Imaginez-vous convaincu qu’une personne que vous croisez à peine vous aime en secret, au point de transformer votre quotidien en cauchemar permanent. Ce jeudi 29 octobre 2026, l’émission Ça commence aujourd’hui s’attaque frontalement à ce phénomène troublant qu’on appelle l’érotomanie. Faustine Bollaert ouvre son plateau à des histoires qui glaçent le sang, où un sentiment purement inventé bascule en harcèlement obsessionnel et en menaces de mort. L’amour, ce moteur si souvent célébré, révèle ici son visage le plus sombre et le plus destructeur.
Un numéro intense dédié à l’érotomanie sur France 2
Depuis 2017, Ça commence aujourd’hui occupe une place unique dans le paysage des magazines de société. Faustine Bollaert y accueille chaque jour des anonymes prêts à partager des parcours intimes, parfois douloureux, toujours sincères. Ce 29 octobre 2026, l’émission ne déroge pas à sa règle. Elle plonge dans un trouble psychiatrique encore trop méconnu du grand public : l’érotomanie, aussi appelée syndrome de Clérambault.
Le titre de l’épisode ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Erotomanie : de l’amour à sens unique aux menaces de mort ». Diffusé à 13h55 pour une durée d’environ soixante-dix minutes, ce numéro a déjà été présenté en septembre. Sa rediffusion en journée permet de toucher un public plus large et de relancer le débat sur un sujet qui touche bien plus de personnes qu’on ne l’imagine.
Deux témoins, deux trajectoires brisées
Autour de la table, Faustine Bollaert accueille deux invités dont les récits se croisent sans se ressembler. Le premier raconte comment un proche s’est peu à peu enfermé dans un amour entièrement fantasmé. Cette personne était persuadée de vivre une relation intense avec quelqu’un qui, en réalité, n’éprouvait aucun sentiment réciproque. Le second témoignage est encore plus frontal. Une femme décrit le jour où un homme, convaincu d’être en couple avec elle, a commencé à multiplier les contacts non désirés, les messages insistants, puis les menaces.
Ces histoires ne sont pas des scénarios de fiction. Elles illustrent parfaitement le basculement qui caractérise l’érotomanie. Au départ, tout semble anodin. Un regard interprété comme un signe, un sourire pris pour une déclaration d’amour, une coïncidence transformée en preuve absolue. Puis l’obsession s’installe. La personne érotomane développe une conviction inébranlable. Rien ne peut la faire changer d’avis. Même le refus clair et net est réinterprété comme une preuve d’amour caché ou comme un obstacle à surmonter.
À retenir : L’érotomanie n’est pas une simple passion mal placée. C’est un trouble délirant dans lequel la personne est persuadée, de manière totalement infondée, d’être aimée en secret.
Comprendre le syndrome de Clérambault
L’érotomanie tire son nom du psychiatre français Gaëtan Gatian de Clérambault qui l’a décrite en détail au début du XXe siècle. Dans sa forme classique, le patient croit qu’une personne, souvent de statut social supérieur, plus âgée ou célèbre, l’aime secrètement. Cette conviction s’accompagne généralement d’une interprétation systématique de tous les comportements de l’autre comme des messages codés d’amour.
Sur le plateau de Ça commence aujourd’hui, les experts – psychologues, psychiatres ou avocats – apportent un éclairage précis. Ils expliquent que ce délire n’est pas choisi. La personne qui en souffre ne « décide » pas de tomber dans l’obsession. Son cerveau construit une réalité parallèle extrêmement solide. Toute tentative de contradiction est vécue comme une attaque ou comme une épreuve destinée à tester la solidité du lien imaginaire.
Les conséquences pour la victime sont redoutables. Harcèlement téléphonique, messages répétés, présence insistante devant le domicile ou le lieu de travail, puis parfois passages à l’acte plus graves. Les menaces de mort apparaissent lorsque la personne érotomane commence à se sentir trahie ou abandonnée par l’objet de son délire. Le sentiment d’amour se transforme alors en rage destructrice.
Le rôle bienveillant de Faustine Bollaert
Faustine Bollaert a construit sa réputation sur une capacité rare à créer un espace de parole sécurisant. Dans ce numéro, elle écoute sans interrompre, relance avec douceur et laisse les émotions s’exprimer pleinement. Elle ne force jamais le témoin à aller plus loin qu’il ne le souhaite. Cette posture est essentielle quand on aborde des sujets aussi intimes et traumatisants.
