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MobLand Saison 2 : L’Épisode 4 Frappe Vendredi Sur Paramount+

Vendredi 9 octobre, Blank Curtain tombe vers 9 h sur Paramount+. Les Harrigan vacillent, Harry tente de contenir la police, et un choix risque de briser le clan pour de bon. Personne n'est à l'abri.

Vous avez encore le goût amer de la veille sur la langue, ce mélange de casque piégé, de doutes et de loyautés fêlées, et déjà le calendrier avance d’un cran. Vendredi 9 octobre 2026, vers 9 h du matin en France, MobLand saison 2 dépose son quatrième chapitre sur Paramount+. Le titre, Blank Curtain, sonne comme une scène dont on aurait tiré le rideau trop tôt, ou trop tard. Entre les deux, il n’y a plus de pause confortable : seulement un clan qui cherche encore à tenir debout.

Un vendredi matin qui ne laisse aucun répit au clan

La saison a ouvert le bal le 18 septembre 2026. Depuis, le rythme est simple et presque cruel : un volet chaque vendredi, dix au total, jusqu’au 20 novembre. Blank Curtain arrive donc au milieu de la première moitié, ce moment où une série criminelle cesse de poser ses pièces et commence à les renverser. Environ 44 minutes, assez pour serrer la vis sans diluer la tension.

Aux États-Unis, la mise en ligne se cale sur minuit, côte Ouest, soit 0 h PT, et 3 h du matin, côte Est. Avec le décalage actuel, cela place la France autour de 9 h. Ce créneau n’est pas une promesse gravée minute par minute. Paramount+ France ne fige pas l’horaire au tic-tac près. Le 9 h reste un repère utile, le même que pour les chapitres précédents, plutôt qu’une heure de gare.

Repère pratique : vendredi 9 octobre 2026, fenêtre matinale française autour de 9 h, durée annoncée d’environ 44 minutes, titre Blank Curtain.

Pourquoi ce créneau change la façon de suivre la série

Un épisode déposé le matin n’a pas la même respiration qu’un prime time du dimanche. On le découvre avant la journée de travail, pendant une pause, ou on le garde pour le soir en sachant déjà que les fils de discussion bruissent. Cette fenêtre crée deux publics : ceux qui veulent la première lecture, et ceux qui préfèrent arriver avec un peu de recul. Dans un feuilleton de clan, cette différence compte. Un regard posé trop tôt fige une interprétation. Un regard posé trop tard subit déjà la rumeur.

Le format hebdomadaire, lui, impose une mémoire. On n’avale pas dix heures d’un coup. On vit avec les Harrigan pendant deux mois d’automne. Chaque vendredi devient une date, presque un rendez-vous de famille inversé : on retrouve des gens qu’on ne voudrait pas croiser dans la vraie vie, et on mesure ce qu’ils ont perdu depuis la semaine d’avant.

Le calendrier déjà tracé jusqu’à la fin novembre

Après Blank Curtain, la plateforme enchaîne sans pause annoncée, toujours le vendredi. La saison 2 se lit donc comme un long feuilleton criminel d’automne. Les dates peuvent encore bouger si la plateforme ajuste son planning, mais le schéma actuel est net : lancement le 18 septembre, épisode 4 le 9 octobre, dernier volet visé le 20 novembre 2026. Dix chapitres, pas un de plus dans l’annonce en cours.

Ce calendrier a un effet sur le récit. Une dynastie qui se fissure sur dix semaines n’a pas le même poids qu’une intrigue bouclée en un week-end. Le spectateur a le temps de choisir un camp, puis de le regretter. C’est précisément le terrain de Harry Da Souza, le fixer incarné par Tom Hardy : il ne gagne pas en un coup d’éclat, il limite les dégâts jusqu’à ce que limiter ne suffise plus.

RepèreDétail annoncé
Lancement saison 218 septembre 2026
Épisode 4 Blank CurtainVendredi 9 octobre 2026
Fenêtre FranceAutour de 9 h, repère non figé
Durée estiméeEnviron 44 minutes
Fin de saison visée20 novembre 2026
Nombre de voletsDix épisodes

Ce que le titre laisse déjà entendre

Blank Curtain n’est pas un nom décoratif. Un rideau blanc, ou vide, évoque une scène sans décor, un aveu sans masque, une mort sans mise en scène. Dans une famille qui vit de façades, retirer le tissu revient à exposer le mécanisme. Le synopsis parle d’un retournement inattendu qui frappe les Harrigan et oblige Harry à contenir l’incendie pendant que la police resserre l’étau.

