ActualitésVoyage

Échappées Belles Cap Finistère Ce Samedi Soir

Ce samedi, Échappées belles quitte les cartes postales pour le Finistère brut. Ismaël Khelifa marche le GR34, croise marins et artisans… et le bout du monde n’est pas celui qu’on croit.

On croit souvent connaître la Bretagne parce qu’on en a vu les phares, les crêpes et les plages de sable blond. Pourtant, dès que l’on s’approche vraiment du Finistère, quelque chose bascule. Le vent change de timbre. L’horizon s’ouvre trop grand. Les noms de lieux sonnent comme des formules anciennes. Ce samedi 19 septembre 2026, le magazine Échappées belles choisit précisément ce basculement : un numéro inédit, diffusé à 21h05, qui pose ses valises au bout de la terre française, loin des seules images de cartes postales.

Un voyage au bout de la terre, sans vernis touristique

Le titre du numéro dit déjà l’intention : Finistère, les rivages au bout de la Terre. Derrière la formule, il y a une géographie réelle et presque trop nette. Le mot Finistère vient du latin Finis Terrae, la fin de la terre. Ce n’est pas une métaphore de brochure. C’est une position : l’ouest extrême de la péninsule, face à une mer qui n’a jamais appris la douceur des golfes fermés.

Environ 2 200 kilomètres de côtes donnent au département un visage océanique que peu de territoires métropolitains peuvent revendiquer. Falaises, pointes, îles, grèves balayées, landes accrochées au granit : le décor n’est pas un fond d’écran. Il dicte le rythme des jours. Dans cette émission, Ismaël Khelifa ne survole pas le paysage. Il le traverse comme on traverse une conversation : en acceptant les silences, les détours et les rencontres qui ne tiennent pas en une phrase.

À retenir pour la soirée
Inédit de la saison 21 • samedi 19 septembre 2026 • 21h05 • France 5 et diffusion simultanée en ligne • puis replay gratuit sur ordinateur, mobile, tablette ou télé connectée.

Pourquoi ce Finistère-là, et pas un autre

Le programme, lancé en 2006, a l’habitude de basculer d’un horizon français à un ailleurs plus lointain. Sa promesse tient en quelques mots : voyager, rencontrer, découvrir, partager. Ce n’est pas un inventaire de sites. C’est une manière de regarder. Ici, le regard se pose sur un Finistère sauvage, façonné par les marées, habité par des gens qui composent chaque jour avec une nature restée indomptée.

Le choix n’est pas anodin. Le département a déjà accueilli le magazine, notamment à travers un numéro plus gourmand, centré sur les produits de la mer et du terroir. Cette fois, le parti pris change. Moins d’assiette, davantage d’identité. Moins de vitrine, davantage de lien. L’océan n’est plus seulement un décor comestible. Il devient un voisin, parfois généreux, parfois rude, toujours présent.

On voyage, on rencontre, on découvre… et surtout, on partage.

Cette phrase, trop simple pour paraître stratégique, résume pourtant mieux l’émission que n’importe quel slogan marketing. Dans le Finistère, partager, c’est accepter que le beau ne soit pas toujours commode. Une pointe battue par le vent n’est pas seulement photogénique. Elle raconte une économie, une mémoire, une façon de tenir debout.

La mer d’Iroise comme personnage principal

Impossible de parler de ce numéro sans nommer la mer d’Iroise. Elle n’est pas une simple étendue bleue à gauche de la carte. C’est un monde de courants, de brumes soudaines, de lumières changeantes, d’îles et de passages. Une partie du littoral appartient au parc naturel marin d’Iroise, premier parc marin créé en France. L’émission le met en lumière à travers ses gardiens et ses usagers, c’est-à-dire ceux qui le fréquentent pour y travailler, s’y ressourcer ou le protéger.

