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Apolline de Malherbe : L’Événement Historique Qu’Elle a Manqué

Imaginez rater l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden alors que vous êtes correspondante aux États-Unis... Apolline de Malherbe l'a vécu et avoue avoir été profondément meurtrie par ce raté professionnel. Une anecdote qui révèle...

Il y a des moments dans une carrière qui marquent à jamais. Des instants où le monde entier retient son souffle et où chaque journaliste rêve d’être aux premières loges. Et puis il y a ceux que l’on rate… par la faute d’un simple décalage horaire. Apolline de Malherbe, l’une des figures les plus reconnues du paysage audiovisuel français, a vécu l’un de ces ratés qui continuent de la hanter des années plus tard.

Le 2 mai 2011, lorsque Barack Obama annonce solennellement au monde entier la mort d’Oussama ben Laden, la planète entière bascule. Pour une correspondante fraîchement arrivée aux États-Unis, c’est le genre d’événement qui peut définir toute une trajectoire professionnelle. Pourtant, ce jour-là, Apolline dormait profondément… et lorsqu’elle s’est réveillée, le monde avait déjà changé sans elle.

Quand l’Histoire se fait sans vous

La journaliste a accepté de se confier sur ce souvenir douloureux lors d’une récente émission où elle était invitée. Avec beaucoup d’honnêteté, elle a raconté ce moment où son téléphone s’est mis à sonner dans le vide pendant qu’elle récupérait du jet lag. 150 appels manqués. Un chiffre qui résonne encore aujourd’hui comme un reproche silencieux.

« J’en étais meurtrie », a-t-elle lâché, le regard dans le vague. Ce mot « meurtrie » en dit long sur ce qu’elle a ressenti. Pas seulement de la frustration professionnelle, mais une véritable blessure intime, celle de celle qui se sent passée à côté de sa propre histoire.

Le poids du décalage horaire

Arriver sur le sol américain représente toujours un challenge. Le décalage horaire de six à neuf heures selon la côte bouleverse les rythmes biologiques les plus solides. Pour une jeune correspondante qui veut faire ses preuves, chaque minute compte. Et pourtant, le corps a parfois raison de la volonté la plus tenace.

Apolline explique qu’elle n’a pas osé dire la vérité à sa rédaction dans l’immédiat. Elle a préféré prétendre qu’elle était dans un avion. Une excuse qui lui permettait de gagner du temps, de digérer sa honte avant d’affronter les regards. Ce n’est que bien plus tard qu’elle a fini par avouer la vérité. Une confession qui révèle à quel point ce moment l’a affectée.

« Je me suis sentie trop honteuse. J’étais tellement gênée »

Cette phrase prononcée avec une pointe d’émotion résume parfaitement le sentiment d’échec personnel qu’elle a traversé. Depuis cette mésaventure, elle ne met plus jamais son téléphone en mode silencieux. Une petite habitude qui en dit long sur les leçons que l’on tire parfois au prix fort.

Une vocation qui n’était pas écrite dans les étoiles

Si on remonte le fil de sa vie, rien ne prédestinait vraiment Apolline de Malherbe à devenir l’une des voix les plus écoutées de l’information en continu en France. Petite, elle passait ses étés chez ses grands-parents, fascinée par les émissions de l’époque. Elle vouait une véritable admiration à Léon Zitrone, capable de passer avec la même aisance d’une conversation avec la reine d’Angleterre à l’arbitrage de jeux de vachettes.

Cette polyvalence, cette capacité à s’adapter à tous les registres, l’a profondément marquée. Pourtant, à l’époque, la télévision restait pour elle une parenthèse estivale. Le petit écran n’était pas encore devenu une évidence professionnelle.

Le rêve secret de devenir styliste

Avant les plateaux et les directs, Apolline nourrissait un autre rêve : celui de la mode. Avec une amie prénommée Aude, elle avait même inventé une marque imaginaire au nom plutôt cocasse : Aposaude Compagny. Elle dessinait les modèles, son amie choisissait les couleurs. Une collaboration pleine d’innocence et de créativité.

Aujourd’hui encore, elle confie garder un côté très féminin dans ses goûts vestimentaires. Mais quand elle part faire du shopping, elle revient rarement avec des vêtements pour elle. La priorité va désormais à ses enfants. Un détail qui humanise considérablement celle que l’on voit souvent dans des postures très professionnelles.

Un parcours académique solide

Après avoir obtenu un master en sociologie à Sciences Po, elle intègre le monde des médias par la petite porte : préparation des interviews pour la matinale. Un travail de l’ombre, exigeant, qui forge le sérieux et la rigueur qu’on lui connaît aujourd’hui.

