Le voile du mystère plane toujours sur les circonstances entourant l’arrestation puis la libération de trois ressortissants russes au Tchad. Interpellés à leur arrivée à l’aéroport de N’Djamena le 19 septembre dernier, ces hommes, dont l’un est connu pour ses liens avec le défunt patron du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine, ont finalement été relâchés vendredi et samedi, selon un communiqué de l’ambassade russe publié sur Facebook.
Parmi les personnes arrêtées figure Maxime Chougaleï, 57 ans, officiellement présenté comme « sociologue » mais en réalité sous sanctions européennes en raison de ses relations avec le sulfureux groupe Wagner. À ses côtés se trouvaient deux autres citoyens russes ainsi qu’un ressortissant biélorusse, tous libérés ce week-end après près d’un mois de détention « sans explication » à l’aéroport de la capitale tchadienne.
Des liens troubles avec Wagner et Prigojine
Si les autorités tchadiennes n’ont fourni aucune justification officielle à ces arrestations, le passé de Maxime Chougaleï interroge. Cet homme, qualifié de « héros » par certains de ses proches sur les réseaux sociaux, avait notamment été interpellé en 2019 en Libye, soupçonné de tentative d’ingérence dans les élections locales pour le compte de Seif al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi.
Mais c’est surtout sa proximité avec Evguéni Prigojine et le groupe Wagner qui soulève des questions. Le patron de cette organisation paramilitaire, réputée proche du Kremlin, a trouvé la mort le 23 août dernier dans un accident d’avion dont les circonstances restent à éclaircir. Certains proches de Chougaleï évoquent l’hypothèse d’une vengeance de Moscou suite à cet événement.
Le Tchad, un allié de plus en plus courtisé par la Russie
Ces arrestations puis libérations interviennent dans un contexte de rapprochement entre la Russie et le Tchad. Ces derniers mois, les deux pays ont en effet signé un accord de coopération militaire, Moscou cherchant à étendre son influence dans une région où la France, ancienne puissance coloniale, voit son emprise s’effriter.
Enclavé entre la Centrafrique, le Soudan, la Libye et le Niger, le Tchad se retrouve désormais entouré de nations accueillant, sous différentes formes, des forces paramilitaires russes issues du groupe Wagner. Une situation qui selon certains analystes, témoigne de l’instabilité du pouvoir à N’Djamena.
Tout cela signifie que le pouvoir au Tchad est instable.
Un proche de Maxime Chougaleï sur Telegram
Des zones d’ombre persistantes
Si la libération des trois Russes et du Biélorusse a été confirmée par l’ambassade russe, de nombreuses questions restent en suspens. Pourquoi avoir attendu près d’un mois pour les relâcher ? Quelles sont les véritables motivations derrière ces arrestations ? Le gouvernement tchadien cherchait-il à envoyer un message à la Russie et au groupe Wagner ?
Autant d’interrogations qui à ce stade restent sans réponse, les autorités tchadiennes cultivant le silence autour de cette affaire. Un mutisme qui alimente les spéculations sur la réalité du pouvoir à N’Djamena et sa capacité à résister aux influences extérieures, en particulier celle grandissante de Moscou via le groupe Wagner et ses émissaires.
Une chose est sûre, cet incident diplomatique témoigne de la complexité des relations entre le Tchad et ses partenaires internationaux, anciens comme nouveaux. Un jeu d’influence dont les ressorts restent souvent opaques mais qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir de ce pays et plus largement de la région sahélienne.
Si les autorités tchadiennes n’ont fourni aucune justification officielle à ces arrestations, le passé de Maxime Chougaleï interroge. Cet homme, qualifié de « héros » par certains de ses proches sur les réseaux sociaux, avait notamment été interpellé en 2019 en Libye, soupçonné de tentative d’ingérence dans les élections locales pour le compte de Seif al-Islam Kadhafi, le fils de l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi.
Mais c’est surtout sa proximité avec Evguéni Prigojine et le groupe Wagner qui soulève des questions. Le patron de cette organisation paramilitaire, réputée proche du Kremlin, a trouvé la mort le 23 août dernier dans un accident d’avion dont les circonstances restent à éclaircir. Certains proches de Chougaleï évoquent l’hypothèse d’une vengeance de Moscou suite à cet événement.
Le Tchad, un allié de plus en plus courtisé par la Russie
Ces arrestations puis libérations interviennent dans un contexte de rapprochement entre la Russie et le Tchad. Ces derniers mois, les deux pays ont en effet signé un accord de coopération militaire, Moscou cherchant à étendre son influence dans une région où la France, ancienne puissance coloniale, voit son emprise s’effriter.
Enclavé entre la Centrafrique, le Soudan, la Libye et le Niger, le Tchad se retrouve désormais entouré de nations accueillant, sous différentes formes, des forces paramilitaires russes issues du groupe Wagner. Une situation qui selon certains analystes, témoigne de l’instabilité du pouvoir à N’Djamena.
Tout cela signifie que le pouvoir au Tchad est instable.
Un proche de Maxime Chougaleï sur Telegram
Des zones d’ombre persistantes
Si la libération des trois Russes et du Biélorusse a été confirmée par l’ambassade russe, de nombreuses questions restent en suspens. Pourquoi avoir attendu près d’un mois pour les relâcher ? Quelles sont les véritables motivations derrière ces arrestations ? Le gouvernement tchadien cherchait-il à envoyer un message à la Russie et au groupe Wagner ?
Autant d’interrogations qui à ce stade restent sans réponse, les autorités tchadiennes cultivant le silence autour de cette affaire. Un mutisme qui alimente les spéculations sur la réalité du pouvoir à N’Djamena et sa capacité à résister aux influences extérieures, en particulier celle grandissante de Moscou via le groupe Wagner et ses émissaires.
Une chose est sûre, cet incident diplomatique témoigne de la complexité des relations entre le Tchad et ses partenaires internationaux, anciens comme nouveaux. Un jeu d’influence dont les ressorts restent souvent opaques mais qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir de ce pays et plus largement de la région sahélienne.