Elle pensait faire une bonne action. À tout juste 20 ans, cette jeune Normande effectuait son service civique au sein d’une association dédiée à l’accueil des migrants à Dieppe. Un engagement sincère, porté par les valeurs d’entraide et de solidarité qu’on lui avait enseignées. Et puis, en une fraction de seconde, tout a basculé.
Quand l’idéal humanitaire rencontre la réalité brutale
Ce jour-là, la jeune volontaire reçoit un jeune homme de 22 ans, de nationalité sénégalaise. Il parle difficilement français. Elle propose de l’accompagner vers un autre bureau pour mieux l’aider. À peine le couloir franchi, l’individu passe à l’acte : caresses forcées sur les parties intimes, mains glissées sous les vêtements. Un geste d’une violence inouïe, dans un lieu censé être un refuge pour les plus vulnérables.
Choquée, la victime parviendra à repousser son agresseur et à donner l’alerte. L’homme sera interpellé peu après par les forces de l’ordre. Mais le mal est fait. Irréparable.
Un schéma qui se répète, encore et encore
Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Ces dernières années, les faits divers impliquant des migrants récemment arrivés sur le sol français se multiplient, particulièrement lorsqu’il s’agit de violences sexuelles. Des jardins publics aux transports en commun, des foyers d’accueil aux associations humanitaires elles-mêmes, aucun lieu ne semble épargné.
Ce qui rend l’affaire de Dieppe particulièrement glaçante, c’est le lieu même de l’agression. Une association dont la mission première est d’aider, d’accompagner, de protéger ceux qui fuient la misère ou la guerre. Un endroit où les bénévoles, souvent des jeunes femmes pleines d’idéal, se retrouvent en première ligne, sans formation spécifique à la gestion de profils parfois complexes.
Et pourtant, la réalité est là : certaines personnes accueillies ne partagent ni nos codes, ni nos valeurs, ni même le respect le plus élémentaire dû à une femme qui tente de les aider.
Le service civique, une mission à risques ?
Créé en 2010, le service civique devait permettre à la jeunesse française de s’engager utilement. Près de 500 000 jeunes l’ont effectué depuis sa création. Beaucoup choisissent les secteurs de la solidarité internationale et de l’aide aux migrants, séduits par le discours dominant sur l’accueil inconditionnel.
Mais qui protège ces volontaires ? Qui les forme à détecter les comportements à risque ? Qui leur explique que la bienveillance ne désarme pas toujours la violence ? Apparemment personne. Ou si peu.
Dans de nombreuses associations, le dogme reste le même : toute mise en garde serait stigmatisante. Parler de profils à risque relèverait du racisme. Résultat : des jeunes femmes se retrouvent exposées, sans filet de sécurité, face à des individus dont on ignore tout du passé.
« On nous répète qu’il ne faut jamais juger, jamais suspecter. Alors on baisse la garde. Et parfois, on le paie très cher. »
Témoignage anonyme d’une ancienne volontaire
Un silence médiatique assourdissant
Comme à chaque fois ou presque, l’information a circulé sous le manteau. Quelques lignes dans la presse locale, puis plus rien. Pas de titre choc en une des grands médias. Pas d’indignation collective. Pas de débat national sur la sécurité des bénévoles.
Pourquoi ? Parce que le récit ne colle pas à la doxa officielle. Parce qu’il met en lumière les contradictions criantes d’une politique migratoire présentée comme exclusivement humanitaire. Parce qu’il oblige à poser des questions dérangeantes :
- Peut-on accueillir tout le monde sans discernement ?
- L’aide aux migrants doit-elle se faire au péril de la sécurité des Français ?
- La présomption d’innocence des demandeurs d’asile doit-elle primer sur la protection des citoyens et des bénévoles ?
- Pourquoi refuse-t-on systématiquement de parler de cultural clash lorsqu’il s’agit de violences sexuelles ?
Ces questions, pourtant légitimes, sont balayées d’un revers de main. Taxées d’extrême droite. Enterrées.
Les chiffres qu’on ne veut pas voir
Et pourtant, les statistiques existent. En 2023, les étrangers (7 % de la population) représentaient 24 % des auteurs de viols et 29 % des auteurs d’agressions sexuelles selon les données du ministère de l’Intérieur. Des chiffres officiels, issus du SSMSI, que peu de médias relaient.
Dans certaines régions particulièrement touchées par l’immigration récente, la surreprésentation est encore plus flagrante. En Seine-Maritime, où se trouve Dieppe, les faits divers impliquant des migrants ou demandeurs d’asile se sont multipliés ces dernières années.
Mais attention : pointer ces réalités, c’est déjà être suspect. Alors on préfère parler de « faits divers isolés ». De « brebis galeuses ». Jamais de tendance lourde.
Et la victime dans tout ça ?
Pendant ce temps, la jeune femme de 20 ans tente de se reconstruire. Traumatisme, arrêts maladie, cauchemars. Peut-être ne remettra-t-elle jamais les pieds dans une association. Peut-être ne fera-t-elle plus jamais confiance aussi facilement.
Elle qui voulait aider le monde va désormais porter cette blessure à vie. Une blessure infligée au nom de l’idéal qu’on lui avait vendu. Une blessure que beaucoup préfèrent ignorer pour ne pas avoir à remettre en question trente ans de politique migratoire.
Combien de drames faudra-t-il encore pour que le débat ait enfin lieu ? Combien de jeunes femmes sacrifiées sur l’autel du « vivre-ensemble » avant qu’on ose parler vrai ?
Vers une prise de conscience nécessaire
Cet énième fait divers n’est pas qu’une affaire locale. Il est le symptôme d’un malaise profond. D’une fracture entre un discours officiel angélique et une réalité quotidienne de plus en plus violente.
Il est temps de protéger ceux qui aident avant de prétendre aider tout le monde. Il est temps de former, d’encadrer, de sélectionner. Il est temps d’arrêter de mettre en danger nos enfants au nom d’une idéologie qui refuse de regarder la réalité en face.
Parce qu’au bout du compte, la première des solidarités, c’est celle que l’on doit à nos propres concitoyens. Surtout quand ils ont 20 ans et qu’ils croient encore au monde qu’on leur a promis.
Il est urgent de sortir du déni. La sécurité des Français, et particulièrement des jeunes femmes engagées, ne peut plus être le prix à payer pour une politique migratoire hors sol.
L’affaire de Dieppe ne doit pas tomber dans l’oubli. Elle doit servir de électrochoc. Parce qu’une société qui sacrifie ses enfants sur l’autel de l’angélisme n’a tout simplement plus d’avenir.









