Imaginez une jeune femme qui, en quelques années, est devenue l’une des voix les plus écoutées de la francophonie, remplissant des salles immenses et collectionnant les tubes viraux. Et soudain, cette même artiste se retrouve sous les projecteurs pour une tout autre raison : une affaire fiscale qui fait beaucoup parler. C’est exactement ce qui arrive aujourd’hui à Angèle.
La chanteuse belge a tenu à s’exprimer publiquement pour mettre les choses au clair. Dans un communiqué clair et ferme, elle rejette catégoriquement les accusations selon lesquelles elle aurait cherché à échapper à l’impôt en France. Cette prise de parole intervient après des révélations médiatiques concernant une intervention des services fiscaux français à son domicile parisien.
Angèle met les points sur les i
La star de 30 ans ne laisse planer aucun doute. Elle et sa société de production, Saïmiri SRL, sont belges et le restent. Selon ses déclarations, l’ensemble de leurs revenus, qu’ils proviennent de Belgique ou de l’étranger, est déclaré dans son pays d’origine. Pas question donc de dissimulation ou de fraude intentionnelle.
Le communiqué insiste sur un point essentiel : chaque année, des montants significatifs sont versés au Trésor belge au titre de l’impôt sur les sociétés et des cotisations diverses. Angèle affirme respecter scrupuleusement la législation fiscale de son pays.
Une perquisition qui ne passe pas inaperçue
Le 19 mars 2025, des agents de l’administration fiscale française se sont présentés au pied-à-terre parisien d’Angèle. Cette visite domiciliaire s’est accompagnée de saisies de documents. La chanteuse a tenté, sans succès, d’obtenir l’annulation de ces mesures judiciaires.
Cette opération ne serait pas un cas isolé. Le texte publié par l’entourage d’Angèle évoque un « ciblage plus large » visant plusieurs artistes belges qui rencontrent un succès important sur le marché français. Une manière de souligner que l’affaire dépasse peut-être le seul cadre individuel.
Face à ces éléments, la Direction générale des finances publiques française a préféré garder le silence, invoquant le secret fiscal. Aucune confirmation officielle ni démenti n’a donc filtré de ce côté.
Le parcours fulgurant d’une artiste belge
Pour bien comprendre pourquoi cette histoire suscite autant d’intérêt, il faut revenir sur le phénomène Angèle. Née Angèle Van Laeken dans la périphérie bruxelloise, elle explose en 2018 avec son premier album Brol. Le disque devient rapidement disque de platine en France et en Belgique.
Le titre Balance ton quoi marque les esprits. La chanson devient un hymne féministe moderne, cumulant des centaines de millions d’écoutes. Angèle y dénonce avec humour et mordant les comportements sexistes du quotidien. Le morceau dépasse les frontières et s’exporte largement.
Trois ans plus tard, en 2021, elle publie Nonante-Cinq, un deuxième album encore plus personnel. Les critiques saluent sa maturité artistique et sa capacité à mélanger pop, électro et textes introspectifs. Les salles de concert affichent complet en quelques minutes.
Une actualité chargée pour 2026
Alors que l’année 2026 commence à peine, Angèle annonce déjà du nouveau. Elle prépare une collaboration très attendue avec le mythique duo Justice. Le titre sortira le 27 février et promet un mélange explosif entre la pop lumineuse d’Angèle et l’électro sombre et dansante du groupe français.
Cette actualité musicale contraste fortement avec le climat fiscal actuel. Beaucoup se demandent si cette affaire pourrait avoir un impact sur sa communication et sur la promotion de ce nouveau projet.
La question de la résidence fiscale des artistes
Le cas d’Angèle remet sur le devant de la scène une problématique récurrente : où un artiste doit-il payer ses impôts quand il se produit dans plusieurs pays ? La règle générale repose sur la résidence fiscale. Celui qui vit et déclare la majorité de son temps dans un pays est en principe imposé là-bas.
Mais la situation devient plus complexe quand un artiste possède un logement dans un autre pays, donne de nombreux concerts à l’étranger ou perçoit des royalties internationales. Les administrations fiscales scrutent ces cas de près, surtout quand les montants en jeu sont élevés.
Dans le cas présent, Angèle maintient que sa résidence fiscale est bien en Belgique. Elle y est née, y vit majoritairement et y gère ses activités professionnelles via une structure belge. Son pied-à-terre parisien serait donc considéré comme une résidence secondaire.
