Le Ghana, ce pays d’Afrique de l’Ouest souvent cité en exemple pour sa stabilité politique, recèle de nombreux aspects fascinants et pourtant méconnus. Des mines d’or à la crise des déchets textiles, en passant par son passé marqué par la traite négrière, découvrons ensemble cinq facettes surprenantes de cette nation en pleine évolution.
Un eldorado africain aux airs de malédiction
Saviez-vous que le Ghana est le premier producteur d’or d’Afrique ? Anciennement appelé la Côte d’Or, le pays tire une part importante de ses richesses de ce métal précieux. Mais cette manne aurifère n’est pas sans conséquences : l’exploitation minière illégale, ou « galamsey », fait peser de lourdes menaces sur l’environnement en polluant les sols et les cours d’eau.
Le Ghana est également le deuxième producteur mondial de cacao, un autre pilier de son économie. Cependant, la crise économique pousse un nombre croissant d’agriculteurs à vendre leurs terres aux mineurs clandestins, menaçant ainsi la pérennité de cette culture emblématique.
Du fardeau de l’esclavage à la quête des racines
L’histoire du Ghana est indissociable de la traite négrière. Entre les XVe et XVIIIe siècles, le pays fut un important point de départ des esclaves vers l’Europe, l’Amérique et les Caraïbes. Les dizaines d’anciens forts esclavagistes qui parsèment sa côte en témoignent, à l’instar de celui de Cape Coast, prisé des visiteurs.
Mais le Ghana a su transformer ce passé douloureux en opportunité. En 2019, le pays a lancé un programme visant à inciter les Afro-américains à renouer avec leurs racines ghanéennes, une initiative baptisée « l’année du retour ».
Un havre de stabilité dans une région troublée
Premier pays d’Afrique subsaharienne à avoir accédé à l’indépendance en 1957, le Ghana fait figure d’exception dans une région secouée par les coups d’État et l’insécurité. Malgré quelques tensions occasionnelles au Parlement, le pays est souvent cité comme un modèle de stabilité politique grâce à l’instauration du multipartisme dès 1992.
La face cachée de la mode jetable
Le Ghana est l’un des principaux importateurs mondiaux de vêtements de seconde main. Si cette activité a généré des emplois, elle s’accompagne d’une crise environnementale et sociale alarmante. Les vêtements trop abîmés pour être vendus finissent dans des décharges à ciel ouvert ou dans l’océan.
L’essor de la fast fashion, avec son renouvellement rapide de collections à bas coût, a aggravé le problème en augmentant la quantité de vêtements de mauvaise qualité et inexploitables. Une situation dénoncée par de nombreuses ONG.
James Barnor, pionnier du photojournalisme africain
Saviez-vous que l’un des précurseurs du photojournalisme en Afrique est ghanéen ? À 95 ans, James Barnor a passé des décennies à capturer les changements sociaux, culturels et politiques de son pays. Ses clichés, exposés à travers le monde, immortalisent aussi bien des célébrités que des scènes de vie quotidienne.
Mais ce sont surtout ses portraits d’inconnus et de la diaspora africaine au Royaume-Uni qui marquent les esprits, témoignant avec sensibilité de l’évolution de la société ghanéenne et de ses liens avec le reste du monde.
Le Ghana, bien plus qu’un simple pôle de stabilité en Afrique de l’Ouest, se révèle être une nation aux multiples facettes, riche d’une histoire et d’une culture uniques. Des défis environnementaux aux initiatives mémorielles, en passant par l’émergence de talents artistiques, ce pays ne cesse de surprendre et de fasciner, invitant à découvrir toute la complexité d’une Afrique en pleine mutation.
L’essor de la fast fashion, avec son renouvellement rapide de collections à bas coût, a aggravé le problème en augmentant la quantité de vêtements de mauvaise qualité et inexploitables. Une situation dénoncée par de nombreuses ONG.
James Barnor, pionnier du photojournalisme africain
Saviez-vous que l’un des précurseurs du photojournalisme en Afrique est ghanéen ? À 95 ans, James Barnor a passé des décennies à capturer les changements sociaux, culturels et politiques de son pays. Ses clichés, exposés à travers le monde, immortalisent aussi bien des célébrités que des scènes de vie quotidienne.
Mais ce sont surtout ses portraits d’inconnus et de la diaspora africaine au Royaume-Uni qui marquent les esprits, témoignant avec sensibilité de l’évolution de la société ghanéenne et de ses liens avec le reste du monde.
Le Ghana, bien plus qu’un simple pôle de stabilité en Afrique de l’Ouest, se révèle être une nation aux multiples facettes, riche d’une histoire et d’une culture uniques. Des défis environnementaux aux initiatives mémorielles, en passant par l’émergence de talents artistiques, ce pays ne cesse de surprendre et de fasciner, invitant à découvrir toute la complexité d’une Afrique en pleine mutation.