On n’a pas besoin du détail de la scène pour sentir le déplacement. Jusque-là, le clan gérait ses guerres à l’intérieur de ses propres règles. Quand la police cesse d’être un bruit de fond et devient une pression active, le fixer change de métier. Il ne s’agit plus seulement d’arranger une dette ou d’effacer une trace. Il s’agit de décider qui peut encore parler, et qui doit se taire avant que quelqu’un d’autre ne parle à sa place.

Un retournement qui frappe les Harrigan n’est jamais seulement une surprise de scénario. C’est une redistribution du droit de décider.

Harry au centre d’un étau qui se referme

Tom Hardy porte Harry comme un homme qui calcule plus vite qu’il ne parle. Dans cette saison, les ennuis ne viennent plus d’un seul front. Ils arrivent de la rue, de la maison, et maintenant du commissariat. Limiter les dégâts, c’est le verbe du synopsis. Ce n’est pas gagner. C’est empêcher qu’une erreur de la veille devienne une preuve le lendemain.

L’épisode 3 a déjà semé le doute sur la mémoire d’Harry. Un fixer dont on questionne le souvenir devient un risque pour tout le monde, y compris pour ceux qu’il protège. Blank Curtain hérite de cette faille. Si Harry ne peut plus être la version stable du récit, chaque membre du clan va chercher sa propre version. C’est ainsi que les dynasties se défont : non par un seul traître, mais par plusieurs vérités incompatibles.

Le jeu de Hardy, dans ce type de rôle, tient à l’économie. Un regard trop long, une phrase coupée, une main qui ne tremble pas alors que tout le reste tremble. L’épisode 4 lui demande autre chose qu’une démonstration de force. Il lui demande de rester utile alors que l’utilité elle-même est suspecte. C’est plus inconfortable, et souvent plus intéressant, qu’une fusillade bien cadrée.

Maeve, Eddie, et la tentation de quitter Londres

Dans l’ombre, Maeve Harrigan continue de tirer les ficelles. Elle pousse Eddie à quitter Londres, loin du cœur des opérations. Ce geste a l’air protecteur. Il peut aussi être un déplacement de pion. Éloigner quelqu’un, c’est parfois le sauver, parfois le sortir du jeu avant qu’il ne devienne un témoin, parfois les deux en même temps.

Londres n’est pas un décor interchangeable dans cette histoire. C’est le terrain où les dettes se croisent, où les alliances se voient, où la police connaît les adresses. Partir, c’est accepter de ne plus voir arriver le coup. Rester, c’est accepter d’être vu. Eddie se retrouve entre ces deux peurs. Le rapprochement troublant déjà noté autour de lui et de Maeve après l’épisode 3 rend le conseil encore plus ambigu. On ne sait plus si la main qui guide est une main de mère de clan ou une main qui prépare la suite sans lui.

Les enlèvements et les règlements de comptes du chapitre précédent ont déjà bousculé l’équilibre. Demander à Eddie de s’éloigner, c’est reconnaître que le centre n’est plus sûr. Une famille qui exfiltre les siens n’est plus une famille qui croit tenir la ville. Elle est une famille qui prépare des issues.

Seraphina et l’alliance qui sent le risque

Seraphina, de son côté, scelle une nouvelle alliance. Le mot important n’est pas alliance. C’est risquée. Dans un clan au bord de la rupture, s’allier dehors revient à admettre que dedans ne suffit plus. Cela peut être une manœuvre brillante. Cela peut aussi être la faute que les autres attendaient pour la désigner comme le problème.

Les séries de dynastie criminelle aiment ces gestes latéraux. Le patriarche parle fort. La génération suivante parle à quelqu’un que le patriarche ne contrôle pas. Le spectateur comprend vite que l’alliance n’est pas un détail de sous-intrigue. Elle est une façon de déplacer le centre de gravité. Si Seraphina obtient un appui extérieur au moment où Conrad veut reprendre la main, deux légitimités vont se cogner.

On peut lire ce choix comme une survie. On peut aussi le lire comme une impatience. Les deux lectures coexistent tant que l’épisode n’a pas tranché. C’est le plaisir, et le danger, d’un feuilleton hebdomadaire : pendant sept jours, l’alliance reste une hypothèse que chacun complète avec ses propres craintes.