Le parc n’est pas un musée flottant. Il est un espace de négociations permanentes entre biodiversité, pêche, navigation et usages contemporains. Montrer ses gardiens, c’est rappeler qu’un paysage n’existe jamais tout seul. Derrière chaque ligne d’écume, il y a des règles, des savoirs, des tensions, des attachements. Le magazine a raison d’insister sur ce point : le Finistère se réinvente sans cesser d’être fidèle à l’océan.

Les téléspectateurs habitués aux reportages lisses risquent d’être déstabilisés, et c’est tant mieux. Ici, la beauté n’efface pas le travail. Un marin n’est pas une silhouette folklorique. Un agriculteur n’est pas un figurant de brochure rurale. Un artisan n’est pas seulement le gardien d’un geste ancien. Chacun raconte comment l’on habite un territoire où le vent n’est jamais une option.

Sur le GR34, le paysage se gagne pas à pas

Une séquence déjà connue a été tournée le 1er juillet 2026 sur le sentier côtier du GR34, entre Porsmilin et Déolen, sur la commune de Locmaria-Plouzané. Le lieu n’est pas choisi au hasard. Ces portions de sentier en balcon sur l’océan condensent ce que l’émission veut montrer : un Finistère de près, presque tactile, où l’on entend le ressac avant de le voir complètement.

Ismaël Khelifa y a rejoint Fanny Peyrard, de Terre d’Écume, qui propose des randonnées bien-être. L’association des deux présences dit beaucoup. D’un côté, l’animateur-voyageur, curieux, mobile, attentif aux récits. De l’autre, une professionnelle du sentier, capable de faire du chemin autre chose qu’une performance sportive. Marcher ici n’est pas seulement se déplacer. C’est accepter d’être exposé : au vent, à la lumière, à la lenteur.

Le GR34, souvent appelé sentier des douaniers, a cette particularité d’être à la fois très connu et toujours capable de surprendre. On peut en avoir vu des photographies sans jamais avoir senti la différence entre deux criques séparées par dix minutes de marche. C’est précisément ce que la caméra d’un magazine de découverte peut restituer quand elle refuse le défilé de cartes postales : le grain du sol, la courbe d’une lande, le vertige discret d’un sentier accroché au vide.

Ce que le sentier montre
falaises, landes, criques, villages de caractère, rythme des marées
Ce que le sentier raconte
travail, mémoire maritime, attachement, réinvention quotidienne

Des habitants plutôt qu’un catalogue de sites

Fidèle à l’ADN du magazine, l’animateur va à la rencontre de Bretonnes et de Bretons très attachés à leur identité, à leurs traditions et à leur patrimoine. La formule pourrait sembler attendue. Elle ne l’est pas, à condition de l’entendre correctement. L’identité n’est pas un costume. C’est une manière de faire avec le réel. Dans le Finistère, ce réel a souvent le goût du sel et la couleur du granit mouillé.

Marins, agriculteurs, artisans, gardiens du patrimoine : le plateau humain de l’épisode évite le tourisme de l’anecdote. On n’est pas là pour collectionner des silhouettes pittoresques. On est là pour comprendre comment l’on habite un bout du monde qui n’est pas une fin, mais un commencement recommencé à chaque marée. Le territoire se réinvente. Il ne se fige pas.

C’est peut-être le point le plus précieux du numéro. Beaucoup d’émissions de voyage oscillent entre émerveillement et checklist. Échappées belles a toujours mieux fonctionné quand elle acceptait la conversation. Une porte qui s’ouvre. Un atelier. Une table. Un quai. Un sentier. Le Finistère s’y prête particulièrement, parce que ses paysages spectaculaires n’ont de sens que s’ils sont habités.

Une saison 21 qui s’ouvre sur l’intime plutôt que sur le lointain

Ce voyage breton marque l’ouverture de la saison 21. Réalisation de Sophie Planque, images de Jéréni Nureni-Banafunzi, production Bo Travail ! avec la participation du service public audiovisuel : l’équipe reste dans une continuité de facture, celle d’un magazine qui privilégie le terrain. Le lointain viendra sans doute plus tard dans la saison. Pour commencer, le programme choisit un ailleurs qui est encore chez nous, et que l’on croit trop vite avoir épuisé.

