Qui aurait imaginé qu’un homme aussi actif, aussi présent sur le terrain, puisse se retrouver du jour au lendemain alité dans une chambre d’hôpital ? Ce vendredi 23 octobre 2026, Patrick de Carolis a surpris bien des habitants d’Arles et d’anciens téléspectateurs en annonçant lui-même sa situation. L’ancien président de France Télévisions, créateur de Des racines et des ailes, a été hospitalisé d’urgence après avoir été victime d’une embolie pulmonaire. À 72 ans, le maire de la cité camarguaise a dû faire face à un épisode de santé préoccupant alors même qu’il suivait de près les conséquences des récentes intempéries dans les Bouches-du-Rhône.
Un incident qui surprend tout le monde
Tout a commencé par de simples essoufflements. Rien d’alarmant en apparence pour un homme qui, depuis des mois, multiplie les déplacements et les réunions. Pourtant, ces difficultés respiratoires sont apparues alors qu’il se trouvait aux côtés des pompiers, mobilisé pour évaluer l’évolution des inondations qui ont frappé la région. Les conseils des secours ont été clairs : mieux valait consulter sans tarder.
Patrick de Carolis s’est donc rendu à l’hôpital. Les examens médicaux n’ont pas tardé à poser un diagnostic précis. Une embolie pulmonaire a été détectée. Ce caillot de sang qui bloque une artère du poumon nécessite une prise en charge immédiate et une surveillance attentive. L’élu a donc décidé de rester hospitalisé pendant quelques jours afin de recevoir les soins adaptés.
« À la suite d’essoufflements, et sur les conseils des pompiers auprès desquels j’étais mobilisé pour suivre l’évolution des intempéries, je me suis rendu hier à l’hôpital pour consulter un médecin. Les examens ont révélé une embolie pulmonaire, qui nécessite mon hospitalisation pour quelques jours. »
Ces mots, publiés sur ses réseaux sociaux, ont rapidement circulé. Ils traduisent à la fois la transparence de l’homme politique et la réalité d’une situation qu’il n’avait pas anticipée. Pour beaucoup, cette annonce rappelle que même les personnalités les plus solides peuvent être confrontées à des alertes de santé soudaines.
Pourquoi une embolie pulmonaire survient-elle ?
L’embolie pulmonaire reste l’une des urgences médicales les plus redoutées. Elle se produit lorsqu’un caillot, souvent formé dans les veines des jambes, migre jusqu’aux poumons. Les symptômes peuvent être discrets au début : essoufflement, douleur thoracique, fatigue inhabituelle. Chez une personne de 72 ans, ces signes demandent une attention particulière.
Plusieurs facteurs de risque sont connus. L’âge, une immobilisation prolongée, certaines infections antérieures ou encore des antécédents personnels peuvent favoriser l’apparition d’un tel caillot. Dans le cas de Patrick de Carolis, le fait d’avoir déjà souffert d’une infection pulmonaire en 2024 pourrait avoir joué un rôle, même si aucun lien officiel n’a été établi pour le moment.
Les médecins insistent souvent sur l’importance d’agir vite. Une prise en charge précoce permet d’éviter des complications graves. Le traitement repose généralement sur des anticoagulants et une surveillance hospitalière. Dans la plupart des cas, le rétablissement est possible, à condition de respecter le repos et le suivi médical.
Une suspension temporaire des fonctions municipales
À Arles, l’annonce a eu des répercussions immédiates. Plusieurs rendez-vous officiels étaient prévus ce même vendredi, dont la visite du ministre de la Transition écologique. En l’absence du maire, la première adjointe, Mandy Graillon, a pris le relais. Elle assure désormais la continuité de la gestion de la commune pendant cette période délicate.
La ville d’Arles n’est pas au repos. Les intempéries récentes ont laissé des traces et les équipes municipales restent fortement mobilisées. Patrick de Carolis a tenu à rassurer les habitants. Dans son message, il a exprimé sa confiance totale envers son équipe et son souhait de retrouver rapidement ses administrés.
Ce qu’il faut retenir :
- Hospitalisation de quelques jours pour une embolie pulmonaire
- Suspension temporaire des activités de maire
- Première adjointe en charge de la continuité
- Volonté claire de revenir dès que possible
Cette organisation montre la solidité de l’équipe municipale. Même en cas d’absence du premier magistrat, la machine administrative continue de tourner. C’est un point essentiel pour une commune qui doit gérer à la fois les conséquences des intempéries et le quotidien de ses habitants.
Un parcours médiatique exceptionnel
Avant de devenir maire d’Arles en 2020, Patrick de Carolis a construit une carrière remarquable dans l’audiovisuel français. Journaliste de formation, il s’est d’abord fait connaître en créant l’émission Zone interdite sur M6. Ce magazine d’investigation a rapidement trouvé son public et s’est imposé comme une référence.
Puis est arrivé Des racines et des ailes. Diffusé sur France 3, ce programme consacré au patrimoine et à la culture a marqué des générations de téléspectateurs. Patrick de Carolis en a été le visage pendant de longues années. Sa voix posée, sa capacité à raconter les territoires et son amour pour la France profonde ont fait de lui une figure familière des foyers.