Conrad et la tentation de reprendre la main

Conrad cherche à réaffirmer son autorité. La formule est classique. Elle est aussi piégée. Reprendre la main, dans une maison déjà fissurée, veut souvent dire frapper plus fort pour prouver qu’on frappe encore. Le synopsis le dit sans détour : ce geste risque d’ajouter un niveau de tension à une dynastie déjà au bord de la rupture.

L’autorité, dans ce genre de récit, n’est pas un titre. C’est une croyance partagée. Si Maeve oriente Eddie, si Seraphina traite ailleurs, si Harry doute ou est douté, la croyance s’effrite. Conrad peut hausser le ton. Il peut rappeler qui paie, qui décide, qui pardonne. Chaque rappel trop appuyé confirme que le rappel était nécessaire. C’est le paradoxe du chef de clan en perte de vitesse : plus il démontre son pouvoir, plus il avoue qu’on ne le voit plus tout seul.

L’épisode 4 se présente comme la première vraie ligne de fracture. Non pas la première dispute, celles-là ont déjà eu lieu. La première ligne où un choix cesse d’être réversible. Quitter Londres, signer dehors, reprendre la main par la force : aucun de ces trois gestes ne se défait d’un simple dîner de famille.

Ce que l’épisode 3 a déjà cassé

Pour mesurer Blank Curtain, il faut garder en tête la veille. L’épisode 3 a laissé le clan plus divisé que jamais. Une trêve apparente, Bella rendue vivante, puis le basculement : un casque piégé, des doutes sur la mémoire d’Harry, une fracture qui ne se recolle pas avec une poignée de main. Enlèvements, règlements de comptes, rapprochements troublants autour d’Eddie et de Maeve : le terrain est miné avant même que le rideau du quatrième chapitre ne se lève.

Une fin d’épisode qui promet une guerre totale entre deux camps change la lecture de tout ce qui suit. On ne regarde plus des négociations. On regarde des préparatifs. Harry n’est plus seulement l’homme qui arrange. Il est l’homme qui doit choisir quel camp il peut encore servir sans se perdre. La police, en resserrant l’étau, ajoute un troisième camp qui ne négocie pas selon les codes du clan.

C’est souvent là que ces séries deviennent adultes. Le crime organisé aime se raconter comme une famille avec des règles. La police rappelle que les règles de la maison ne sont pas celles de la ville. Quand les deux grammaires se rencontrent, les personnages qui parlaient le mieux la première se retrouvent muets dans la seconde.

  • Un retournement qui frappe les Harrigan de face, pas seulement en coulisse.
  • Harry chargé de limiter les dégâts pendant que l’enquête se rapproche.
  • Maeve qui pousse Eddie hors de Londres, loin du centre des opérations.
  • Seraphina qui engage une alliance dont le prix n’est pas encore visible.
  • Conrad qui veut reprendre la main, au risque d’aggraver la cassure.

Une famille éclatée sur plusieurs fronts

Le synopsis insiste sur une famille dispersée. Chacun tente de garder une longueur d’avance dans un Londres plus menaçant. Cette dispersion est un classique du genre, et elle fonctionne parce qu’elle oblige le spectateur à tenir plusieurs fils sans filet. On ne suit plus un seul stratège. On suit des intérêts qui se croyaient alignés et découvrent qu’ils ne l’étaient pas.

Maeve pense en survie du sang et en contrôle des récits. Conrad pense en autorité visible. Seraphina pense en appui nouveau. Eddie pense, ou subit, un départ. Harry pense en dégâts contenus. Aucune de ces pensées n’est absurde. Leur addition, elle, est explosive. Blank Curtain a l’air construit pour montrer le moment où ces logiques cessent de cohabiter.

Le danger d’une intrigue à fronts multiples, c’est la dilution. Le plaisir, c’est la collision. Si l’épisode tient ses 44 minutes, ce sera parce que chaque front renvoie à la même question : qui a encore le droit de parler au nom des Harrigan ? Le rideau vide du titre pourrait bien être cette question posée sans décor.

Londres comme terrain, pas comme carte postale

Quitter Londres n’est pas une didascalie. Dans une série de ce ton, la ville est un système de regards. Rues, clubs, maisons trop belles, entrepôts trop utiles : chaque lieu a déjà servi à quelque chose qu’on préférerait oublier. Éloigner Eddie, c’est le sortir de ce système. Le protéger du système, ou l’empêcher d’en devenir la pièce faible.

