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Amine Kessaci Défie Narcotrafic et RN à Marseille 2026

Amine Kessaci a perdu deux frères sous les balles du narcotrafic. Aujourd'hui, à 22 ans, il s'engage en politique sur la liste de Benoît Payan pour faire de Marseille la vitrine nationale contre ce fléau... Mais pourra-t-il vraiment changer la donne face aux réseaux et à la montée du RN ?

Imaginez un jeune de 22 ans, originaire des quartiers nord de Marseille, qui porte le poids insoutenable de deux drames familiaux : ses deux frères fauchés par la violence impitoyable du narcotrafic. Au lieu de se résigner ou de fuir, il choisit de transformer sa douleur en combat collectif. C’est l’histoire récente d’Amine Kessaci, qui vient d’annoncer son engagement sur la liste du maire sortant pour les prochaines élections municipales. Un choix fort, symbolique, qui pourrait bien marquer un tournant dans la lutte contre l’emprise des réseaux sur la cité phocéenne.

Un engagement né de la tragédie personnelle

La vie d’Amine Kessaci a basculé à plusieurs reprises. D’abord en 2020, avec l’assassinat de son frère Brahim dans un triple homicide qui a secoué les quartiers. Puis, plus récemment, en novembre dernier, la perte de son petit frère Mehdi, tué dans des circonstances qui évoquent une tentative d’intimidation visant directement son aîné engagé publiquement. Ces drames n’ont pas brisé le jeune homme ; ils l’ont poussé à agir.

Placé sous protection policière en raison des menaces qui pèsent sur lui, Amine refuse de vivre cloîtré ou assigné à résidence par la peur. Il l’affirme haut et fort : il ne laissera pas les criminels dicter son silence. Son combat dépasse désormais le cadre personnel pour devenir une cause politique majeure.

La création d’une association pour briser l’isolement des victimes

Très tôt, Amine a fondé une structure associative dédiée aux familles touchées par les narcomicides. L’objectif ? Accompagner les proches des victimes, leur offrir un soutien moral et matériel, mais aussi briser le mur de silence et de fatalisme qui entoure souvent ces drames dans les quartiers populaires. L’association porte un nom évocateur : Conscience.

Grâce à cette initiative, des dizaines de familles ont pu trouver une écoute attentive, des conseils juridiques, et surtout la force de témoigner publiquement. Amine a compris que la solitude renforce le pouvoir des réseaux. En réunissant les victimes, il affaiblit leur emprise psychologique sur les territoires.

Je me dois de m’engager pour la mémoire de mon petit frère Mehdi, de mes deux frères. Je ne suis coupable de rien et je ne vivrai pas assigné à résidence.

Cette phrase résume à elle seule la détermination farouche du jeune militant. Il refuse que la peur gagne du terrain.

Une candidature symbolique dans un contexte explosif

L’annonce de sa candidature a été faite dans un lieu chargé de sens : un ancien fast-food reconverti en espace solidaire, soutenu par la municipalité actuelle. C’est là, entouré de militants et d’habitants des quartiers, qu’Amine a officialisé son ralliement à la liste conduite par le maire sortant. Un geste qui dépasse la simple affiliation politique.

Il bénéficie de la garantie que son combat contre le narcotrafic sera au cœur du projet municipal s’il est réélu. L’ambition affichée est claire : faire de Marseille une véritable vitrine nationale dans cette lutte. Cela passe par des mesures concrètes, loin d’une approche uniquement répressive.

Une stratégie multidimensionnelle contre le narcotrafic

Amine Kessaci ne se contente pas de demander plus de forces de l’ordre – même s’il en réclame le renforcement. Il défend une vision globale :

  • Retour massif des services publics dans les quartiers délaissés : écoles, centres sociaux, postes de police de proximité.
  • Lutte acharnée contre l’échec scolaire, principal vivier de recrutement des réseaux.
  • Meilleur accompagnement des familles de victimes : relogement d’urgence, soutien psychologique, aide administrative.
  • Renforcement des moyens policiers tout en évitant la stigmatisation des quartiers.