En 2005, il franchit un nouveau cap. Il est nommé président de France Télévisions. À la tête du service public audiovisuel, il doit gérer un groupe complexe et faire face à de nombreux défis. Son mandat reste gravé dans les mémoires de ceux qui ont suivi l’évolution de la télévision française à cette époque.
Après son départ de la direction, il a progressivement basculé vers la vie politique locale. Élu maire d’Arles en 2020, il a été réélu en mars 2026. Ce double parcours, médiatique puis politique, donne à sa personnalité une dimension particulière. Il connaît aussi bien les plateaux de télévision que les réalités du terrain.
Un précédent épisode de santé en 2024
Ce n’est pas la première fois que Patrick de Carolis doit faire face à des soucis respiratoires. En janvier 2024, il avait déjà annoncé souffrir d’une infection pulmonaire. À l’époque, il avait été contraint d’annuler plusieurs déplacements liés à son mandat. Les messages de soutien avaient afflué, et il avait pris le temps de rassurer publiquement.
Il avait alors écrit : « Suite à une récente infection pulmonaire, je tiens à vous informer de l’évolution positive de mon état de santé. Je me rétablis doucement mais sûrement, et je vais reprendre progressivement mes activités en commençant par des réunions en visioconférence. » Ces mots montraient déjà une volonté de transparence et une capacité à gérer la communication autour de sa santé.
Deux ans plus tard, le scénario se répète, mais avec un diagnostic plus sérieux. L’embolie pulmonaire n’est pas une simple infection. Elle demande une vigilance accrue et un suivi médical plus strict. Les proches et les collaborateurs de l’élu restent attentifs à l’évolution de sa situation.
Le contexte des intempéries dans les Bouches-du-Rhône
L’hospitalisation de Patrick de Carolis intervient dans un contexte particulier. La région a récemment été touchée par d’importantes intempéries. Les inondations et les fortes pluies ont mobilisé les services de secours et les élus locaux. Le maire d’Arles, fidèle à son habitude, était sur le terrain aux côtés des pompiers.
C’est précisément dans ce cadre qu’il a ressenti les premiers symptômes. L’essoufflement est apparu alors qu’il suivait l’évolution de la situation. Les pompiers, formés à repérer les signes d’alerte, lui ont conseillé de consulter. Cette réactivité a probablement permis d’éviter une aggravation.
Pour une ville comme Arles, située en Camargue, les épisodes climatiques extrêmes ne sont pas rares. La gestion de ces crises fait partie intégrante du mandat municipal. L’absence temporaire du maire place donc une responsabilité supplémentaire sur les épaules de son équipe.
La réaction des habitants et des proches
Dès la publication du message, les réactions se sont multipliées. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Arlésiens ont adressé des messages de soutien. Certains se souviennent de ses passages sur le terrain, d’autres évoquent les années où ils le regardaient présenter Des racines et des ailes.
Les anciens collaborateurs des médias ont également réagi. Pour eux, Patrick de Carolis reste une figure respectée, connue pour son sérieux et sa passion du patrimoine. Cette hospitalisation rappelle à chacun la fragilité de la condition humaine, même pour ceux qui semblent toujours en mouvement.
Dans son message, l’élu a pris soin de remercier par avance ceux qui lui enverraient des encouragements. Il a aussi insisté sur sa confiance en son équipe. Cette attitude, à la fois humble et responsable, a été saluée par plusieurs observateurs de la vie locale.
Ce que l’on sait de son état actuel
Patrick de Carolis n’a pas donné de détails médicaux précis au-delà du diagnostic. Il a simplement indiqué que son hospitalisation durerait quelques jours. Aucune date de sortie n’a été communiquée. Cette discrétion est classique dans ce type de situation. Les médecins préfèrent souvent attendre d’avoir une vision claire de l’évolution avant de s’engager sur un calendrier.
Les traitements de l’embolie pulmonaire sont aujourd’hui bien rodés. Les anticoagulants permettent de dissoudre le caillot ou d’empêcher qu’il ne grossisse. Le repos et la surveillance des constantes vitales sont essentiels. Dans de nombreux cas, les patients peuvent reprendre une activité progressive après quelques semaines.
Pour un homme de 72 ans, la récupération peut être un peu plus longue. L’âge, les antécédents et le niveau d’activité antérieur influencent le temps de convalescence. Patrick de Carolis a déjà montré en 2024 qu’il savait respecter les consignes médicales tout en restant informé de la vie municipale.
La continuité du service public local
Dans une mairie, l’absence du maire ne doit jamais paralyser les services. C’est précisément ce que l’organisation d’Arles a su démontrer. Mandy Graillon, première adjointe, a immédiatement pris le relais. Les réunions prévues ont été maintenues ou reportées selon les priorités. Les équipes techniques et administratives continuent leur travail sur le terrain.
Cette capacité de réaction est un indicateur de bonne gouvernance. Elle montre que les responsabilités sont partagées et que les collaborateurs sont préparés à gérer les imprévus. Pour les habitants, c’est un message rassurant : la mairie reste opérationnelle même dans les moments difficiles.