La menace accrue dont parle le récit ne vient pas seulement des rivaux. Elle vient de la visibilité. Après un chaos public, même contenu, la ville se souvient. Les voisins parlent. Les caméras existent. La police n’a plus besoin d’une confession pour commencer à relier des trajets. Un fixer le sait mieux que personne. C’est pour cela que la pression policière change la nature de son travail : il ne s’agit plus d’effacer une scène, il s’agit d’empêcher que la scène suivante ait des témoins.

On peut donc lire le départ suggéré d’Eddie comme la première concession territoriale de la saison. Un clan qui cède du terrain à l’intérieur de sa propre ville admet que le plan initial ne tient plus. Ce n’est pas encore la défaite. C’est la fin de l’illusion d’un contrôle total.

Le rythme hebdomadaire, arme narrative

Dix vendredis, c’est une saison qui refuse le binge comme mode par défaut. On peut accumuler les épisodes si l’on arrive en retard. On ne peut pas, en suivant le fil, sauter la digestion. Après l’épisode 3, une semaine entière a laissé le temps d’imaginer la suite. Blank Curtain arrive donc chargé d’attentes que le récit n’a pas écrites, mais que le public a déjà formulées.

Ce décalage est fertile. Il crée des théories, des paris, des relectures. Il crée aussi des déceptions utiles : l’épisode qui ne fait pas ce qu’on avait prévu oblige à regarder ce qu’il fait vraiment. Pour une histoire de loyautés mouvantes, c’est presque un dispositif. On croit savoir qui trahit. Le vendredi suivant déplace le couteau.

La durée annoncée, autour de 44 minutes, confirme un format serré. Pas de double épisode, pas de respiration documentaire. Une scène, une conséquence, une porte qui se ferme. Dans ce moule, un retournement ne peut pas être un ornement. Il doit réorganiser les scènes qui restent.

Comment regarder sans se faire voler la découverte

Le matin de sortie est un piège social. Les titres affluent, les extraits circulent, les phrases choc quittent leur contexte. Si l’on tient à la première lecture, le plus simple reste de bloquer le créneau, de couper les fils, et de revenir ensuite. Si l’on préfère le soir, mieux vaut accepter qu’une partie du choc aura déjà été racontée, et viser plutôt la mécanique : qui décide, qui obéit, qui part.

Un épisode de ce type se revoit bien une fois la poussière retombée. La première passe suit Harry et la peur. La seconde remarque les silences de Maeve, le moment exact où Conrad hausse la voix, le regard de Seraphina avant qu’elle ne parle d’alliance. 44 minutes permettent cette seconde passe sans y passer la nuit.

À suivre en direct

Le retournement, la réaction d’Harry, le départ ou le refus d’Eddie.

À revoir ensuite

Qui parle au nom du clan, et qui n’ose plus.

Tom Hardy, point d’équilibre fragile

Hardy a déjà habité des hommes qui contiennent une violence plutôt qu’ils ne l’exhibent. Harry Da Souza prolonge cette ligne, avec une fonction précise : il est le tampon entre la brutalité du clan et le monde qui pourrait la voir. Quand ce tampon se fissure, tout le monde est exposé. L’épisode 4 le place exactement là, entre un retournement interne et une police qui avance.

Le public vient souvent pour le nom. Il reste pour la fonction. Un fixer crédible n’est pas un super-héros de rue. C’est quelqu’un qui sait quel mensonge tient encore, et lequel va coûter une vie. Si Blank Curtain montre Harry en train de choisir un mensonge plutôt qu’un autre, la saison aura trouvé son milieu de gravité.

Il y a aussi le corps. Hardy occupe le cadre sans avoir besoin de le remplir de gestes. Dans une maison de clan, cette présence suffit à rappeler que la discussion peut mal finir. L’enjeu de l’épisode n’est pas de prouver qu’il peut frapper. L’enjeu est de savoir s’il peut encore empêcher les autres de frapper trop tôt.

Une dynastie qui ne croit plus à sa propre trêve

L’épisode 3 avait laissé entrevoir une accalmie, vite démentie. Cette structure compte. Une trêve rompue apprend au spectateur à ne plus croire aux gestes d’apaisement. Quand Maeve propose un départ, on cherche le calcul. Quand Conrad promet de reprendre la main, on cherche la menace. Quand Seraphina parle d’alliance, on cherche le prix. Blank Curtain hérite de cette méfiance.