Puis vient l’opportunité de se mettre en lumière. En 2008, lors des élections municipales, elle se porte volontaire pour couvrir la soirée électorale. Elle se retrouve dans la salle des fêtes de Neuilly, emmitouflée dans une grosse écharpe rouge pour lutter contre le froid, criant presque pour se faire entendre dans le brouhaha.

« Je hurlais pour me faire entendre »

Ce premier duplex restera gravé dans sa mémoire comme le véritable point de départ de sa carrière télévisuelle. Un baptême du feu dans des conditions loin d’être idéales, mais qui lui a donné le goût du direct et de l’adrénaline.

De correspondante à visage incontournable

Après son expérience américaine, Apolline est rentrée en France pour occuper des postes de plus en plus exposés. Elle a notamment pris la succession d’une figure historique de la radio et de la télévision dans une matinale très écoutée. Une passation de témoin qui n’était pas évidente.

Aujourd’hui, elle incarne une certaine idée du journalisme matinal : direct, incisif, parfois dérangeant, mais toujours préparé. Son style ne laisse personne indifférent et ses invités savent qu’ils ne seront pas ménagés.

Les petites habitudes qui changent tout

Depuis le fameux épisode du décalage horaire, une règle d’or guide sa vie professionnelle : le téléphone reste toujours allumé, toujours à portée de main. Même la nuit. Même en vacances. Une vigilance permanente qui peut paraître excessive à certains, mais qui s’explique par cette peur viscérale de rater à nouveau l’événement qui compte.

Cette anecdote montre à quel point le métier de journaliste d’information en continu peut devenir envahissant. Il ne s’arrête jamais vraiment. Il vit au rythme des alertes, des breaking news et des crises qui surgissent à n’importe quelle heure.

Un visage féminin fort dans un milieu exigeant

Dans un paysage audiovisuel où les figures masculines ont longtemps dominé les matinales et les grands rendez-vous d’information, Apolline de Malherbe fait figure d’exception. Sa présence régulière sur les antennes depuis plus de quinze ans témoigne de sa capacité à s’imposer dans un univers très concurrentiel.

Elle incarne une génération de journalistes qui ont grandi avec le numérique, les réseaux sociaux et l’instantanéité. Une génération qui doit jongler en permanence entre la nécessité d’aller vite et l’impératif de vérifier l’information.

La famille, l’autre priorité

Malgré un emploi du temps chargé, Apolline reste très attachée à sa vie familiale. Elle évoque souvent ses enfants avec tendresse et explique que ses choix vestimentaires lors des virées shopping vont presque systématiquement vers eux plutôt que vers elle-même.

Cette facette plus douce et plus intime contraste avec l’image parfois austère de la journaliste qui pose les questions qui fâchent. Elle rappelle que derrière le professionnalisme se cache une femme qui, comme tout le monde, jongle entre vie pro et vie perso.

Ce que nous apprend ce raté historique

L’anecdote de la mort de Ben Laden ratée est bien plus qu’une simple erreur de début de carrière. Elle illustre plusieurs réalités du métier de journaliste aujourd’hui :

  • Le décalage horaire peut coûter très cher quand on travaille à l’international
  • La honte professionnelle peut être plus forte que la honte de dire la vérité
  • Les petites habitudes (téléphone silencieux ou pas) peuvent avoir de grandes conséquences
  • Même les meilleurs peuvent rater les plus grands moments
  • La résilience et l’honnêteté finissent toujours par payer

Ces leçons valent pour tous les métiers où l’engagement est total et où la disponibilité permanente devient presque une obligation morale.

Un parcours qui continue de s’écrire

Aujourd’hui, Apolline de Malherbe continue d’incarner une certaine idée du journalisme engagé et sans concession. Elle reste l’une des rares femmes à occuper des créneaux matinaux très exposés et à y imposer sa marque de fabrique : préparation minutieuse, questions qui dérangent et ton direct.

Le raté de 2011 fait désormais partie de son histoire personnelle. Il ne la définit pas, mais il l’a construite. Comme beaucoup de grands professionnels, elle s’est servie de ses échecs pour devenir meilleure. Et c’est peut-être là la plus belle leçon que l’on peut tirer de cette confidence inattendue.

Dans un monde où l’information va toujours plus vite, où chaque minute compte, cette histoire nous rappelle qu’il arrive à tout le monde de fermer les yeux au mauvais moment. Mais les vrais professionnels savent se relever, apprendre et continuer d’avancer, téléphone allumé, prêt à bondir au moindre signal.

Et vous, avez-vous déjà raté un moment important de votre vie professionnelle à cause d’un détail aussi humain qu’un sommeil trop profond ?

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