Le 12 septembre, Jérôme Pitorin lançait déjà une autre lecture du sud, autour d’un Saint-Tropez plus intime que ses clichés de yachts. Le 5 septembre, Sophie Jovillard emmenait le public sur la route des vins d’Alsace. Le 29 août, Ismaël Khelifa était dans le nord de l’Islande. La succession de ces destinations dessine une ligne claire : refuser le lieu commun, même quand le lieu est célèbre.

Le Finistère de ce 19 septembre s’inscrit dans cette logique. Tout le monde pense savoir ce qu’est la Bretagne occidentale. Les phares. Les tempêtes. Les crêperies. Les granits roses plus à l’est, les grandes plages plus au sud, les îles plus au large. L’émission parie qu’il reste un visage moins exposé, plus quotidien, plus rude aussi, et que ce visage mérite une soirée entière.

Ce que « bout du monde » veut encore dire en 2026

Appeler un territoire « bout du monde » peut sembler daté à l’heure des vols low cost et des cartes satellitaires. Pourtant, le Finistère conserve une forme d’éloignement qui n’est pas seulement kilométrique. C’est un éloignement sensoriel. La lumière y tombe autrement. Les distances se mesurent à la météo autant qu’à la route. Une après-midi peut basculer en vingt minutes.

Cette instabilité n’est pas un inconvénient pour un magazine de découverte. Elle est une matière. Elle oblige le récit à rester vivant. Elle empêche le paysage de se figer en image fixe. Quand Ismaël Khelifa « prend le volant », selon la formule désormais familière du programme, il n’entre pas dans un décor stable. Il entre dans un système. Mer, vent, villages, métiers, légendes, patrimoine : tout communique.

Les terres de légendes ne sont pas un accessoire folklorique. Dans l’ouest breton, le récit ancien n’est jamais très loin du réel contemporain. Un toponyme, une chapelle, une pointe, une histoire de naufrage ou de passage peuvent encore organiser la manière dont on regarde un lieu. L’émission a raison de les croiser avec les existences présentes. Le mythe n’efface pas le travail. Il l’accompagne.

Comment regarder l’émission sans consommer le paysage

Une soirée de voyage télévisé peut vite devenir un catalogue d’envies. On note un sentier, un village, une adresse, une lumière. Rien n’interdit ce plaisir. Encore faut-il ne pas réduire le Finistère à une liste de spots. Le numéro insiste sur autre chose : le lien quotidien à l’océan. Autrement dit, ce que le territoire fait aux gens, et ce que les gens font au territoire.

Regarder ce magazine, c’est aussi accepter une éthique minimale du regard. Ne pas transformer chaque falaise en décor privé. Ne pas oublier que le parc marin est un espace partagé. Ne pas confondre authenticité et immobilité. Les habitants filmés ne sont pas les gardiens d’un passé sous cloche. Ils sont les acteurs d’un présent qui se négocie.

C’est pourquoi les rencontres comptent davantage que les panoramas, même si les panoramas seront, à n’en pas douter, splendides. Une côte de 2 200 kilomètres offre assez d’images pour remplir dix numéros. Un seul suffit si l’on entend vraiment ceux qui y vivent. Le magazine l’a compris depuis longtemps. Ce Finistère-là le confirme.

Après les embruns, une autre escale en replay

La soirée ne s’arrête pas au générique breton. Elle se prolongera avec la rediffusion d’Échappées belles : Week-end à Amsterdam, présenté par Jérôme Pitorin. Le contraste est presque trop parfait pour n’être pas voulu : d’un côté les rivages battus de l’Iroise, de l’autre une capitale du nord de l’Europe, ses canaux, sa densité, son autre rapport à l’eau.

L’eau, justement, relie les deux films plus qu’elle ne les oppose. Dans un cas, elle est large, salée, parfois menaçante. Dans l’autre, elle est canalisée, urbaine, négociée. Passer de l’un à l’autre dans la même soirée, c’est se souvenir que voyager n’est pas seulement changer de latitude. C’est changer de contrat avec le monde.