C’est une bonne nouvelle pour le récit, une mauvaise pour les personnages. Une famille qui ne croit plus à ses propres pauses ne sait plus comment désamorcer. Chaque conversation devient un préalable. Chaque cadeau devient un piège possible. Le casque de la veille a fait ce travail de sape mieux qu’un long discours : il a appris que même un retour vivant peut cacher une arme.

Dès lors, le retournement annoncé n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être grave. Il suffit qu’il confirme que plus rien de ce qui arrive des mains du clan n’est neutre. Le rideau blanc, c’est peut-être cela : plus de mise en scène crédible, seulement l’acte.

Police, mémoire, et récits concurrents

Deux menaces se superposent. L’une est externe : la police resserre l’étau. L’autre est interne : la mémoire d’Harry est devenue un sujet. Un enquêteur adore les mémoires instables. Un clan les redoute. Si Harry ne peut plus certifier ce qui s’est passé, quelqu’un d’autre le fera, avec d’autres intérêts.

C’est un moteur plus fin que la simple course-poursuite. Le pouvoir, ici, appartient à celui qui impose la version. Conrad veut la sienne, verticale. Maeve veut la sienne, latérale, peut-être déjà en train d’exfiltrer le témoin gênant ou précieux. Seraphina cherche une version qui tienne dehors. Harry, lui, doit empêcher que la version policière arrive la première.

On comprend mieux le titre. Un rideau blanc n’affiche rien. Il oblige à projeter. Chaque personnage va projeter sa peur. L’épisode, s’il est à la hauteur de son synopsis, montrera laquelle de ces projections survit au générique.

Ce que les dix épisodes promettent encore

À la sortie de l’épisode 4, il restera six vendredis avant le 20 novembre, si le calendrier tient. Ce n’est pas la fin. C’est le moment où la fin devient imaginable. Les séries de ce format utilisent souvent le quatrième ou le cinquième volet pour interdire le retour en arrière. Après, on ne répare plus. On choisit un survivant moral, ou aucun.

Le milieu de la première moitié est donc un faux milieu. En apparence, on a encore de la route. En pratique, les décisions de Blank Curtain vont dicter qui sera encore dans la pièce en novembre. Un Eddie parti ne revient pas intact. Une alliance signée ne se dénonce pas sans casse. Une autorité réaffirmée par la force laisse des témoins rancuniers.

Le feuilleton d’automne a cet avantage sur le film : il peut laisser une conséquence mûrir. Une phrase dite le 9 octobre peut ne tuer que le 20 novembre. Le spectateur qui suit semaine après semaine sentira ce délai. C’est lui qui donne au clan son poids de tragédie, plutôt que de simple intrigue.

Personnages à tenir en tête avant d’appuyer sur lecture

Inutile d’arriver avec une fiche. Quatre tensions suffisent. Harry doit contenir. Maeve doit déplacer. Seraphina doit s’adosser à quelqu’un de nouveau. Conrad doit prouver qu’il dirige encore. Autour, la police n’attend pas que la maison se mette d’accord. Eddie est le corps sur lequel ces tensions s’exercent, qu’il parte ou qu’il reste.

Bella, rendue vivante puis prise dans le chaos du chapitre précédent, rappelle que personne n’est un simple objet d’échange. Un retour peut être une arme. Une survie peut être une dette. Si l’épisode 4 revient sur cet échange, ce sera pour en montrer le prix, pas pour le célébrer.

Le reste du tableau, rivaux, exécutants, silhouettes de Londres, sert cette mécanique. On peut les oublier une minute. On ne peut pas oublier la question centrale : le clan parle-t-il encore d’une seule voix ? Blank Curtain semble construit pour répondre non, puis pour montrer ce que ce non coûte.

Une heure de mise en ligne à prendre comme une fenêtre

Répétons-le, parce que c’est le point pratique que beaucoup cherchent en premier. Le vendredi 9 octobre 2026, l’épisode est attendu dans la même fenêtre que les précédents, autour de 9 h en France, en miroir du minuit californien et des 3 h de la côte Est. Ce n’est pas un horaire contractuel à la minute. C’est le repère le plus solide dont on dispose.