Le plateau devient un véritable lieu de libération. Les invités peuvent raconter les nuits d’angoisse, les changements de numéro de téléphone, les déménagements, les plaintes déposées, les moments où la peur a pris le dessus sur la vie quotidienne. Faustine Bollaert sait aussi poser les questions que beaucoup se posent en silence : comment détecter les premiers signes ? Comment se protéger efficacement ? Quels recours existent réellement ?
Les experts présents complètent ces récits par des conseils concrets. Ils rappellent l’importance de documenter chaque contact non désiré, de ne jamais répondre aux messages, de solliciter rapidement un avocat ou une association spécialisée dans l’aide aux victimes de harcèlement. Ils insistent également sur le fait que l’érotomanie nécessite souvent une prise en charge psychiatrique pour la personne qui en souffre, même si celle-ci refuse généralement de reconnaître le caractère pathologique de sa conviction.
Une émission qui s’inscrit dans une démarche de sensibilisation
Ça commence aujourd’hui a toujours eu pour ambition d’aborder les sujets de société de manière accessible et humaine. La santé mentale occupe une place croissante dans les grilles de l’émission. Après des numéros consacrés aux troubles du sommeil, aux relations familiales complexes ou aux conséquences des incendies, l’érotomanie s’inscrit parfaitement dans cette ligne éditoriale.
Parler de ce trouble permet de lever un tabou. Beaucoup de victimes se sentent isolées, voire ridiculisées. On leur dit parfois qu’elles « exagèrent » ou qu’elles devraient être flattées d’intéresser quelqu’un à ce point. L’émission montre au contraire que l’obsession n’a rien de flatteur. Elle est une forme de violence psychologique et parfois physique qui peut détruire une existence.
Le fait que ce numéro soit disponible en replay gratuit sur la plateforme France.tv constitue un atout majeur. Ceux qui ont manqué la diffusion en direct peuvent le regarder à leur rythme. L’univers de l’émission se prolonge également en format audio. Les podcasts permettent d’écouter les témoignages sur différentes plateformes, prolongeant ainsi la réflexion bien au-delà du moment de diffusion.
Les points clés de l’épisode
- Thème central : l’érotomanie et ses conséquences dramatiques
- Deux témoins aux parcours complémentaires
- Éclairage d’experts en psychiatrie et en droit
- Conseils concrets pour se protéger
- Disponible en replay et en podcast
Pourquoi ce sujet touche particulièrement aujourd’hui
À l’ère des réseaux sociaux, les mécanismes de l’érotomanie trouvent un terrain fertile. Les likes, les commentaires, les stories vues peuvent être interprétés comme des signes d’intérêt amoureux. Une personne déjà prédisposée au délire trouve facilement matière à nourrir sa conviction. Les messages privés, les demandes d’amitié répétées, les comptes créés sous de faux noms multiplient les possibilités de harcèlement.
Les victimes témoignent souvent d’une sensation d’étouffement. Leur vie privée disparaît progressivement. Elles doivent changer leurs habitudes, limiter leurs sorties, parfois abandonner des projets professionnels ou personnels. La peur devient un compagnon permanent. Dans les cas les plus graves, les menaces de mort transforment cette angoisse en terreur réelle.
L’émission de Faustine Bollaert a le mérite de montrer que ces situations ne relèvent pas de la faute de la victime. Personne ne « provoque » un délire érotomaniaque. La personne qui en souffre construit sa propre réalité, indépendamment du comportement de l’autre. Cette clarification est essentielle pour libérer les victimes de la culpabilité qu’elles ressentent parfois.
Le basculement de l’amour imaginaire vers la violence
Les spécialistes présents sur le plateau insistent sur un point crucial : le passage de l’amour délirant à la haine peut être extrêmement rapide. Tant que la personne érotomane croit que l’autre partage ses sentiments, elle peut se montrer insistante mais relativement contrôlée. Le jour où la réalité s’impose trop clairement – un mariage, une relation officielle, un refus catégorique – la déception se transforme en rage.
C’est à ce moment que les menaces apparaissent. « Si je ne peux pas t’avoir, personne ne t’aura. » Cette phrase, ou des variantes proches, revient dans de nombreux témoignages. Elle illustre parfaitement le caractère possessif et destructeur que peut prendre le délire. L’objet d’amour n’est plus une personne libre, mais une possession imaginaire dont on refuse de se séparer.
Les récits recueillis dans l’émission montrent aussi la difficulté pour les victimes d’obtenir une protection effective. Les forces de l’ordre et la justice ont parfois du mal à évaluer le niveau de danger réel. Les menaces peuvent sembler abstraites tant qu’elles ne se concrétisent pas. Pourtant, l’histoire a montré que certains drames auraient pu être évités si les signaux d’alerte avaient été pris plus au sérieux.