Cette approche se veut équilibrée : répression ciblée contre les trafiquants, prévention sociale pour couper les racines du mal. Une promesse forte a été faite : la signature d’une charte de relogement prioritaire pour les familles menacées.

Le spectre du Rassemblement National plane sur la campagne

Dans ce contexte, le maire sortant a tenu à rappeler que Marseille se trouve à un carrefour historique. La progression du parti d’extrême droite inquiète. Il l’affirme sans détour : il est hors de question que la haine l’emporte dans la deuxième ville de France.

Amine Kessaci partage cette analyse. Son engagement s’inscrit aussi dans une volonté de contrer les discours simplistes sur la sécurité. Plutôt que de céder à la surenchère punitive, il propose des solutions ancrées dans le réel des quartiers, avec une dimension sociale et éducative forte.

Jamais Marseille ne tombera, jamais Marseille ne sera dirigée par le Front national, ce n’est pas possible.

Ces mots, prononcés lors de l’annonce, résonnent comme un cri de ralliement pour tous ceux qui refusent la fatalité.

Les défis d’un jeune sous protection dans la campagne

Être candidat tout en étant sous haute protection n’est pas une mince affaire. Amine doit jongler entre meetings, rencontres avec les habitants et impératifs de sécurité. Il arrive parfois par des entrées dérobées, sous escorte, pour éviter les risques.

Malgré ces contraintes, sa présence galvanise. Les habitants des quartiers le voient comme l’un des leurs, quelqu’un qui a payé le prix fort et qui refuse de baisser les bras. Sa jeunesse devient un atout : il parle le langage des jeunes, comprend leurs codes, leurs peurs et leurs espoirs.

Un symbole pour une ville en quête de renouveau

Marseille porte depuis trop longtemps l’image d’une ville gangrenée par le trafic. Les règlements de comptes se multiplient, les points de deal fleurissent, les innocents tombent. Pourtant, des initiatives citoyennes, associatives et désormais politiques émergent pour reprendre la main.

L’arrivée d’Amine Kessaci sur la scène électorale incarne cette résistance. Il ne se présente pas comme un sauveur, mais comme un porte-voix pour tous ceux qui en ont assez de vivre dans la peur. Son parcours personnel confère une légitimité rare à son discours.

Vers une mobilisation plus large ?

Si la campagne confirme cette dynamique, on pourrait assister à un véritable sursaut citoyen contre le narcotrafic. Des familles, des associations, des élus locaux commencent à se fédérer autour de propositions communes. L’idée d’une grande alliance locale contre les réseaux gagne du terrain.

Amine rêve d’une Marseille debout, fière, où les enfants grandissent sans craindre les balles perdues. Un rêve qui passe par l’éducation, l’emploi, la présence de l’État et la fin de l’impunité. Il sait que le chemin sera long, semé d’embûches et de menaces. Mais il avance, porté par la mémoire de ses frères et par la conviction que le silence n’est plus une option.

Les mois qui viennent diront si ce pari audacieux portera ses fruits. En attendant, un jeune de 22 ans a choisi de ne pas se taire. Et cela, déjà, change la donne.

Points clés du projet défendu par Amine Kessaci

  • Renforcer massivement la présence policière de proximité
  • Investir dans l’école et la prévention de l’échec scolaire
  • Créer un fonds d’urgence pour reloger les familles menacées
  • Développer des actions éducatives et culturelles dans les quartiers
  • Faire de Marseille un modèle national de lutte équilibrée contre le narcotrafic

Ce combat ne concerne pas seulement Marseille. Il interroge toute la société française sur sa capacité à protéger ses citoyens les plus vulnérables face à l’argent sale et à la violence organisée. Amine Kessaci, par son courage, nous oblige tous à regarder la réalité en face.

Et si, finalement, c’était le début d’un vrai changement ?

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