Les conséquences possibles d’une telle enquête
Une enquête fiscale, même si elle aboutit à un non-lieu, peut laisser des traces. L’image publique est parfois écornée, surtout dans un milieu où la transparence est devenue une valeur importante pour beaucoup d’artistes.
Sur le plan financier, si des redressements devaient être prononcés, les montants pourraient être conséquents compte tenu du niveau de carrière d’Angèle. Mais pour l’instant, rien n’indique une telle issue.
Du côté de ses fans, la réaction semble plutôt solidaire. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui rappellent que la chanteuse a toujours affiché une certaine simplicité et une sincérité dans sa communication.
Un contexte plus large de contrôles accrus
L’affaire Angèle s’inscrit dans une tendance observée ces dernières années : un renforcement des contrôles fiscaux sur les personnalités publiques et les artistes à forte notoriété internationale. Plusieurs gouvernements européens ont mis en place des cellules dédiées à la fiscalité des « high net worth individuals ».
En France, l’administration cible particulièrement les non-résidents qui génèrent des revenus importants sur le territoire. Les plateformes de streaming, les tournées et les droits d’auteur sont autant de flux financiers surveillés de près.
Pour les artistes belges qui cartonnent en France, la frontière linguistique et culturelle facilite le succès, mais elle complique aussi la question fiscale. Certains choisissent de créer des structures dans des pays à fiscalité avantageuse, mais Angèle affirme ne pas faire partie de ce schéma.
La parole des artistes face aux accusations
Quand une personnalité publique est visée par une enquête, la communication devient stratégique. Le choix d’Angèle de publier un communiqué détaillé et argumenté montre une volonté de transparence.
En expliquant clairement le statut belge de sa société et en mentionnant les contributions fiscales importantes versées chaque année, elle tente de couper court aux spéculations. Reste à savoir si cette stratégie suffira à apaiser les débats.
A aucun moment, il ne peut être soutenu qu’Angèle Van Laeken et sa société Saïmiri SRL auraient dissimulé des revenus ou éludé l’impôt.
Cette phrase, extraite du communiqué, résume parfaitement la position défendue par l’artiste. Elle est directe, sans ambiguïté, et cherche à rétablir les faits.
Vers une clarification définitive ?
Pour l’instant, l’enquête suit son cours. Les investigations peuvent durer plusieurs mois, voire plusieurs années. Les artistes dans cette situation doivent souvent patienter avant d’obtenir une issue claire.
En attendant, Angèle continue sa route artistique. La sortie imminente de son morceau avec Justice devrait raviver l’attention sur sa musique plutôt que sur les questions administratives.
Les prochains mois diront si cette affaire reste un épisode passager ou si elle marque un tournant dans la manière dont les artistes gèrent leur présence fiscale à l’international.
Ce qui est certain, c’est que l’histoire d’Angèle continue de passionner. Entre tubes planétaires, engagements sociétaux et désormais ce volet fiscal, la jeune femme ne laisse personne indifférent. Et c’est sans doute ce qui fait d’elle l’une des figures les plus captivantes de la pop actuelle.
Restez connectés, car cette affaire pourrait encore réserver des rebondissements. En attendant, la musique d’Angèle, elle, continue de tourner en boucle dans des millions de playlists.
Points clés à retenir
- Angèle dément toute évasion fiscale ou dissimulation de revenus
- Sa société et elle-même sont fiscalement domiciliées en Belgique
- Une perquisition a eu lieu à son appartement parisien le 19 mars 2025
- L’artiste évoque un ciblage plus large des artistes belges en France
- Une collaboration avec Justice est prévue pour le 27 février 2026
Cette mise au point publique d’Angèle montre à quel point les artistes de premier plan sont scrutés, non seulement sur leur talent, mais aussi sur leur gestion financière. Dans un monde où la transparence est devenue un enjeu majeur, chaque déclaration compte.
La suite de cette histoire nous dira si les faits confirment la version de l’artiste ou si l’administration française apportera de nouveaux éléments. Pour l’heure, Angèle choisit de faire confiance à la justice et à la vérité des chiffres qu’elle a déclarés.
Et pendant ce temps, sa musique continue de rassembler. Peut-être est-ce finalement le plus important aux yeux de ses millions de fans.