L’inédit sera ensuite disponible gratuitement en replay, ce qui change le statut de l’émission. On peut la regarder comme un rendez-vous du samedi soir. On peut aussi y revenir plus tard, pause après pause, carte à la main, pour reconnaître un bout de GR34 ou un village aperçu trop vite. Le magazine gagne alors une seconde vie, plus lente, plus utile peut-être.

Le Finistère hors écran : ce que le numéro peut éveiller

Même sans quitter son canapé, on ressort rarement indemne d’un bon numéro d’Échappées belles. Le Finistère a cette particularité de laisser des images persistantes : une ligne de crête au-dessus de l’eau, un filet sur un quai, une façade basse contre le ciel, une voix qui raconte le métier comme on raconte une fidélité. Ces images-là ne demandent pas forcément un billet immédiat. Elles demandent de l’attention.

Ceux qui iront ensuite sur place auront intérêt à garder la leçon du film. Marcher tôt. Respecter les sentiers. Laisser aux habitants l’espace du quotidien. Comprendre qu’une pointe n’est pas un parking belvédère. Le tourisme de regard, s’il existe, commence par cette modestie. Le magazine, en privilégiant les histoires humaines, ouvre précisément cette porte.

On peut aussi rester chez soi et laisser le Finistère travailler autrement. Relire une carte. Chercher d’où vient un nom. S’étonner qu’un département français puisse encore donner le sentiment d’un cap. Dans une époque saturée d’images, ce sentiment-là est rare. Il mérite qu’on lui consacre une soirée.

Une émission de découverte qui refuse l’évidence

Depuis près de vingt ans, le programme a survécu aux modes du voyage filmé. Il n’a pas cherché la surenchère permanente du plus loin, du plus extrême, du plus instagrammable. Il a gardé une sorte de politesse du réel. On y parle aux gens. On y marche. On y laisse le temps aux paysages de se révéler autrement que par un drone trop sûr de lui.

Le numéro du 19 septembre 2026 appartient à cette famille. Il aurait pu se contenter d’aligner les plus beaux phares et les plus belles plages. Il choisit plutôt un itinéraire entre côtes spectaculaires, villages de caractère et terres de légendes. Le spectaculaire est là, bien sûr. Mais il n’est pas l’unique destination. L’intime l’accompagne.

C’est sans doute pour cela que l’accroche fonctionne. « À quoi ressemble vraiment ce bout du monde breton vu de l’intérieur ? » La question est simple. Elle est aussi plus difficile qu’il n’y paraît. Vu de l’intérieur, un territoire n’est jamais seulement beau. Il est habité, travaillé, parfois fatigué, souvent fier, toujours plus complexe que sa réputation.

Ce samedi, allumer la télévision comme on ouvre une carte

À 21h05, donc, le magazine pose ses valises au bout du pays. On peut y venir en curieux de programmes. On peut y venir en amoureux de la Bretagne. On peut y venir simplement parce que le samedi soir a besoin d’un ailleurs qui ne crie pas. Dans tous les cas, le contrat est clair : pas de Finistère de vitrine. Un Finistère de rivages, de vent, de métiers et de présences.

Ismaël Khelifa n’arrive pas en conquérant. Il arrive en passant. C’est toute la différence. Un passant regarde autrement. Il pose des questions. Il accepte de ne pas tout comprendre. Il laisse les habitants formuler leur propre version du lieu. Dans un département trop souvent résumé à quelques clichés tenaces, cette écoute a la valeur d’un geste politique discret : rendre au territoire sa densité.

Quand les génériques se succéderont, des embruns bretons aux canaux d’Amsterdam, il restera peut-être une seule impression nette. Celle d’avoir vu un cap, non pas comme une fin, mais comme une ouverture. Le bout de la terre, ce samedi, n’est pas un cul-de-sac. C’est une invitation à regarder plus précisément ce que l’on croyait déjà connaître.

Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.