C’est une histoire digne des plus grands thrillers. Un baron de la drogue français, condamné à 5 ans de prison et 100 000 euros d’amende pour trafic de stupéfiants en récidive, pensait avoir trouvé le refuge idéal à Dubaï pour échapper à la justice de son pays. Mais c’était sans compter sur la détermination des autorités françaises et la coopération des Émirats arabes unis dans la lutte contre le crime organisé.
D’après des sources proches du dossier, le dénommé Ramzy A. avait pris la fuite avant même son procès en France en 2023, alors que les enquêteurs étaient sur sa piste. Direction Dubaï, devenu ces dernières années un repaire prisé des grands criminels français en cavale, attirés par le faste et l’apparente impunité qui règnent dans la cité des gratte-ciels.
Mais les Émirats, soucieux de redorer leur blason sur la scène internationale, ont décidé de collaborer plus étroitement avec les justices étrangères. En avril 2024, un magistrat de liaison français a même été installé à Dubaï pour fluidifier la coopération judiciaire et accélérer les procédures d’extradition.
Une première interpellation infructueuse
C’est ainsi qu’en décembre 2022, une première interpellation de Ramzy A. a eu lieu à Dubaï à la demande de la France. Mais le baron de la drogue, bien introduit et conseillé, a réussi à faire échouer la procédure d’extradition. Un camouflet pour les autorités françaises, bien décidées à ne pas en rester là.
Car l’affaire est d’importance. Ramzy A. est soupçonné d’avoir été le fournisseur d’un vaste réseau de trafic de cocaïne démantelé en France. Sixteen personnes ont été condamnées dans ce dossier en juin 2023, dont deux policiers aux frontières qui auraient renseigné le trafiquant, lui permettant d’échapper de justesse aux enquêteurs.
Un procès hors norme
Au total, ce sont des peines allant jusqu’à 5 ans et demi de prison ferme qui ont été prononcées par le tribunal correctionnel de Paris lors de ce procès fleuve, révélateur de l’ampleur des ramifications de ce trafic s’appuyant sur les nouvelles technologies. Les trafiquants utilisaient en effet une plateforme numérique pour écouler leur marchandise.
« C’est un signal fort envoyé aux narco-trafiquants : où que vous vous cachiez, la justice française ira vous chercher et vous fera payer vos crimes »
– Un enquêteur proche du dossier
Une seconde interpellation réussie
Loin de baisser les bras, les autorités françaises ont redoublé d’efforts pour obtenir l’extradition du cerveau présumé du trafic. Une seconde demande a été adressée à Dubaï en juillet 2024, avec cette fois à la clé l’engagement de réexaminer le dossier de Ramzy A. même s’il avait été condamné par défaut.
Sentant l’étau se resserrer autour de lui, et voyant que Dubaï n’était plus un sanctuaire inviolable, le trafiquant a fini par être remis aux autorités françaises le 12 décembre dernier. Une belle prise qui vient récompenser des mois d’efforts acharnés et de coopération judiciaire internationale.
Vers un nouveau procès
Maintenant que Ramzy A. est entre les mains de la justice française, un nouveau procès devrait se tenir rapidement pour réexaminer son cas. Le trafiquant a en effet fait opposition au jugement prononcé par défaut à son encontre en juin 2023.
Ce sera l’occasion pour les enquêteurs et les magistrats de démontrer son rôle central dans ce vaste réseau criminel, et d’obtenir des peines à la hauteur du préjudice causé à la société par ce trafic de stupéfiants à grande échelle. Le procès est attendu pour la fin janvier à Paris.
Un avertissement aux trafiquants
Au-delà du cas particulier de Ramzy A., cette affaire est un signal fort envoyé à tous les trafiquants qui pensent pouvoir agir en toute impunité en se réfugiant à l’étranger. Avec la coopération judiciaire qui se renforce, il n’y a plus de paradis pour les criminels.
- Les autorités françaises sont déterminées à traquer les trafiquants où qu’ils se cachent
- Dubaï n’est plus un sanctuaire inviolable pour les criminels en cavale
- La coopération judiciaire internationale s’intensifie pour lutter contre le crime organisé
De quoi faire réfléchir les candidats à l’exil doré aux Émirats ou ailleurs. Même dans les tours rutilantes du Golfe, le bras long de la justice finit toujours par rattraper ceux qui pensent pouvoir lui échapper. Une leçon que Ramzy A. a appris à ses dépens, et qui servira peut-être d’exemple à d’autres.
Sentant l’étau se resserrer autour de lui, et voyant que Dubaï n’était plus un sanctuaire inviolable, le trafiquant a fini par être remis aux autorités françaises le 12 décembre dernier. Une belle prise qui vient récompenser des mois d’efforts acharnés et de coopération judiciaire internationale.
Vers un nouveau procès
Maintenant que Ramzy A. est entre les mains de la justice française, un nouveau procès devrait se tenir rapidement pour réexaminer son cas. Le trafiquant a en effet fait opposition au jugement prononcé par défaut à son encontre en juin 2023.
Ce sera l’occasion pour les enquêteurs et les magistrats de démontrer son rôle central dans ce vaste réseau criminel, et d’obtenir des peines à la hauteur du préjudice causé à la société par ce trafic de stupéfiants à grande échelle. Le procès est attendu pour la fin janvier à Paris.
Un avertissement aux trafiquants
Au-delà du cas particulier de Ramzy A., cette affaire est un signal fort envoyé à tous les trafiquants qui pensent pouvoir agir en toute impunité en se réfugiant à l’étranger. Avec la coopération judiciaire qui se renforce, il n’y a plus de paradis pour les criminels.
- Les autorités françaises sont déterminées à traquer les trafiquants où qu’ils se cachent
- Dubaï n’est plus un sanctuaire inviolable pour les criminels en cavale
- La coopération judiciaire internationale s’intensifie pour lutter contre le crime organisé
De quoi faire réfléchir les candidats à l’exil doré aux Émirats ou ailleurs. Même dans les tours rutilantes du Golfe, le bras long de la justice finit toujours par rattraper ceux qui pensent pouvoir lui échapper. Une leçon que Ramzy A. a appris à ses dépens, et qui servira peut-être d’exemple à d’autres.