Des outils concrets pour se protéger
L’un des points forts de ce numéro réside dans les conseils pratiques délivrés par les experts. Ils insistent d’abord sur l’importance de ne jamais entretenir le dialogue. Répondre, même pour dire non, peut être interprété comme une preuve d’intérêt. Le silence, aussi difficile soit-il à maintenir, reste la meilleure première réponse.
Ensuite vient le travail de documentation. Conserver tous les messages, tous les appels, toutes les preuves de présence insistante. Ces éléments seront précieux en cas de dépôt de plainte. Les associations spécialisées dans l’aide aux victimes de harcèlement peuvent accompagner les démarches et orienter vers les bons interlocuteurs.
Dans certains cas, un changement de numéro, d’adresse email ou même de domicile devient nécessaire. Ces mesures radicales sont éprouvantes, mais elles permettent parfois de retrouver une forme de sécurité. Les experts rappellent aussi que la prise en charge psychiatrique de la personne érotomane, lorsqu’elle est possible, constitue un élément important pour limiter les risques de passage à l’acte.
Faustine Bollaert et ses invités insistent sur un dernier point : demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de courage. Trop de victimes restent isolées par peur du jugement ou par méconnaissance des dispositifs existants. L’émission contribue à briser cette solitude en donnant la parole à ceux qui ont traversé l’épreuve.
La force des témoignages sans artifice
Ce qui fait la particularité de Ça commence aujourd’hui, c’est l’absence de mise en scène artificielle. Les invités ne récitent pas un texte préparé. Ils parlent avec leurs mots, leurs silences, leurs émotions brutes. Cette authenticité crée une proximité rare avec le téléspectateur. On ne regarde pas une histoire, on l’écoute presque comme si l’on était assis à la même table.
Dans le cas de l’érotomanie, cette authenticité est particulièrement précieuse. Elle permet de comprendre de l’intérieur le sentiment de sidération que ressentent les victimes. Comment une personne que l’on connaît à peine peut-elle soudain envahir toute l’existence ? Comment expliquer à son entourage que l’on a peur d’un individu qui, de l’extérieur, semble simplement « amoureux » ?
Les réponses apportées dans l’émission sont d’autant plus fortes qu’elles viennent de personnes qui ont vécu ces situations. Elles ne parlent pas en théorie. Elles parlent avec le poids de l’expérience. Leur courage à venir s’exposer sur un plateau national mérite d’être salué. Chaque témoignage contribue à rendre le phénomène plus visible et donc plus combattable.
Un sujet qui dépasse le cadre de l’émission
En choisissant d’aborder l’érotomanie, Faustine Bollaert et l’équipe de Réservoir Prod participent à un travail de sensibilisation plus large. Les troubles psychiatriques restent encore trop souvent entourés de préjugés. L’érotomanie, parce qu’elle touche à l’amour, est particulièrement sujette aux malentendus. On la confond parfois avec une simple passion malheureuse ou avec un comportement de séduction excessif.
Or la différence est fondamentale. Dans une passion malheureuse, la personne souffre du refus de l’autre mais conserve le contact avec la réalité. Elle sait que ses sentiments ne sont pas partagés. Dans l’érotomanie, la réalité est niée. La conviction d’être aimé reste intacte malgré toutes les preuves du contraire. C’est cette rupture avec le réel qui rend le trouble si dangereux.
En diffusant ce numéro, l’émission contribue à diffuser une information claire et accessible. Elle montre que derrière des comportements qui peuvent paraître étranges ou excessifs se cache parfois un véritable problème de santé mentale. Elle rappelle aussi que les victimes ont le droit d’être protégées et écoutées, sans être accusées d’avoir « encouragé » la situation.
L’importance du regard collectif
Au-delà des cas individuels, l’érotomanie interroge notre rapport collectif à l’amour et à l’obsession. Dans une société où les histoires d’amour extrêmes sont parfois romantisées, où l’on célèbre la « passion folle », il devient plus difficile de repérer le moment où la frontière est franchie. L’émission de Faustine Bollaert aide à redessiner cette frontière avec netteté.
Aimer, c’est respecter la liberté de l’autre. C’est accepter le refus. C’est renoncer quand la relation n’est pas réciproque. L’érotomanie inverse complètement cette logique. Elle transforme l’autre en objet d’une possession imaginaire. Elle nie son libre arbitre. Elle place la conviction personnelle au-dessus de toute réalité.
