgré les efforts de la défense antiaérienne ukrainienne, qui affirme avoir abattu « plus d’une trentaine » de ces engins, des éclats sont tombés dans six quartiers, faisant deux blessés légers et provoquant plusieurs incendies.

Cette attaque s’inscrit dans une série d’offensives russes quasi-quotidiennes visant à saper le moral des Ukrainiens. Kiev a ainsi été bombardée six jours sur sept la première semaine de novembre et vingt jours en octobre. Une stratégie de la terreur que dénoncent les autorités ukrainiennes.

Un ultimatum qui fait craindre le pire

Alors que l’Ukraine peine à contenir l’avancée russe sur le front est, où Moscou gagne du terrain grâce à sa supériorité numérique et matérielle, le chef du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou a adressé un avertissement on ne peut plus clair aux Occidentaux :

L’Occident a le choix : poursuivre son financement (de l’Ukraine) et la destruction de la population ukrainienne ou admettre les réalités existantes et commencer à négocier.

– Sergueï Choïgou, chef du Conseil de sécurité russe

Des propos menaçants qui font écho aux accusations répétées de Moscou, qui accuse l’Occident d’utiliser l’Ukraine pour affaiblir la Russie. Le Kremlin semble ainsi déterminé à pousser Kiev et ses alliés à accepter ses conditions, à savoir la cession de cinq régions ukrainiennes, le renoncement à l’alliance avec l’Occident et à l’ambition de rejoindre l’OTAN. Des demandes inacceptables pour l’Ukraine.

Un contexte défavorable pour Kiev

Cette offensive diplomatique et militaire intervient dans un contexte particulièrement défavorable pour l’Ukraine. Confrontée à un adversaire supérieur en nombre et en équipement, l’armée ukrainienne recule sur le front est, perdant chaque jour un peu plus de terrain. Une situation qui pourrait encore s’aggraver avec l’arrivée suspectée d’au moins 10 000 soldats nord-coréens en renfort côté russe.

L’élection de Donald Trump à la présidence américaine fait par ailleurs craindre à Kiev un désengagement de Washington, le républicain ayant maintes fois critiqué l’ampleur de l’aide accordée à l’Ukraine pendant sa campagne. Une inquiétude partagée par les Européens, qui redoutent de voir leur unité mise à mal.

La paix, un horizon lointain

Face à cette situation précaire, le président ukrainien Volodymyr Zelensky multiplie les déplacements diplomatiques pour remobiliser ses soutiens. Il se rend ainsi ce jeudi à Budapest pour une réunion avec des dirigeants européens. Mais les chances d’une issue pacifique semblent plus minces que jamais.

Les Occidentaux, s’ils assurent Kiev de leur soutien indéfectible, refusent pour l’heure d’accéder à ses demandes, craignant une escalade incontrôlable du conflit. Une position que Zelensky juge intenable au vu de la détermination affichée par Moscou, qui selon lui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins.

La guerre en Ukraine semble ainsi partie pour durer, au grand dam des populations civiles prises en étau entre les ambitions des uns et les hésitations des autres. Un conflit dont l’issue, plus de deux ans après son déclenchement, apparaît toujours aussi incertaine et lointaine.

Face à cette situation précaire, le président ukrainien Volodymyr Zelensky multiplie les déplacements diplomatiques pour remobiliser ses soutiens. Il se rend ainsi ce jeudi à Budapest pour une réunion avec des dirigeants européens. Mais les chances d’une issue pacifique semblent plus minces que jamais.

Les Occidentaux, s’ils assurent Kiev de leur soutien indéfectible, refusent pour l’heure d’accéder à ses demandes, craignant une escalade incontrôlable du conflit. Une position que Zelensky juge intenable au vu de la détermination affichée par Moscou, qui selon lui ne reculera devant rien pour parvenir à ses fins.

La guerre en Ukraine semble ainsi partie pour durer, au grand dam des populations civiles prises en étau entre les ambitions des uns et les hésitations des autres. Un conflit dont l’issue, plus de deux ans après son déclenchement, apparaît toujours aussi incertaine et lointaine.

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