Pour qui suit depuis un autre fuseau, le calcul reste le même : minuit PT, puis le décalage local. Pour qui est en France, le matin du 9 est le bon jour, la fin de matinée le bon voisinage. Vérifier l’application au réveil évite la fausse alerte de 8 h 30 comme l’attente inutile de 11 h. Le chapitre, une fois là, dure moins d’une heure. La discussion, elle, tiendra jusqu’au vendredi d’après.

Ce décalage entre diffusion américaine nocturne et disponibilité française matinale a un charme discret. On se lève avec une histoire que d’autres ont déjà commencée dans la nuit. On n’est ni en retard ni en avance. On est dans la même journée, pas dans la même heure. Pour une série sur les versions concurrentes d’un même événement, le hasard est presque trop beau.

Ce que l’on peut attendre sans se gâcher la scène

On peut attendre une pression, pas un mode d’emploi. Le retournement frappe les Harrigan. Harry tente de limiter. La police avance. Maeve oriente Eddie vers la sortie de Londres. Seraphina s’engage. Conrad affirme. Le reste appartient à l’épisode. Le chercher avant, c’est remplacer 44 minutes de tension par une phrase.

On peut aussi attendre un ton. Depuis le lancement du 18 septembre, la saison 2 n’a pas offert de répit décoratif. L’épisode 3 a confirmé que les gestes de paix étaient des leurres ou des erreurs. Le quatrième n’a aucune raison narrative de redevenir confortable. Le titre lui-même refuse le confort : un rideau sans image n’apaise pas, il expose.

Enfin, on peut attendre une conséquence qui dépasse la semaine. Si la ligne de fracture annoncée est réelle, novembre s’écrira en partie le 9 octobre. C’est le contrat implicite d’une saison de dix volets : chaque vendredi retire une issue.

Limiter les dégâts n’est pas une victoire. C’est le métier qu’on fait quand la victoire a déjà changé de camp.

Pourquoi ce milieu de saison compte plus qu’un simple rendez-vous

On pourrait réduire l’info à une date. Ce serait exact, et pauvre. Blank Curtain arrive au moment où la saison a assez montré ses personnages pour que leurs choix pèsent, et pas encore assez avancé pour que ces choix soient des conclusions. C’est la zone où une série criminelle dit vraiment ce qu’elle pense du pouvoir.

Le pouvoir, ici, n’est pas une arme. C’est la capacité à faire partir quelqu’un, à signer sans demander, à parler plus fort que le doute. Harry se tient à côté de ce pouvoir, pas dessus. Quand le pouvoir se fissure, le fixer devient soit le dernier ciment, soit le premier accusés. L’épisode 4 a les deux rôles sous la main.

C’est pour cela que le vendredi 9 octobre n’est pas un simple ajout au catalogue. C’est le chapitre où l’automne de la saison 2 cesse d’être une installation et devient une direction. Les Harrigan vacillent déjà. Le rideau, cette fois, ne sert plus à cacher. Il sert à montrer qu’il n’y a plus rien à cacher qui tienne.

Garder la semaine, pas seulement l’épisode

Après la lecture, le plus utile n’est pas de courir au résumé. C’est de noter trois choses : qui a obtenu ce qu’il voulait, qui a payé, qui a changé de lieu ou d’allégeance. Ces trois notes suffisent à tenir jusqu’au vendredi suivant. Le reste, théories comprises, vieillit mal dès que l’épisode d’après déplace une pièce.

Si Eddie quitte Londres, la géographie de la saison change. Si Seraphina tient son alliance, la politique du clan change. Si Conrad reprend la main par un geste trop visible, la police gagne un angle. Si Harry échoue à limiter, plus personne n’a de tampon. Quatre issues, une même maison. C’est assez pour remplir 44 minutes sans remplissage.

Le 20 novembre paraîtra loin le matin du 9 octobre. Il ne le sera plus si Blank Curtain retire une porte. Les saisons qui restent en mémoire ne sont pas celles qui ajoutent des rebondissements. Ce sont celles qui rendent certains retours impossibles. Tout indique que ce quatrième chapitre vise exactement cela.

Alors oui, réglez le réveil ou gardez la fin de matinée. Paramount+ France dépose MobLand saison 2, épisode 4, le vendredi 9 octobre 2026, dans la fenêtre habituelle autour de 9 h. Tom Hardy revient dans un Londres qui ne fait plus semblant d’être tenable. Les Harrigan ont encore un nom. Après Blank Curtain, il reste à voir s’ils ont encore une voix commune.

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