En donnant la parole à ceux qui ont subi ces dérives, Ça commence aujourd’hui rappelle une vérité simple mais essentielle : personne n’a le droit d’imposer son amour. Personne n’a le droit de transformer la vie d’autrui en prison psychologique. Et face à ces situations, le silence n’est jamais la bonne option.
Un numéro à (re)découvrir en replay
Pour ceux qui n’ont pas pu suivre la diffusion de ce jeudi 29 octobre 2026, l’épisode reste accessible gratuitement. Le format long de soixante-dix minutes permet de prendre le temps nécessaire pour explorer le sujet en profondeur. Les témoignages ne sont pas précipités. Les experts disposent de l’espace pour expliquer les mécanismes du trouble sans simplifier à l’excès.
Le format podcast offre une autre manière de découvrir ce numéro. Écouter les voix des témoins, leurs hésitations, leurs moments d’émotion, crée une intimité différente de celle de l’image. Certains préfèrent cette approche plus discrète, qui permet de s’imprégner des récits dans un métro, une voiture ou un moment de solitude.
Quelle que soit la façon dont on y accède, ce numéro de Ça commence aujourd’hui marque les esprits. Il laisse une empreinte durable. On ressort de cette heure et dix minutes avec une meilleure compréhension d’un trouble trop souvent ignoré, et avec une empathie renforcée pour ceux qui en subissent les conséquences.
La place de l’émission dans le paysage télévisuel
Depuis ses débuts, Ça commence aujourd’hui s’est imposée comme un rendez-vous incontournable des après-midis. Faustine Bollaert a su créer un ton unique, à la fois bienveillant et exigeant. Elle n’élude jamais les sujets difficiles, mais elle les aborde toujours avec humanité. L’érotomanie s’inscrit dans cette tradition de sujets courageux.
L’émission a régulièrement abordé la santé mentale sous différents angles. Troubles du sommeil, anxiété, dépression, relations toxiques… Chaque fois, le parti pris reste le même : donner la parole à ceux qui vivent ces réalités, les accompagner d’experts compétents, et offrir aux téléspectateurs des clés de compréhension et d’action.
Ce numéro du 29 octobre 2026 confirme une nouvelle fois la pertinence de cette approche. En choisissant un thème aussi spécifique que l’érotomanie, l’émission montre qu’elle n’a pas peur d’explorer des territoires encore peu balisés par la télévision généraliste. Elle contribue ainsi à faire progresser la connaissance collective sur des sujets qui concernent plus de personnes qu’on ne le croit.
Ce que l’on retient de ces témoignages
À la fin de l’émission, plusieurs messages restent gravés. Le premier est que l’érotomanie n’est pas une fatalité pour les victimes. Des moyens de protection existent. Des associations accompagnent. La justice peut intervenir. Mais encore faut-il oser parler et demander de l’aide.
Le deuxième message concerne la personne qui souffre du trouble. L’érotomanie est une souffrance pour celui qui la vit aussi. Être convaincu d’un amour qui n’existe pas, se heurter constamment au refus, interpréter chaque geste comme une preuve ou une trahison, crée une détresse immense. La prise en charge psychiatrique, lorsqu’elle est possible, peut soulager cette souffrance et réduire les risques pour autrui.
Enfin, l’émission rappelle l’importance du regard social. Tant que l’obsession amoureuse sera parfois vue comme romantique ou flatteuse, les victimes resteront isolées. En montrant clairement le caractère pathologique et dangereux de l’érotomanie, Faustine Bollaert et ses invités contribuent à faire évoluer les mentalités.
Ce jeudi 29 octobre 2026 restera comme un moment fort de la saison de Ça commence aujourd’hui. Un moment où la télévision a choisi de regarder en face un trouble encore trop souvent passé sous silence. Un moment où des témoins ont eu le courage de partager leur histoire pour que d’autres puissent se reconnaître et se protéger. Un moment, enfin, où l’amour a été redéfini non comme une possession, mais comme un espace de liberté et de respect mutuel.
L’après-midi de France 2 a une nouvelle fois démontré sa capacité à aborder les sujets de société avec profondeur et humanité. Faustine Bollaert, fidèle à elle-même, a su créer les conditions d’une parole authentique. Les experts ont apporté la rigueur nécessaire. Et les témoins ont offert le plus précieux : leur vérité. Ensemble, ils ont transformé un plateau de télévision en un espace de compréhension et, peut-être, de reconstruction pour ceux qui traversent des épreuves similaires.