Patrick de Carolis a d’ailleurs insisté sur ce point dans son message. Il a dit faire confiance à son équipe et espérer pouvoir retrouver les habitants dans les meilleurs délais. Ces mots traduisent à la fois l’espoir d’un retour rapide et la lucidité face à la situation.
Un homme attaché à son territoire
Depuis son élection en 2020, Patrick de Carolis a multiplié les initiatives en faveur d’Arles et de son patrimoine. La ville, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, possède un héritage exceptionnel. L’ancien présentateur de Des racines et des ailes savait mieux que quiconque valoriser ces atouts.
Son engagement local s’est aussi traduit par une présence régulière sur le terrain. Les intempéries récentes en sont la preuve. Même à 72 ans, il n’hésite pas à se rendre aux côtés des secours pour constater de visu l’état des lieux. Cette proximité avec les réalités du territoire fait partie de son style de mandat.
La réélection de mars 2026 a confirmé la confiance que lui accordent une partie des Arlésiens. Dans ce contexte, son hospitalisation prend une dimension particulière. Elle touche non seulement l’homme, mais aussi le symbole d’une certaine continuité dans la gestion de la ville.
Les leçons à tirer de cet épisode
L’histoire de Patrick de Carolis rappelle une vérité simple : la santé peut basculer rapidement, même chez les personnes actives. Les essoufflements ne doivent jamais être négligés, surtout après 70 ans. Consulter dès les premiers symptômes reste le meilleur réflexe.
Pour les élus, cet épisode souligne aussi l’importance d’une équipe solide. Savoir déléguer et préparer la continuité des services publics est un élément essentiel de la responsabilité politique. Arles montre aujourd’hui qu’elle dispose de cette organisation.
Enfin, la transparence choisie par Patrick de Carolis mérite d’être soulignée. En annonçant lui-même sa situation, il a évité les rumeurs et permis aux habitants de comprendre directement ce qui se passait. Cette communication claire contribue à maintenir le lien de confiance.
Ce que l’on peut espérer pour la suite
Les prochains jours seront déterminants. Les médecins surveilleront l’évolution de l’embolie et adapteront le traitement. Si tout se déroule favorablement, Patrick de Carolis devrait pouvoir sortir de l’hôpital dans un délai raisonnable. Un retour progressif aux activités est ensuite envisageable.
En attendant, la première adjointe et l’ensemble de l’équipe municipale continueront d’assurer le fonctionnement de la mairie. Les dossiers en cours, notamment ceux liés aux intempéries, seront traités avec la même attention. Les habitants d’Arles peuvent compter sur cette continuité.
Patrick de Carolis a écrit qu’il espérait pouvoir retrouver les Arlésiens dans les meilleurs délais. Ces mots résonnent comme une promesse. Ils montrent qu’au-delà de l’hospitalisation, l’envie de reprendre son rôle reste intacte. Pour ceux qui le connaissent, cette détermination n’est pas une surprise.
L’embolie pulmonaire est un signal d’alarme. Elle impose un ralentissement forcé à un homme habitué à enchaîner les rendez-vous. Mais elle peut aussi devenir une étape de reconstruction. Beaucoup de patients en sortent plus attentifs à leur corps et à leur rythme de vie.
Dans les heures et les jours qui viennent, les messages de soutien continueront probablement d’arriver. Ils témoignent de l’attachement que suscite encore cette figure à la fois médiatique et politique. Patrick de Carolis a traversé bien des défis au cours de sa carrière. Celui-ci est différent, plus personnel, plus intime.
Il ne reste plus qu’à souhaiter que les soins portent rapidement leurs fruits. Que le repos soit efficace. Et que, dans un avenir proche, le maire d’Arles puisse de nouveau arpenter les rues de sa ville, aux côtés des habitants qu’il a promis de retrouver.
La vie locale, comme la vie médiatique, est faite de rebondissements. Celui-ci n’était pas prévu. Pourtant, il s’inscrit dans une trajectoire où l’humain reste au centre. Patrick de Carolis, à 72 ans, rappelle une fois de plus que derrière les titres et les responsabilités, il y a toujours un homme qui respire, qui s’essouffle parfois, et qui doit savoir s’arrêter.
Pour l’instant, la priorité est claire : se soigner. Le reste suivra. Les dossiers municipaux, les projets en cours, les prochaines réunions. Tout cela attendra que le corps ait retrouvé ses forces. C’est le message simple et lucide qu’il a voulu transmettre ce vendredi 23 octobre 2026.
Dans les semaines à venir, de nouvelles informations devraient être communiquées. En attendant, Arles fonctionne, les équipes travaillent, et Patrick de Carolis se bat contre un adversaire invisible mais bien réel. L’embolie pulmonaire a interrompu son rythme. Reste à savoir quand il pourra le reprendre.
Une chose est certaine : ceux qui l’ont suivi pendant des années, que ce soit à la télévision ou à la mairie, resteront attentifs à son rétablissement. Car derrière l’annonce médicale, c’est aussi une page de l’histoire locale et médiatique française qui continue de s’écrire, jour après jour, avec ses forces et ses fragilités.









